Une délégation d’Amnesty International, Section Côte d’Ivoire conduite par son directeur exécutif Hervé Delmas Kouakou a été reçue par le CNDH. Il s’agissait pour Amnesty International, Section Côte d’Ivoire de présenter au CNDH des sujets abordés dans le rapport 2022 de l’ONG.
Selon son directeur exécutif, les sujets abordés dans ce rapport sont entre autres la liberté d’expression et de réunion ou de manifestations pacifiques, la réduction croissante de liberté l’expression dans l’espace numérique, les arrestations des personnes dans le cadre de l’exercice d’une liberté d’opinion et les effets néfastes des déguerpissements.
Tout en saluant les actions réalisées par le gouvernement ils se sont également félicité des mesures règlementaires prises par celui-ci en matière de construction au regard des nombreux cas d’effondrement d’immeubles d’habitation. L’ONG international souhaite que le gouvernement améliore davantage son cadre législatif.
Le Secrétaire Général CNDH, monsieur Hassane Diané, a, à son tour passé en revue les actions du CNDH sur les thématiques adressées par le rapport objet de la rencontre. La remise d’une copie physique de l’extrait du rapport a mis fin à l’audience.
A la tête d’une délégation de cinq personnes, le coordonnateur général du Regroupement des acteurs ivoiriens pour les droits humain (RAIDH) a été reçu par la Présidente du Conseil national des droits de l’homme. C’était ce vendredi 24 mars 2023 dans les locaux du CNDH.Au cœur des échanges, le renforcement de la collaboration entre le CNDH et cette ONG pour une meilleure formation en droits de l’homme et des principes démocratiques. La délégation du RAIDH a par ailleurs, souhaité avoir l’appui institutionnel du CNDH afin de mener à bien certaines de ses activités pour l’année 2023.Appréciant à sa juste valeur cette démarche du RAIDH, la présidente du CNDH, madame Namizata Sangaré a encouragé les acteurs du RAIDH tout en leur indiquant qu’elle restait disponible à travailler avec ces derniers dans tous les projets visant à promouvoir et à protéger les droits de l’homme.Pour rappel, lors de son assemblée générale en octobre 2021, le RAIDH est passé de 11 à 17 membres (ONG).
Le jeudi 23 mars 2023, au siège du Conseil national des
Droits de l’Homme (CNDH) sis à Cocody les II plateaux vallon, a eu lieu la
cérémonie de lancement du projet d’appui à la Promotion et protection des
Droits de l’Homme en Côte d’Ivoire. Initié
dans l’objectif d’accompagner le CNDH dans sa mission de promotion et de protection
des Droits de l’Homme, ce projet est le fruit d’un partenariat avec l’Union
européenne (UE), à travers l’Institut danois des Droits de l’Homme (IDDH),
partenaire technique.
D’une durée d’exécution de deux ans, ce projet vient
soutenir les efforts de mise en œuvre des recommandations issues de l’Examen
périodique universel (EPU) après le dernier passage de la Côte d’Ivoire en
2019. De façon plus concrète, le CNDH et l’IDDH, deux « institutions sœurs »
bénéficiant d’une bonne synergie d’actions, travailleront autour de cinq
activités majeures pour la première année. Il s’agit de renforcer la
collaboration entre les acteurs étatiques et les Organisations de la société
civile (OSC) pour la promotion des Droits de l’Homme ; de former les Forces de Défense et de Sécurité
de la Côte d’Ivoire à une meilleure connaissance des Droits de l’Homme ; de
renforcer les capacités des Clubs des Droits de l’Homme des lycées et collèges
afin de permettre aux élèves d’avoir une meilleure connaissance des Droits de
l’Homme ; d’aider les groupes vulnérables à bénéficier d’une meilleure
assistance juridique et judiciaire de la part du CNDH ; d’aider les détenus et
les agents de l’administration pénitentiaire à mieux connaitre les droits des
détenus et de renforcer les capacités techniques du personnel du CNDH.
Prenant la parole, la présidente du CNDH, Mme Namizata
Sangaré a rassuré que le CNDH mettra tout en œuvre pour le succès de ce projet,
et surtout compte œuvrer en vue d’améliorer le respect de la dignité
humaine. Poursuivant, elle a indiqué que le CNDH est convaincu que ce projet
est une opportunité pour améliorer le respect des droits des groupes
vulnérables (femmes ; enfants, personnes en situation de handicap, détenus). « Il permettra, en outre, d’accroitre la
visibilité de l’institution auprès des populations et d’améliorer notre interaction avec les autres acteurs étatiques et la société
civile, notamment à travers les fora des droits de l’homme. Le cadre de
dialogue et de formation avec les Forces de Défense et de Sécurité (FDS)
favorisera une meilleure connaissance des droits de l’Homme par celles-ci. Ce
qui consolidera la confiance avec les populations locales. Il s’agit in fine de contribuer au respect des
droits de l’homme afin que les populations puissent les revendiquer utilement
a-t-elle indiqué.
S’adressant aux partenaires, elle a rassuré que le CNDH tiendra
compte des exigences des partenaires tout au long du projet car il a mis en
place des dispositifs adaptés, notamment pour le succès des activités qui
seront menées sur le terrain.
Je puis vous assurer que leur mise en œuvre prendra en
compte les principes de transparence, de
pérennité, de bonne gouvernance et le souci du bien-être des populations.
Pour sa part, Francesca
Di Mauro, Ambassadrice de l’Union européenne en Côte d’Ivoire a indiqué que cette
initiative s’inscrit dans le socle des valeurs communes partagées par l’UE et
la Côte d’Ivoire. Dans ce cadre, la protection et promotion des droits de
l’Homme, véritable colonne vertébrale de l’action extérieure de notre Union,
s’inspire d’un principe bien simple : ne laisser personne de côté.
« Ce nouvel accompagnement de l’Union européenne en
matière des Droits de l’Homme financé à hauteur de 500 000 euros (soit 328
millions de FCFA), permettra de renforcer les capacités du CNDH, sa présence
sur le terrain à travers ses antennes régionales, et soutiendra la mise en
œuvre des recommandations de l’Examen périodique universel (EPU) de 2019 dans
tout le pays » a –t-elle indiqué.
« Je tiens à souligner que le projet que nous lançons
aujourd’hui est un exemple concret de la nouvelle approche « Team Europe »
puisque le partenaire de mise en œuvre est une institution d’un Etat membre de
l’UE (Institut danois des Droits de l’Homme) homologue du CNDH. Ceci facilitera
le partage de connaissances, le transfert d’expertise et des bonnes pratiques
et des conseils, dans le cadre d’un dialogue constructif de partenariat entre
deux institutions « sœurs » (peer-to-peer) » a-t-elle ajouté.
Mme Mette Thygesen, directrice de la division internationale
de l’Institut Danois des Droits de l’Homme
(IDDH) a indiqué que ce projet vient
soutenir les efforts déjà consentis par les acteurs étatiques et non étatiques
en Côte d’Ivoire en faveur du respect des droits de l’homme. Il offre ainsi à l’IIDH
et au CNDH, une remarquable opportunité d’explorer des synergies d’action et de
partage d’expérience en vue de renforcer le respecte de la dignité humaine et
en particulier celui des groupes vulnérables.
Apres plusieurs années de partenariats gagnant-gagnant, le
Conseil national des droits de l’homme (CNDH) et la fondation Friedrich Neumann
se sont accordés afin de poursuivent leur collaboration dans le cadre de la
promotion des droits de l’homme.
Pour l’année 2023, les deux structures travaillerons
ensemble sur des projets de formations en lien avec l’université des droits de
l’homme du CNDH et d’autres projets en collaborations avec certaines structures
qui ouvrent dans le même sens.
Pour rappel, Le CNDH et Friedrich Neumann ont organisé de concert des sessions
délocalisées de formation sur le droit international et cette fondation est un
grand partenaire de l’université des droits de l’homme du CNDH.
Dans le cadre de sa mission de protection, de promotion et de défense des Droits de l’Homme, le CNDH organise des sessions d’échanges portant sur des thématiques relatifs au Droits de l’Homme dont la session thématique SANTE. Cette session avait pour thème général « les médicaments de la rue » . Deux communications dont l’une portant sur : « La politique du médicament en Côte d’Ivoire : enjeux et défis » et l’autre sur : « les médicaments de la rue : risques, dangers, défis de la lutte ».Au nom de la présidente, le Secrétaire Exécutif du CNDH, BAMBA Sindou a adressé des mots de bienvenue à l’assemblée et a présenté les objectifs de cette rencontre qui n’étaient autre que : l’identification les dangers liés à la consommation des médicaments de la rue et la réflexion sur les actions à mener contre la vente et la consommation des médicaments de la rue. La première communication intitulé « les médicaments de la rue » a été dite par Dr N’GUESSAN Bosson Jean-Marie, Sous-Directeur de l’Inspection et de la Surveillance du Marché, représentant de l’Autorité Ivoirienne de la Régulation Pharmaceutique (AIRP). Ce dernier a mis l’accent sur la présentation de l’AIRP, quelques définitions, le contexte réglementaire du circuit du médicament, les actions de lutte contre les Produits Médicaux de Qualité Inférieur (PMQIF) et des perspectives d’actions. Selon l’intervenant, au terme des dispositions de l’art. 3 de la loi 2015-533 du 20 juillet 2015 relative à l’exercice de la pharmacie, « On entend par médicament toute substance ou préparation administrée à l’homme ou à l’animal en vue d’établir un diagnostic médical, de traiter ou de prévenir une maladie, ou de restaurer, corriger, modifier des fonctions organiques. »Le trafic de faux produits de santé s’étend au-delà de l’expression « faux médicaments » ou « médicaments de la rue ».L’exposant a décrit le circuit officiel d’homologation des produits pharmaceutiques et a indiqué que les conséquences de la consommation de médicaments illicites sont entre autres, les décès, les maladies, les coûts supplémentaires humains et économiques (effets indésirables, infections résistantes, prolongation de la maladie, incapacité de travailler, etc,…), le financement de grandes organisations criminelles et à leurs activités associées (blanchiment d’argent, trafic d’armes, exploitation humaine et proxénétisme, terrorisme), la perte de confiance au système de santé et replie vers des traitements empiriques, traditionnels. La seconde communication a été dite par Dr YAPO Monssan Raoul, Consultant indépendant. Sa communication a porté sur « les médicaments de la rue et leur impact sur la santé (risques, dangers et défis de la lutte) ».Après avoir fait un état des lieux sur le phénomène des médicaments de la rue, il a présenté les dangers des activités illicites sur les personnes et aussi un impact négatif sur le développement économique sociopolitique du pays. Il a mis en relief les facteurs favorisants l’achat de faux médicaments par la population et les mesures prises par l’Etat ivoirien pour mettre fin à ce fléau. En outre, Dr YAPO Monssan Raoul a exposé sur les défis liés à la lutte contre les médicaments de la rue. Relativement à l’état des lieux, Dr YAPO Monssan a indiqué 92% femmes dont 35% illettrées exercent cette activité. Elles n’ont aucune formation médicale et l’activité se déroulent à plus de 50% dans la rue. Les sites connues sont Abidjan (marché Roxy d’Adjamé) et les marchés de toutes les grandes villes et communes. Cette activité s’exerce dans tous les secteurs y compris le transport, les sources d’approvisionnement sont nombreuses et ce secteur comprend un fort taux d’analphabétisme et/ou d’illettrisme. Selon Dr YAPO, la lutte contre les médicaments de la rue se justifie par le fait de risques plus élevés chez la population d’avoir des médicaments vendus périmés avec de mauvaise conservation et la modification des principes actifs. Cette lutte doit prendre en compte l’ignorance des vendeurs et utilisateurs sur la toxicité des médicaments; l’analphabétisme des vendeurs ; la publicité nocive ; les phénomènes de résistance accrue (RAM), l’aggravation des maladies, traitements + longs et couteux, l’augmentation de la morbidité et mortalité.
Le Conseil National des Droits de l’Homme (CNDH) est passé du statut « B » au statut « A » de l’Alliance Mondiale des Institutions Nationales pour la promotion et la protection des Droits de l’Homme (GANHRI) en décembre 2020. Cette accréditation a été délivrée par le Sous-Comité en charge de l’évaluation des INDHs relativement à sa conformité « aux Principes de Paris », normes internationalement admises pour la création et le fonctionnement d’une INDH.
Le Conseil national des droits de l’homme (CNDH) a procédé, ce mardi 21 mars, à la cérémonie d’ouverture de la deuxième édition du programme de Coaching des Femmes pour les élections. C’était au sein de ses locaux en présence de plusieurs autorités notamment la présidente du Mouvement génération capable (MGC), Simone Ehivet Gbagbo, des sénatrices, des maires et d’autres femmes leaders.
La présente édition s’inscrit dans l’objectif du Conseil National des Droits de l’Homme (CNDH) de contribuer à accroître le niveau de représentation des femmes dans les assemblées élues à l’issue des processus électoraux et à encourager les parties et groupements politiques à respecter le quota de 30% selon la loi n°2019-870 du 14 octobre 2019 a indiqué la présidente du CNDH, Mme Namizata Sangaré.
A cet effet, de janvier à février 2023, le CNDH a lancé un appel à candidature sur les réseaux sociaux et les médias. 141 femmes désirant être candidates à des élections ou membres de staff de candidat(s) ont ainsi candidaté pour participer à ce programme.
Ce riche programme de coaching comporte une formation générale qui démarre le 29 mars et tiendra jusqu’en mai et un coaching spécifique à leur intention pour chaque orientation électorale prévue du 31 mai au 26 juillet 2023.
Les candidates seront instruites sur des modules portant, entre autres, sur la participation des femmes à la Vie Publique et Politique ; le système Électoral Ivoirien ; l’organisation d’une Campagne Électorale ; la prise de parole en public ; le Rôle des maires et conseillers régionaux ; les violences faites aux femmes en période électorale ; la gestion de la communication politique ; la prise de parole en public ; la gestion des sphères professionnelle et personnelle et le leadership, pour ne citer que ceux-ci.
Prenant la parole, Mme Simone Ehivet Gbagbo est intervenu sur la place et le rôle de la femme dans l’espace politique, de la société traditionnelle à la société moderne et a révélé quelques qualités essentielles pour être ou devenir une femme politique de conviction. « Je dirai aux femmes que la clé pour réussir une carrière politique, c’est d’avoir des convictions fortes et une vision claire de leur projet. Cette vision doit être fondée sur les valeurs qu’elles devront être prêtes à défendre en tout temps et en toute circonstance si elles veulent aller jusqu’au bout de leurs rêves, ceux d’être à l’endroit où se prennent les décisions qui engagent la vie et l’avenir de nos communautés et de nos sociétés » a-t-elle encouragé.
Bien avant elle Agnès Kraidy a fait un exposé sur la communication politique afin de donner des rudiments de communication aux participants.
Depuis 1945, la communauté internationale a progressivement
développé et précisé les règles du droit international des droits de l’homme,
dont les textes fondateurs sont la Charte des Nations Unies (1945) et la Déclaration
universelle des droits de l’homme (1948). Aujourd’hui, les principaux droits de
l’homme sont définis dans la Déclaration ainsi que dans neuf instruments
internationaux relatifs aux droits de l’homme et neuf protocoles facultatifs.
À l’instar de tous les autres instruments internationaux
relatifs aux droits de l’homme, la Convention relative à la protection des
droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille qui a
été adopté le 18 décembre 1990 par les Nations Unies fixe des normes dont les
différents États doivent s’inspirer pour adopter des mesures favorables aux
droits des personnes migrantes.
La Côte d’Ivoire, qui
est partie à la grande majorité des
instruments juridiques relatifs aux droits de l’homme, a réaffirmé dans le
préambule de sa Constitution sa détermination à promouvoir, protéger et
garantir les droits de l’homme, les libertés publiques, la dignité de la
personne humaine, la justice et la bonne gouvernance.
Toutefois, il reste qu’à ce jour, l’Etat de Côte d’Ivoire,
n’a pas encore adhéré à ce texte. Et ce,
malgré son fort taux de population migrante, estimé à 6 435 835 de personnes non ivoiriennes sur 28
millions d’habitants selon le
recensement général de la population et de l’habitat de 2021.
Au regard de sa loi habilitante, le Conseil National des
droits de l’Homme, a pour mission d’encourager l’Etat de Côte d’Ivoire à la
ratification des instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme ou à
l’adhésion à ces textes.
Le mécanisme migration mis en place par le Conseil qui a
entre autres pour objectif d’aboutir à l’adhésion de la Côte d’Ivoire à ladite
convention et qui rassemble des acteurs clés de la protection des droits de
l’Homme en général et des droits des personnes migrantes de manière spécifique
constitue un tremplin pour mener un plaidoyer afin d’influencer les
décideurs en la matière.
C’est dans ce cadre que ce jeudi 23 février, le CNDH a
échangé avec les ONG qui travaillent pour la protection des droits des migrants
autour du thème « La convention internationale sur la protection des
droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille »
animé par Sylvie Kouamé, responsable du projet PROMIS à HCDH/ONUDC. Il s’agissait
pour elle d’expliquer les dispositions de la convention et son apport dans la
protection des droits des personnes migrantes aux participants, de sensibiliser
l’assistance sur l’intérêt pour la Côte d’Ivoire de l’adhésion à ce texte et
enfin d’élaborer un plan de travail à mettre en œuvre dans le cadre du
plaidoyer.
Dans le cadre des rencontres thématiques, le CNDH a organisé la 8ème rencontre thématique Mécanisme CNDH- Organisations de jeunesse. Cette activité a enregistré la participation d’organisations de jeunesse et deux communications dont celle de Monsieur Konangui François, Chef de département chargé de la Coopération et des Relations avec les organisations de la société civile au CNDH et celle de Monsieur GNAMAN Yannick, représentant Ministère de la Promotion de la Jeunesse, de l’insertion Professionnelle et du Service Civique .Monsieur Yannick GNAMAN, représentant du ministère de la Promotion de la Jeunesse, de l’Insertion Professionnelle et du Service Civique, a invité les jeunes à plus s’informer sur les opportunités disponibles et d’éviter de se laisser distraire par les paroles sans fondement. Il a ajouté que la politique du Président est que tous les jeunes soient pris en compte qu’ils soient diplômés ou pas.Ainsi, des possibilités de formation diversifiées sont organisées par le Ministère en partenariat avec plusieurs structures nationales et internationales pour créer de nombreuses opportunités.Les échanges entre participants et communicateurs ont permis de répondre aux attentes des jeunes. Des recommandations ont été formulées au cours des échanges.
Conformément à son mandat de promotion, de protection des droits de l’Homme, le CNDH a procédé au cours de l’année 2020, au renforcement de sa collaboration avec les organisations de défense des droits des victimes et ayants droits de victimes, par la mise en place d’une plateforme d’échanges et d’interaction. Plusieurs rencontres ont été conduites au cours desquelles ont été abordées les questions en lien avec la situation des victimes et ayants droit de victimes des crises en Côte d’Ivoire. Ce mercredi 22 février 2023, s’est tenu la première rencontre de cette plateforme d’échange pour l’année en cours. Cette première rencontre visait à ressortir les difficultés que rencontrent les victimes dans le processus d’indemnisation, a indiqué la vice-présidente, Dr Marie Paule Kodjo. « Il est important pour nous, acteurs des droits de l’homme d’adresser la question de l’indemnisation des victimes et ayants droits de victimes afin que leurs droits soient respectés » a-t-elle indiqué. Selon le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, l’indemnisation devrait être accordée pour tout préjudice qui se prête à une évaluation économique, toute perte de revenus, de biens, d’opportunités économiques, ou tout dommage moral. Face à la souffrance des victimes et de leurs ayants droits, l’indemnisation est hautement salutaire car elle contribue à leur apporter un soulagement et à leur faciliter leur intégration dans la société, dans la dignité.
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