Election des députés 2021 /Le CNDH déploie plus 400 observateurs dans tout le pays

Election des députés 2021 /Le CNDH déploie plus 400 observateurs dans tout le pays

 

En prélude aux  élections des députés à l’Assemblée nationale  (EDAN 2021), le Conseil National des Droits de l’Homme (CNDH) a organisé une conférence de presse le jeudi 4 mars 2021, pour présenter  sa mission d’observation des droits de l’homme à ces élections.  Au total ce sont 400 observateurs nationaux dans 2000 lieux de vote qui seront déployés à travers tout le pays,  le jour du vote, soit un  taux de couverture d’environ 20% de lieux de vote.  « Cette  couverture concerne l’ensemble des 108 départements pour une observation suivant la méthode statistique. Il s’agit tout simplement d’un déploiement sur la base d’un échantillonnage statistique des bureaux de vote. Il y aura donc une présence remarquée des observateurs du CNDH sur le terrain », a expliqué la présidente de cette Institution, Madame Namizata Sangaré. Elle a aussi précisé que  ces observateurs auront pour missions de  faire remonter aux différentes coordinations (départementales-régionales-nationales) tous les cas d’atteintes et de violations des droits de l’homme; documenter toutes les entraves aux libertés politiques et aux droits électoraux, notamment les intimidations, les empêchements de vote, les tentatives de fraude etc.  Mais aussi observer la compilation dans les différents centres. Notons que cette mission d’observation bénéficie de  l’appui de son partenaire technique et Financier de l’organisation internationale de la Francophonie.

 

Législatives : le CNDH et la Fondation Friedrich Naumann forment des acteurs

Législatives : le CNDH et la Fondation Friedrich Naumann forment des acteurs

Afin  d’adresser efficacement la question des Droits de l’Homme dans le contexte des élections en Côte d’Ivoire, le Conseil National des Droits de l’Homme à travers son cadre de formation dénommé « Université des Droits de l’Homme », a initié une session de formation à l’endroit des observateurs du CNDH et des membres des organisations de la société civile en vue de renforcer leur capacité opérationnelle en matière de monitoring du processus électoral dans un contexte sensible.  Cette session de formation se tiendra du 1er au 5 mars dans les locaux du CNDH.

Prenant la parole lors de l’ouverture de la formation, Namizata Sangaré, présidente du CNDH a indiqué que « l’objectif de cette présente session est de former et d’outiller (50) observateurs de la société civile et ceux du CNDH à de bonnes pratiques pour une observation efficace des scrutins à venir, notamment celui des législatives du 06 mars 2021. »

Pour sa part, Jo Holden, directeur de l’Afrique de l’ouest de la Fondation Friedrich Naumann qui accompagne ce projet, a invité les auditeurs à bien vouloir prêter attention à tout ce qui sera enseigné durant cette session de formation. « Cette formation, tout en aidant à veiller au respect des droits de l’homme lors du scrutin à venir, vous aidera à être des leaders publics accomplis » a-t-il lancé à l’endroit des auditeurs.

Les différents thèmes abordé seront entre autres, le cadre constitutionnel, institutionnel et légal des élections en Côte d’Ivoire ; le cadre Juridique et le mode opératoire de l’Election des Députés ; la Grille d’observation  pour l’élection des Députés ; la rédaction d’un  rapport de  bureau de vote et  les critères d’élaboration d’un bon rapport d’observation électorale.

Le partenariat entre  le CNDH et la fondation Friedrich Naumann, dans le cadre des activités de l’UDH, a débuté au mois de septembre 2020, avec un appui financier pour l’organisation de la 3ème session intensive de formation portant sur le thème : « Droits de l’Homme et Elections », destiné aux partis politiques. Ce sont vingt- six partis politiques représentés par deux membres, qui ont participé à ladite session du 7 au 11 septembre 2020, en prélude à la présidentielle du 31 octobre 2020.

Pour cette première session intensive de l’année 2021, la Fondation Friedrich Naumann accompagne  le CNDH sur le même thème, mais cette fois avec une autre cible, les observateurs des élections issus du CNDH et des organisations de la société civile.

Mars, mois de  probité et de l’intégrité au  CNDH

Mars, mois de probité et de l’intégrité au CNDH

Pour  la troisième édition de l’année  2021, le Conseil National des Droits de l’Homme (CNDH), a  sacrifié  à la cérémonie de salut aux couleurs.  Ainsi, après l’organisation du travail en Janvier, et le civisme en Février, le mois de mars a été consacré aux notions de probité et d’intégrité. C’est le secrétaire général  du CNDH, Diané Hassane,  qui au nom de la présidente, Namizata Sangaré, a rappelé  les valeurs de ces notions avec le personnel. « La probité désigne la droiture, l’honnêteté, la bonne foi. Quant à l’intégrité, on pourrait l’appréhender  comme la qualité d’une personne irréprochable, incorruptible dans l’exercice d’une mission d’intérêt public». Il a invité le personnel à partager ces valeurs qui doivent être des gages  dans leur travail au quotidien. « Ces notions nous intéressent à plus d’un titre en tant qu’institution nationale de promotion, de protection et de défense des droits de l’homme, membres et agents de cette institution. Si nous perdons de vue cette triptyque et que ces vertus venaient à nous manquer, nous dévoyons systématiquement notre mission, notre sacerdoce », a-t-il interpellé ses collaborateurs. C’est dans une ambiance  conviviale qu’a pris fin cette cérémonie qui s’est voulue sobre.  

Rencontre thématique CNDH/Organisations de jeunesse : Les jeunes invités à revendiquer utilement leur droit

Rencontre thématique CNDH/Organisations de jeunesse : Les jeunes invités à revendiquer utilement leur droit

La première rencontre thématique  CNDH/ Organisations  de Jeunesse s’est tenue ce mercredi 24 février 2021 au siège du CNDH.  L’objectif  de cette rencontre est de mettre en place un mécanisme pour mieux promouvoir les droits de la jeunesse.

Au nom de la présidente du CNDH, M. Assoumane Bamba, directeur de cabinet a invité à se détourner de l’incivisme : « Dans le cadre des processus électoraux à venir, notamment des législatives du 6 mars prochain, je voudrais vous demander, chers jeunes, de ne pas vous laisser manipuler. Je vous invite à vous détourner de la violence, à faire usage librement de votre droit de vote. Soyez toujours des partisans de la non-violence et des acteurs de paix ».

 Pour cette première session, les échanges ont porté sur le thème: ‘’La Politique nationale en matière de jeunesse’’: Défis et perspectives’’.  Après un exposé sur ce thème M. Coulibaly Djakaridja, directeur des Institutions socio-éducatives au ministère de la promotion de la jeunesse,  a invité les jeunes à  s’approprier  les initiatives du gouvernement envers la jeunesse pour, non seulement profiter des opportunités qui leur sont offertes, mais aussi et surtout  pour pouvoir revendiquer utilement leur droit. 

Une délégation de l’ONG (EISA)/Carter Center présente sa mission d’observation au CNDH

Une délégation de l’ONG (EISA)/Carter Center présente sa mission d’observation au CNDH

Après sa mission d’observation réussie  avec collaboration avec  le Centre Carter lors des élections présidentielles du 31 octobre 2020, l’Ong Electoral institute for sustainable democracy in africa (EISA)  est de retour en Côte d’Ivoire pour l’observation des élections législatives du 6 mars. Une  délégation de cette ONG a effectué une séance de travail au CNDH, le vendredi 19 février. Il s’agissait pour cette délégation  de marquer sa reconnaissance au CNDH pour avoir facilité sa mission en  lui permettant de collaborer avec ses commissions régionales, lors de sa mission d’observation en  octobre dernier d’une part, et d’autre part de présenter les articulations de sa mission d’observation lors des législatives à venir.

Rencontre thématique CNDH-ONG généralistes des droits de l’homme: Des propositions pour booster  le processus  d’adoption d’une loi  sur la société civile

Rencontre thématique CNDH-ONG généralistes des droits de l’homme: Des propositions pour booster le processus d’adoption d’une loi sur la société civile

La rencontre thématique  CNDH-ONG de la société civile  généraliste des droits de l’homme sur  la société civile s’est tenue le mardi 16 février 2021. L’objectif de cette activité  est d’échanger  les Osc généraliste de droits de l’homme pour échanger sur le processus d’adoption de la loi sur la société civile  avec  pour ambition de déterminer les acquis, relever  les défis  et identifier les perspectives.   Au sortir de cette rencontre, les échanges ont abouti  à la mise en place d’un plan d’action et d’une stratégie  de plaidoyer  afin d’aboutir in fine à l’adoption d’une loi régissant la société civile en Côte d’Ivoire.

Rencontre thématique CNDH- Ong  de défense des droits des détenus sur la COVID -19

Rencontre thématique CNDH- Ong de défense des droits des détenus sur la COVID -19

La recrudescence de la  Covid- 19 au cœur des échanges  à l’occasion de la première thématique CNDH-avec les ONG de défense des droits des personnes détenues  qui a eu lieu  le mardi 16 février 2021, à la salle de conférence du CNDH. Ces échanges ont porté sur le thème  ‘’Quel système de veille  face à la recrudescence de la Covid-19 en milieu carcéral?’’. Ensemble ? les participants à cette rencontre ont  fait des propositions pour éviter  que les détenus soient en proie à la maladie de la Covid-19 qui  devient de plus en plus virulentes depuis quelques semaines.   

Présentation du cadre juridique sur les MGF a Madinani

Présentation du cadre juridique sur les MGF a Madinani

Ce lundi 15 février 2021, la commission régionale des droits de l’homme du Kabadougou a procédé à la présentation du cadre juridique en rapport avec les Mutilations génitales féminines dans le département de Madinani. En présence du préfet de département, les chefs des villages environnants, de guides religieux et un bon nombre de femmes leaders, la commission a défini les MGF et a montré les conséquences qu’elles pourraient engendrer sur la jeune femme avec l’appui de la sage femme de l’hôpital général de Madinani. Ce fut également l’occasion pour présenter le cadre juridique qui réprime tous les auteurs et complices des mutilations génitales féminines. Pour la commission régionale des droits de l’homme, l’heure est à la répression de tous les acteurs de ce fléau avec les textes référant dans le code pénal ivoirien. 

La commission régionale des droits de l’homme du Kabadougou est engagée dans a lutte contre cette grave atteinte des droits de la Femme.
Un panel de haut niveau pour  améliorer la participation des  femmes en politique

Un panel de haut niveau pour améliorer la participation des femmes en politique

Les questions de promotion du genre, de l’égalité des chances entre l’homme et la femme, et du leadership féminin étaient au centre d’un panel organisé le vendredi 12 février, au Conseil national des droits de l’homme (Cndh), aux Deux-Plateaux Vallons.

Initiée par Onu-femmes et l’ambassade de Suisse en Côte d’Ivoire, cette rencontre avait pour but de permettre aux participantes de partager leurs expériences afin d’améliorer leur position sur la scène politique ivoirienne.

Animé par des expertes dans les questions du genre, ce panel a rassemblé plusieurs dizaines de femmes leaders, des représentantes d’organisations féminines de la société civile ainsi des femmes politiques.

A l’occasion, un film sur l’expérience de la Suisse en matière d’amélioration de la participation politique des femmes, a été diffusé. Intitulé « l’Ordre divin », ce film montre les progrès accomplis par ce petit pays européen, de 1959, année où il a organisé son tout premier scrutin, à ce jour.

A la cérémonie d’ouverture, Mme Antonia Ngabala Sodonon, représentante résidente d’Onu-femmes en Côte d’Ivoire, a réitéré ses félicitations au gouvernement ivoirien pour les efforts qui ont été fournis pour l’adoption de dispositions légales, visant à favoriser une présence pertinente des femmes dans les Assemblée élues en Côte d’Ivoire.

Elle a, cependant, noté que force est de constater que le quota minimum de 30% de candidatures féminines exigé aux partis ou groupements politiques pour l’élection des députés est loin d’avoir été atteint, au vu de la liste de candidatures publiée le 31 janvier 2021 par la Commission électorale indépendante (Cei).

« L’application effective de la loi sur la représentation de la femme dans les Assemblées élues demeure donc encore un défi qu’il importe de relever pour permettre à la Côte d’Ivoire de progresser dans le respect de ses engagements internationaux et nationaux, relatifs à la promotion et au respect des droits des femmes et des jeunes filles », a-t-elle insisté.

Pour sa part, l’ambassadeur de la Suisse en Côte d’Ivoire, Mme Anne Lugon-Moulin, a partagé l’expérience de son pays avec l’assemblée. Selon elle, le droit de vote des femmes en Suisse fut obtenu de haute lutte. « Un premier scrutin eut lieu en 1959 au cours duquel la majorité des votants (exclusivement des hommes) a refusé un droit fondamental aux femmes. 12 ans après, l’ouvrage a été remis sur le métier par le gouvernement, et la population masculine a finalement approuvé en 1971 le droit de vote pour les femmes », a-t-elle indiqué.

Elle a ajouté qu’avant cette date historique, la place de la femme était légalement peu considérée en Suisse. Car il ne s’agissait pas seulement de l’impossibilité de participer à la vie politique. « Vous n’aviez pas le droit d’ouvrir un compte bancaire à votre nom, vous n’aviez pas le droit de signer un bail à loyer pour votre famille ». Et de poursuivre : « Mais que de progrès accomplis depuis 1971. En 1979, la Suisse signe la Convention des Nations unies pour l’élimination de toutes les formes de discrimination contre les femmes. La première Présidente de la Confédération suisse fut élue en 1999. Donc moins de 20 ans après le droit de vote. Aujourd’hui, il y a davantage de diplômées universitaires que de diplômés. A l’heure actuelle, 38% des sièges au Parlement suisse sont détenus par des femmes ».

Elle se dit extrêmement fière de ces progrès rapides, compte tenu du fait que son pays a démarré ses efforts en matière d’égalité, avec beaucoup de retard, par rapport à de nombreux pays. « Aujourd’hui, nous sommes à la recherche de toujours plus de justice contre les autres formes d’inégalités, comme par exemple l’octroi récent d’un congé de paternité de deux semaines aux pères pour la naissance de leurs enfants », a-t-elle poursuivi.

Dans le même sens, Namizata Sangaré, présidente du Cndh, a affirmé que la question de l’égalité homme-femmes demeure une préoccupation d’ordre mondial inscrite à la fois dans l’agenda 2030 des Nations unies et dans l’agenda 2063 de l’Union africaine. Elle a, en outre, adressé ses félicitations aux femmes candidates aux élections législatives du 6 mars, qui « ont osé braver les pesanteurs sociales et les obstacles juridiques dressés sur leur chemin ».

En effet, dira-t-elle, c’est aux femmes qu’il revient au premier chef d’œuvrer à sortir la problématique de leadership féminin du carcan des actes symboliques, afin de l’inscrire dans la dynamique de la réalité concrète des choses.

Le CNDH reçoit le MIDH

Le CNDH reçoit le MIDH

Elu le 16 janvier dernier pour un mandat de trois ans, le président du conseil d’administration du Mouvement ivoirien des droits de l’homme (MIDH), Bamba Drissa a été reçu ce mardi 9 février au siège du CNDH.

Pour le tout nouveau PCA du MIDH, les grands axes de son mandat se résument en six points. Il s’agit de la professionnalisation du mandat ; du  monitoring des violations des droits de l’Homme (envisagé une collaboration avec le CNDH) ; du développement d’une stratégie de collecte de fonds pour soutenir les actions du MIDH ; du  développement de  la communication afin de rendre plus visible le MIDH et ses actions ; la collaboration avec le pouvoir en place à travers des propositions et enfin la rencontre des parlementaires afin de conseiller ceux-ci sur leur prise de décision.

Tout en réitérant ses félicitations à la nouvelle équipe du MIDH, la présidente du CNDH, Mme Namizata Sangaré a rassuré la nouvelle équipe du MIDH de sa disponibilité à accompagner les OSC en occurrence le MIDH. Elle a rappelé  à cet effet, le cadre de collaboration privilégié que le CNDH a mis en place avec les OSC, conformément aux Principes de Paris. Elle a en outre invité le MIDH à prendre sa place, puis a souligné qu’elle aura besoin du MIDH dans le cadre des élections législatives avenir.