Cérémonie de remise des attestations du programme de formation et de coaching pour la participation politique des femmes

Cérémonie de remise des attestations du programme de formation et de coaching pour la participation politique des femmes

Le Conseil National des Droits de l’Homme (CNDH) a organisé ce jour, à l’amphithéâtre Diarrassouba, une cérémonie solennelle de remise des attestations aux femmes participantes du programme de formation et de coaching visant à renforcer leur participation politique.

Malgré les progrès réalisés ces dernières années, la représentation des femmes dans les instances électives en Côte d’Ivoire demeure insuffisante. Obstacles socioculturels, économiques et structurels freinent encore leur accès aux postes de décision. Conscient de cette réalité, le CNDH a lancé la troisième édition de son programme de formation, destiné à doter les femmes de compétences en leadership, stratégies politiques, communication électorale, et autres outils indispensables à leur engagement.

Lors de cette cérémonie, 150 femmes parmi les inscrites ont reçu leur diplôme, témoignant de leur engagement et de leur volonté de s’impliquer activement en politique. Parmi elles, 40 se sont déjà portées candidates aux élections législatives prévues pour le 27 décembre 2025, tandis que d’autres intègrent les staffs des candidats.

Les échanges ont été enrichis par les interventions de figures féminines de renom, notamment des députées africaines et ivoiriennes, qui ont partagé leurs parcours et stratégies pour conquérir l’espace politique. Ces témoignages ont permis d’insuffler un esprit de camaraderie, de détermination et d’ambition chez les participantes.

L’événement a été l’occasion pour la Présidente du CNDH, Madame Namizata SANGARE, d’adresser un vibrant message d’encouragement. Elle a souligné que ce programme, combinant formation, coaching et accompagnement, vise à briser les barrières socioculturelles et à contribuer à l’émergence d’un réseau de femmes actrices du changement, solidaires et prêtes à occuper pleinement leur place dans la vie publique.

Elle a également exprimé sa gratitude envers Son Excellence Madame la Présidente du Sénat, Kandia Camara, représentée par la vice-présidente du Sénat Makani DIABY, pour son soutien constant, ainsi qu’à toutes les personnalités impliquées dans la réussite de cette initiative.

L’objectif premier de cette démarche est de contribuer à la réalisation d’un quota d’au moins 30 % de femmes dans les assemblées élues. En ce sens, la formation a permis aux femmes de renforcer leur leadership, leur connaissance du cadre juridique, leur capacité de mobilisation communautaire et leur gestion de campagne.

Pour la Présidente du CNDH, le succès de ce programme constitue une étape essentielle dans la consolidation d’une démocratie véritablement inclusive, où toutes et tous ont leur place. Elle a conclu en invitant les femmes à poursuivre leur engagement avec détermination, solidarité et confiance en leur potentiel.

 

Coopération ivoïro-turque : l’Ambassade de Turquie dote le CNDH de dix ordinateurs pour renforcer la protection des droits de l’Homme

Coopération ivoïro-turque : l’Ambassade de Turquie dote le CNDH de dix ordinateurs pour renforcer la protection des droits de l’Homme

Le Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) a reçu, lors d’une cérémonie officielle, un important appui matériel de l’Ambassade de la République de Türkiye en Côte d’Ivoire : dix ordinateurs destinés à renforcer ses capacités techniques et opérationnelles.

Prenant la parole au nom des conseillers aux droits de l’Homme, du Secrétaire général et de l’ensemble du personnel, la Présidente du CNDH a exprimé sa « profonde gratitude » à l’Ambassade de Türkiye, saluant un geste qui dépasse, selon elle, « un simple appui matériel ».

« Votre geste est le reflet de la qualité remarquable de la collaboration qui s’est construite, au fil du temps, entre votre représentation diplomatique et notre institution », a-t-elle souligné à l’adresse de l’Ambassadeur de Türkiye.

Le CNDH a rappelé que l’Ambassade de Türkiye a toujours fait preuve d’« oreille attentive », de « disponibilité constante » et d’une réelle volonté de contribuer au renforcement de la protection et de la promotion des droits de l’Homme en Côte d’Ivoire.

Dans un contexte où le travail en matière de droits de l’Homme s’appuie de plus en plus sur des outils numériques modernes, fiables et sécurisés, cette donation est présentée comme un appui direct à la performance du CNDH. Elle devrait permettre une amélioration de la qualité des services rendus aux populations.

La Présidente du CNDH a également saisi l’occasion pour saluer le rôle du corps diplomatique dans la promotion et la protection des droits de l’Homme : « Par leurs actions, leurs accompagnements techniques et leur plaidoyer, les représentations diplomatiques contribuent à renforcer l’écosystème national des droits de l’Homme. Elles créent des ponts, favorisent la coopération internationale et permettent aux institutions nationales des droits de l’Homme comme la nôtre de s’arrimer aux standards universels. »

L’engagement constant de l’Ambassade de Türkiye aux côtés du CNDH illustre, selon elle, une conviction partagée : « Les droits de l’Homme ne connaissent pas de frontières et exigent une solidarité active de tous les partenaires de bonne volonté. »

Au nom de l’institution, elle a adressé ses remerciements appuyés à l’Ambassadeur, concluant par un « çok teşekkürler » – « merci beaucoup » en turc – avant de formuler le vœu que cette coopération « déjà fructueuse » se poursuive et se renforce, « au bénéfice de la construction d’une société toujours plus juste, inclusive et respectueuse des droits de l’Homme ».

Quinzaine des Droits de l’Homme 2025: Des consultations foraines pour rapprocher les droits de l’homme des populations de Goulia

Quinzaine des Droits de l’Homme 2025: Des consultations foraines pour rapprocher les droits de l’homme des populations de Goulia

Dans le cadre de la Quinzaine des droits de l’homme, organisée chaque année du 1er au 15 décembre, la Commission régionale des droits de l’homme du Folon (CRDH-Folon), démembrement du Conseil national des droits de l’homme (CNDH), a tenu le mardi 2 décembre 2025 une journée de consultations foraines à Goulia, chef-lieu de la Sous-préfecture éponyme.

Cette activité s’inscrit dans la dynamique nationale impulsée par la Commission centrale du CNDH, qui a invité l’ensemble de ses commissions régionales à aller au contact des populations. L’objectif affiché : rapprocher l’institution des citoyens, mieux faire connaître ses missions et offrir un cadre d’écoute et de recours en matière de droits de l’homme.

Pour préparer cette journée, le président de la CRDH-Folon a adressé un courrier d’information et d’invitation au Sous-préfet de Goulia, sollicitant son implication dans la mobilisation des populations. Tous les Agents de santé communautaire (ASC) ont également été mis à contribution, via leur président, afin de relayer l’information dans les villages et quartiers.

La veille de l’activité, une équipe d’ASC a été dépêchée sur le terrain pour s’assurer que les leaders communautaires, les guides religieux, les groupes de jeunes, les associations de femmes, les chefs kabla et les autorités locales avaient bien reçu leurs invitations.

Le jour J, l’équipe de la CRDH-Folon, conduite par son président, a quitté sa base à 5 h 30 pour rallier Goulia, où elle est arrivée à 8 h 15. Le Sous-préfet, empêché au dernier moment, s’est fait représenter par son adjoint administratif, M. Igbo Sébastien. Le représentant du chef du village et celui du maire de la commune de Goulia ont également pris part à la rencontre.

Cette mobilisation a cependant été contrariée par un événement malheureux : le décès, la veille, du chef du village et chef de canton de la zone de Goulia, dont la dépouille se trouvait encore à Abidjan. Ce deuil a naturellement pesé sur la participation de certaines couches de la population.

Les consultations foraines se sont déroulées en une phase unique, de 9 h à 13 h 30, dans la salle de réunion de la Sous-préfecture de Goulia. L’activité a été animée par le président de la CRDH-Folon, qui a d’abord présenté l’institution, ses missions et les modalités de sa saisine, avant de donner la parole aux participants.

Au total, 52 personnes ont été reçues : 41 hommes et 11 femmes. Aucune personne en situation de handicap ne s’est présentée, mais la présence de nombreux hommes et femmes d’un certain âge a été relevée par les organisateurs, signe de l’intérêt porté aux questions abordées.

À l’issue des échanges et des entretiens individuels, neuf requêtes formelles ont été enregistrées par la CRDH-Folon. La majorité de ces requêtes concernent des conflits entre éleveurs et agriculteurs, ainsi que des problèmes fonciers, deux sources récurrentes de tensions dans la région. Des préoccupations liées aux violences basées sur le genre (VBG) ont également été évoquées.

Les stands des organisations de défense des droits de l’homme (ODH) présentes ont permis aux participants de s’orienter, de poser des questions spécifiques et, pour certains, de s’engager dans des démarches de plainte ou de médiation.

Selon la CRDH-Folon, l’organisation pratique de la journée n’a pas rencontré de grandes difficultés. L’institution salue notamment la mise à disposition rapide des moyens nécessaires à la tenue de l’activité.

Cependant, le président de la commission régionale souligne que, pour renforcer l’impact de ce type d’initiatives, des moyens financiers supplémentaires sont indispensables. Ils permettraient de couvrir des zones plus reculées, encore peu touchées par les campagnes de sensibilisation sur les droits de l’homme, et d’assurer un suivi plus régulier des cas recensés.

Au terme de cette édition 2025 des consultations foraines dans le Folon, la CRDH formule plusieurs recommandations :

  • maintenir et systématiser la délocalisation des consultations vers des zones peu couvertes par les activités habituelles de sensibilisation, afin de toucher les populations les plus éloignées des services publics ;
  • renforcer l’appui financier alloué à ces opérations, pour permettre à la CRDH-Folon d’atteindre pleinement ses objectifs en matière de promotion et de protection des droits de l’homme.

Pour la CRDH-Folon, cette journée de consultations foraines a permis d’accroître de manière significative la visibilité du CNDH et de ses démembrements dans cette partie de la région du Folon. Le fait de laisser à la commission régionale le soin de choisir le type d’activité à mener dans le cadre de la Quinzaine des droits de l’homme est jugé particulièrement pertinent par les organisateurs, qui y voient une meilleure adaptation aux réalités locales.

En donnant la parole aux populations de Goulia et en recueillant leurs préoccupations, le CNDH poursuit ainsi sa mission : faire des droits de l’homme une réalité quotidienne, au plus près des citoyens.

Bouaké : forte mobilisation pour la 38e Journée mondiale de lutte contre le sida

Bouaké : forte mobilisation pour la 38e Journée mondiale de lutte contre le sida

Dans le cadre de la « Quinzaine des Droits de l’Homme », organisée chaque année du 1er au 15 décembre par le Conseil National des Droits de l’Homme (CNDH), la Commission Régionale des Droits de l’Homme (CRDH) de Gbêkê a célébré, le samedi 29 novembre 2025 à Bouaké, la 38e Journée mondiale de lutte contre le sida.

Placée sous le thème national « Droits de l’Homme, Démocratie et Cohésion Sociale en Côte d’Ivoire », cette édition 2025 a été mise en œuvre en étroite collaboration avec l’ONUSIDA, le Centre Solidarité Action Sociale (Centre SAS) et l’association Nouvelle Voix des Adolescents et Jeunes Vivant avec le VIH (NOVA+). Le thème mondial retenu cette année est : « Surmonter les perturbations, transformer la riposte au SIDA ».

La journée a débuté par une grande procession dans les rues de Bouaké, réunissant plus de 400 personnes vêtues de t-shirts conçus pour l’occasion. Y ont pris part des représentants d’organisations de la société civile, des élèves de lycées et collèges, des étudiants, des professionnels des médias et de la santé, des membres de clubs de droits de l’Homme ainsi qu’une délégation de l’ONUSIDA.

Cette marche symbolique de sensibilisation a été marquée par des animations musicales, des messages de prévention et de lutte contre la stigmatisation, portés sur des banderoles et pancartes, invitant la population à se faire dépister et à respecter les droits des personnes vivant avec le VIH.

Au terme de la procession, les participants se sont retrouvés au Centre culturel Jacques Aka de Bouaké pour un panel qui a mobilisé 480 personnes, dont 311 femmes et 169 hommes. Cette forte participation illustre l’engagement des acteurs locaux et de la population de Bouaké dans la lutte contre le VIH/sida, ainsi que dans la défense des droits fondamentaux des personnes affectées par la pandémie.

L’activité avait pour objectif de renforcer la solidarité envers les personnes vivant avec le VIH, de promouvoir le droit à la santé, et de sensibiliser sur l’importance de la prévention, du dépistage, de la qualité des services de prise en charge et du respect des droits humains, sans discrimination.

La commémoration a bénéficié d’une large couverture médiatique assurée par plusieurs organes de presse nationaux, contribuant à amplifier les messages de prévention et de promotion des droits de l’Homme au cœur de la riposte au sida.

Coopération : Sem Irchad Razaaly en visite de travail au CNDH

Coopération : Sem Irchad Razaaly en visite de travail au CNDH

En mission diplomatique en Côte d’Ivoire en qualité d’Ambassadeur de l’Union européenne depuis septembre 2025, Sem Irchad Razaaly, a effectué une visite de travail au Conseil National des Droits de l’Homme (CNDH), le mardi 02 décembre 2025. Cette visite, selon le diplomate européen, avait un double sens. A savoir une prise de contact avec les autorités du CNDH, mais aussi leur réitérer sa confiance et sa reconnaissance pour la qualité de la collaboration qui caractérise leur relation.  « Je suis satisfait de la collaboration avec le CNDH qui s’inscrit dans la dynamique de la confiance que nous avons avec les institutions nationales et les acteurs nationaux.  Je voudrais particulièrement saluer le CNDH pour notre collaboration à l’occasion des récentes élections présidentielles à travers le déploiement des observateurs de l’Union Européenne ». Il a par ailleurs soulevé certaines préoccupations en lien avec l’actualité des droits de l’Homme en Côte d’Ivoire.  A ce propos,   Madame la présidente et son équipe ont trouvé des mots justes pour rassurer le patron de l’Union Européenne en Côte d’Ivoire sur la situation des droits de l’Homme dans le pays.  Il faut noter que c’est par une présentation de l’Institution qu’elle préside, que la présidente du CNDH, Madame Namizata Sangaré a commencé à entretenir son hôte du jour. Ainsi partie du contexte de la création de l’Institution des Droits de l’Homme ivoirienne, Madame la présidente, a fait une présentation générale du CNDH, à savoir son mandat, ses organes, son fonctionnement et ses activités réalisées sur la période 2019-2025.

Promotion des Droits de l’homme au CNDH : Plus 400 auditeurs reçoivent leurs parchemins de réussite

Promotion des Droits de l’homme au CNDH : Plus 400 auditeurs reçoivent leurs parchemins de réussite

Plus 400 auditeurs reçoivent leurs parchemins de réussite

La salle des fêtes de l’École Nationale de Police d’Abidjan a accueilli, ce vendredi 28 novembre 2025, la cérémonie solennelle de remise de parchemins aux apprenants de deux filières phares : le Droit international des Droits de l’Homme (16ᵉ promotion) et le Droit de la Femme (5ᵉ promotion). L’événement a réuni de nombreuses personnalités, parmi lesquelles l’invité spécial de la cérémonie, Nanan Amon Tanoé Paul Désiré, Président de la Chambre des Rois et Chefs Traditionnels de Côte d’Ivoire. Dans son allocution, la Présidente du Conseil National des Droits de l’Homme a souhaité la bienvenue aux participants et a rappelé le rôle essentiel de l’Université des Droits de l’Homme (UDDH). Elle a souligné que cette institution constitue aujourd’hui un cadre de formation de référence, en Côte d’Ivoire comme à l’international, en renforçant les compétences de milliers d’acteurs publics, privés et issus de la société civile dans les domaines de la promotion, de la protection et de la défense des droits humains. Grâce à des programmes rigoureux et très sollicités, l’UDDH contribue à bâtir un réseau solide de professionnels engagés en faveur d’une société plus juste, respectueuse de la dignité humaine et des droits des femmes.

‎Invité spécial de cette cérémonie, Nanan Amon Tanoé, a encouragé la promotion sortante à s’investir pleinement dans la réalisation effective des droits de l’Homme. Il a également rappelé que ces droits de l’homme demeurent complémentaires aux lois et à nos cultures, et aux valeurs traditionnelles ivoiriennes.

 

Namizata Sangaré au Symposium international de Rabat sur le sport et les droits de l’Homme :

Namizata Sangaré au Symposium international de Rabat sur le sport et les droits de l’Homme :

« Le sport est un espace d’expression pour  l’égalité des chances et d’inclusion sociale »

Madame la Présidente du CNDH, Namizata Sangaré, a participé au Symposium international sur le sport et les droits de l’Homme, qui s’est tenu le 25 novembre 2025 à Rabat, au Maroc, à l’invitation de son homologue marocaine, Amina Bouayach.

Cet événement a réuni des représentants des gouvernements, des parlements, du pouvoir judiciaire, des INDH, des agences des Nations Unies, des organisations régionales, des organisations non gouvernementales, des experts et des professionnels du sport afin d’explorer le rôle essentiel du sport dans la promotion des droits de l’Homme, de l’égalité, de l’inclusion sociale et du développement durable.

Au cours de cette rencontre, Madame Namizata sangaré, modératrice de la séance introductive portant sur les « bonnes pratiques en matière des droits de l’homme et sport », a affirmé avec force arguments que, «  le sport a le potentiel de servir de levier de cohésion sociale, surtout dans un monde marqué par des tensions géopolitiques et des crises multiples.» Rappelant à juste titre l’importance d’une INDH dans la promotion et la protection  des Droits de l’Homme elle a assuré que le sport «offre un espace d’expression pour l’égalité des chances et peut devenir un vecteur de transformation sociale » Elle a  souhaité une approche participative afin de faire du respect des droits de l’Homme dans le milieu du sport une réalité.

Remise du Rapport annuel 2024 du CNDH : La Côte d’Ivoire conforte ses acquis en matière de droits de l’Homme

Remise du Rapport annuel 2024 du CNDH : La Côte d’Ivoire conforte ses acquis en matière de droits de l’Homme

Le Conseil National des Droits de l’Homme (CNDH) a procédé, ce jeudi 13 novembre 2025, à la remise officielle de son rapport annuel 2024 sur l’état des droits de l’Homme en Côte d’Ivoire à son Excellence Monsieur le Président de la République, représenté par SEM le Vice-Président de la République, au cours d’une cérémonie solennelle tenue à Abidjan.

Cette présentation, qui s’inscrit dans le cadre des dispositions de l’article 3 de la loi n°2018-900 du 30 novembre 2018 instituant le CNDH, marque la volonté constante de l’institution de rendre compte, chaque année, de la situation des droits humains dans le pays, conformément à son mandat de promotion et de protection.

Dans son adresse, Madame la Présidente du CNDH a d’abord exprimé sa gratitude au Chef de l’État pour sa réélection à la magistrature suprême, saluant « un nouveau pacte de confiance fondé sur la paix, la gouvernance inclusive, la justice sociale et le respect des droits humains ».

Elle a réaffirmé la pleine disponibilité du CNDH à accompagner l’action du Gouvernement dans la mise en œuvre des politiques publiques garantissant la dignité et la protection de chaque citoyen.

La Présidente a, par ailleurs, souligné la reconnaissance internationale croissante de la Côte d’Ivoire en matière de droits de l’Homme :

« Grâce à la vision du Président de la République, notre pays siège désormais au Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies, et le CNDH vient d’être proposé à la ré-accréditation au Statut A de l’Alliance mondiale des Institutions Nationales des Droits de l’Homme », a-t-elle déclaré.

Le rapport annuel 2024 du CNDH, a précisé la Présidente, s’articule autour de trois grandes parties :

  • Les progrès enregistrés dans la réalisation des droits humains ;
  • Les défis persistants à relever ;
  • Les activités de promotion et de protection menées par le Conseil.

L’année 2024 a été marquée par plusieurs avancées majeures en matière de droits civils, politiques, économiques et sociaux :

  • Abolition définitive de la peine de mort par la ratification du deuxième protocole facultatif au Pacte international relatif aux droits civils et politiques (3 mai 2024) ;
  • Renforcement de la lutte contre les disparitions forcées, à travers l’adoption de la Convention internationale y afférente (6 juin 2024) ;
  • Amélioration de l’accès à la justice, grâce à la création de nouveaux tribunaux rapprochant la justice des citoyens (18 septembre 2024) ;
  • Adoption d’une stratégie nationale de lutte contre la corruption (2024–2028) et amélioration de l’indice de perception de la corruption ;
  • Extension de la Couverture Maladie Universelle (CMU) à plus de 16 millions de bénéficiaires ;
  • Progrès significatifs dans la lutte contre le travail des enfants, avec une baisse de près de 20 % dans les plantations de cacao ;
  • Renforcement de la protection des personnes privées de liberté et modernisation des infrastructures pénitentiaires ;
  • Meilleure inclusion des femmes et des personnes en situation de handicap dans la fonction publique et le secteur privé.

Malgré ces avancées, le CNDH relève entre autres les défis suivants :

  • Faiblesses dans la lutte contre la corruption et l’accès limité à la plateforme SIGNALIS en zones rurales ;
  • Cadre juridique perfectible sur la liberté d’association ;
  • Insuffisance des équipements pour la digitalisation de l’état civil ;
  • Détentions prolongées et conditions de détention encore précaires dans certaines maisons d’arrêt ;
  • Manque de ressources dans la prise en charge des victimes de violences basées sur le genre (VBG) ;
  • Inégalités persistantes dans l’accès à la santé et à l’éducation, notamment dans les zones défavorisées ;
  • Besoin de renforcement de la protection des migrants et de la prise en charge des enfants incarcérés.

Dans un contexte électoral marqué par la présidentielle du 25 octobre 2025, le CNDH a réaffirmé son rôle de vigie démocratique à travers le déploiement de 2 350 observateurs couvrant 79 % des lieux et bureaux de vote.

L’institution a également mené des campagnes de sensibilisation dans 112 localités pour promouvoir la participation citoyenne et prévenir les tensions.

« L’obligation des institutions nationales des droits de l’homme dans les processus électoraux n’est pas seulement juridique, elle est aussi morale et politique », a rappelé la Présidente.

En 2024, le CNDH a enregistré 3 163 plaintes, dont 97 % ont été traitées, témoignant de l’efficacité et de la proximité de l’institution avec les populations.

L’Université des Droits de l’Homme a permis de former 713 auditeurs, tandis que les programmes de sensibilisation, la Quinzaine des Droits de l’Homme et le Prix National des Droits de l’Homme ont contribué à diffuser la culture des droits et de la paix.

  • Pour les années à venir, le CNDH entend :
  • Consolider ses acquis à travers l’amélioration de son cadre législatif et réglementaire ;
  • Renforcer ses capacités institutionnelles et techniques ;
  • Construire un Centre international des droits de l’Homme et de la démocratie, afin de faire de la Côte d’Ivoire un pôle régional d’expertise en matière de formation et de gouvernance démocratique.

En conclusion, la Présidente du CNDH a réaffirmé l’engagement de l’institution à « poursuivre, avec détermination, sa mission de veille, de prévention et de promotion des droits humains », tout en saluant « la vision humaniste et inclusive du Chef de l’État, fondée sur la dignité, la paix et la cohésion nationale ».

 

 

 

Droits civils et politiques : Le CNDH sensibilise sur la corruption électorale à la veille des législatives

Droits civils et politiques : Le CNDH sensibilise sur la corruption électorale à la veille des législatives

Dans le cadre de ses rencontres périodiques dénommé ‘’Mécanisme (CNDH-Acteurs de lutte contre la corruption), le Conseil national des droits de l’homme (CNDH) a réuni ses partenaires de la lutte contre la corruption le jeudi 6 novembre 2025, à son siège à Abidjan, pour évoquer les effets destructeurs de la corruption sur la démocratie et les droits électoraux, en appelant à une mobilisation collective pour garantir la transparence du scrutin législatif du 27 décembre 2025. Cette rencontre, placée sous le thème « L’impact de la corruption dans le processus électoral », a permis de mettre en lumière le lien étroit entre intégrité du vote, respect des droits de l’homme et stabilité politique en Côte d’Ivoire. S’exprimant lors de la première réunion du mécanisme multi-acteurs « Droits de l’Homme et corruption », le chef de cabinet de la présidente du CNDH, René Okou Légré, a souligné que la corruption électorale constitue à la fois une infraction administrative et une violation directe des droits de l’homme, car elle empêche l’exercice libre du droit de vote. Il a rappelé à cet effet les dispositions de l’article 25 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques qui garantissent ce droit fondamental. À moins de deux mois des élections législatives, M. Okou a relevé les actes nocifs de la corruption ainsi que ses conséquences sur les élections. « L’achat des consciences et des voix, l’intimidation des électeurs ou la manipulation des résultats sapent la confiance du peuple dans ses dirigeants et compromettent la légitimité des institutions », a-t-il déclaré, avant d’appeler à des élections justes et crédibles. Pour le représentant de la société civile, Victor Nakan Touré, la corruption électorale s’est installée « comme une pratique culturelle ». Il a plaidé pour un sursaut collectif et une éducation civique renforcée afin de « préserver la légitimité des élus et prévenir les tensions post-électorales ». Les participants ont convenu de la nécessité d’une mobilisation concertée entre institutions, partis politiques et citoyens pour éradiquer les pratiques corruptrices et consolider la démocratie.

DROITS CIVILS ET POLITIQUES : LE CNDH IMPLIQUE LES JEUNES ET LES FEMMES DANS LA LUTTE CONTRE LA CORRUPTION ELECTORALE

DROITS CIVILS ET POLITIQUES : LE CNDH IMPLIQUE LES JEUNES ET LES FEMMES DANS LA LUTTE CONTRE LA CORRUPTION ELECTORALE

Le  Conseil national des droits de l’homme (CNDH), a organisé une rencontre avec les jeunes le mercredi 5 novembre 2025 à son  siège du CNDH, à Abidjan Cocody, dans le cadre du projet d’appui au processus électoral pour des élections apaisées en Côte d’Ivoire, avec l’appui d’organisation internationale de la Francophonie (OIF).

Yapi Yapo Adom Léonce, directeur des programmes et études thématiques a lancé un appel à l’endroit de la jeunesse pour un changement de comportement citoyen pour lutter contre la corruption électorale, lors d’une rencontre marquée par la présence de leaders d’associations de jeunesse et de femmes. Au nom de la présidente du CNDH, Namizata Sangaré, il a souligné que la corruption électorale constitue non seulement une infraction administrative, mais elle est également une grave violation des droits de l’homme. « En empêchant les citoyens d’exercer librement leur droit de vote, elle compromet la légitimité des institutions et affaiblit la confiance du peuple envers ses dirigeants » a indiqué M. Yapi. Alors que les élections législatives sont prévues pour le 27 décembre, M. Léonce a appelé à une mobilisation collective autour de l’importance d’un processus électoral transparent et équitable. Il a décrit les diverses formes de corruption, notamment l’achat de voix, la manipulation des résultats et le financement illicite des campagnes, qui sapent les fondements mêmes de la démocratie.

M. Yapi a exhorté les jeunes Ivoiriens à jouer un rôle actif dans la défense de la démocratie, en participant aux débats publics et en votant en connaissance de cause. « Votre engagement est essentiel pour bâtir une société fondée sur l’intégrité et le respect des droits de l’homme », a-t-il déclaré. Pour lui, l’éducation civique est un puissant outil contre la corruption, permettant aux citoyens de reconnaître et de dénoncer les abus. Les institutions électorales, a-t-il ajouté, doivent être indépendantes et dotées de mécanismes de contrôle rigoureux pour garantir la transparence des scrutins.

Pour sa part le conférencier, Touré Nestor Naclan, a encouragé chacun des participants à dénoncer les pratiques frauduleuses et à exiger des élections libres et transparentes. « La démocratie se construit chaque jour par l’action collective et la défense des principes fondamentaux », a-t-il affirmé.  « Pour garantir des élections libres, transparentes et inclusives, il est important d’éradiquer la corruption », a commenté Touré Victor de la société civile.