Violence conjugale : Le CNDH protège une mère

Violence conjugale : Le CNDH protège une mère

Saisi en septembre 2020, la Commission régionale des droits de l’homme de la Nawa (CRDH) est intervenue dans un cas de violence conjugale contre dame B.I épouse D.  Selon elle, son métier  l’expose à des contacts avec plusieurs personnes qui désirent louer des salles dans l’une des villes de la région de la Nawa. Cela engendre ainsi de nombreux appels téléphoniques des clients. Chose que son mari, D.B.A n’apprécie guère.

Elle subirait ainsi des «  jalousies agressives » de ce dernier qui la soupçonne d’entretenir des relations extra conjugales avec des personnes qu’elle présente comme des clients.  Toujours selon dame B.I, son mari lui porte main régulièrement et dors désormais avec une arme blanche à ses côtés.

Ne se sentant plus en sécurité, cette dernière a saisi la CRDH  qui a aussitôt saisi le tribunal de Soubré. Au moment où nous mettons l’information sous presse, l’affaire est pendante devant ledit tribunal.

Le CNDH publie un manuel sur les «  Défis Majeurs à la réalisation des droits des femmes et filles en Côte d’Ivoire »

Le CNDH publie un manuel sur les « Défis Majeurs à la réalisation des droits des femmes et filles en Côte d’Ivoire »

Dans le cadre de sa mission de promotion, de protection et de Défense des droits de l’homme, le CNDH avec l’appui du ministère de la femme, de la famille et de l’enfant  a présenté officiellement le manuel sur les « défis majeurs à la réalisation des droits des femmes et des filles en Côte d’Ivoire. » C’était ce jeudi 4 novembre à l’amphithéâtre du CNDH.

La Présidente du Conseil Nationale des droits de l’homme (CNDH) Mme Namizata Sangaré, tout en se félicitant de la qualité de l’interaction entre le CNDH et les différents organismes et entités représentés (ministères, ambassades et OSC) a indiqué que cet ouvrage s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du mandat du CNDH  qui constitue une déclinaison des réponses apporter  « à cette problématique majeure de notre temps, qui vient ainsi renforcer les efforts de sensibilisation, de plaidoyer et de partage de connaissances pour un meilleur respect des droits des femmes en Côte d’Ivoire. »   Ce manuel relève par ailleurs  les efforts consentis par la Côte d’Ivoire en matière de ratification d’instruments internationaux de promotion et de protection des droits de l’Homme de manière générale et spécifiquement ceux protégeant les femmes et les filles.

Pour sa part, Mme la Ministre de la femme, de la famille et de l’enfant, Mme Nassénaba Touré, présidente de ladite cérémonie, a salué ce manuel « un véritable outil de plaidoyer pour les droits des femmes et des filles. » Mme Nassénéba Touré a ajouté également qu’elle ambitionne d’œuvrer à l’émergence de femmes championnes dans le secteur industriel ivoirien et que le gouvernement se félicite de ces avancées notables et entend poursuivre les efforts en vue de lever toutes les barrières structurelles et conjoncturelles qui s’opposent à la pleine participation des femmes au développement national. Merci au NDH d’avoir produit ce document qui est un véritable outil de plaidoyer pour les droits des femmes et des filles. En le parcourant, nous avons évalué toute la quintessence et toute l’étendue des informations recensées à l’effet d’éclairer la situation des femmes et filles et surtout de montrer le chemin parcouru dans la quête inlassable de notre pays pour le bien-être des populations féminines » a-t-elle dit.

Pour clore son propos la ministre de la femme a salué l’œuvre des activistes, des jeunes femmes leaders mobilisées et déterminées à faire la lutte.  Elle a enfin lancé lancer un appel pressant afin que les violences cessent à l’égard de femmes, des filles et des enfants.

Le PNUD offre du matériel de bureau et du matériel roulant au CNDH

Le PNUD offre du matériel de bureau et du matériel roulant au CNDH

Le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), a fait un don d’un véhicule Pick-up, huit motos, 15 ordinateurs de bureau, 15 imprimantes et 50 lampes solaires au Conseil national des droits de l’homme (CNDH). La remise symbolique s’est faite le jeudi 4 novembre au siège du CNDH.

Entretenant un partenariat structurant avec le CNDH, la représentante résidente du PNUD, Carol Flore Smereczniak, a indiqué que ce matériel vise « à soutenir les efforts du CNDH en vue d’adresser durablement les défis en matière de promotion et protection des droits de l’homme tout en permettant de renforcer les capacités opérationnelles des Commissions régionales du CNDH pour soutenir leur action de haute portée sur le terrain. »

Ce matériel vient compléter toutes les initiatives conduites conjointement avec le CNDH qui ont contribué au renforcement de son cadre institutionnel de gestion et de fonctionnement, au renforcement des capacités techniques de ses agents, notamment des officiers des droits de l’homme et à l’optimisation de la prise en charge de ses missions sur le terrain, qui permet de renforcer son positionnement sur l’échiquier international.

Pour sa part, la présidente du CNDH, présidente en exercice de l’AFCNDH, a exprimé  toute sa gratitude au PNUD, qui reste un  partenaire stratégique. « Je voudrais saluer la qualité de l’interaction et de la collaboration entre nos deux institutions, dont la cérémonie de ce jour ne constitue qu’une infime partie visible de l’iceberg » a-t-elle indiqué.

Le CNDH a bénéficié de l’appui du PNUD pour la mise en œuvre de son plan stratégique. Dans ce cadre, le PNUD a entièrement pris en charge la formation et le renforcement des capacités de l’ensemble des Conseillers, des Présidents et Officiers des Droits de l’Homme.

Ces activités ont contribué significativement à outiller au mieux les bénéficiaires et à améliorer la qualité de leur travail sur le terrain.

Par ailleurs, le PNUD a contribué à l’équipement et à l’ameublement du siège du CNDH. A la faveur de la dernière élection présidentielle le PNUD a aidé à la formation et au déploiement des équipes terrains en charge de l’observation du scrutin sur l’ensemble du territoire national.

Les mêmes moyens ont été mis à la disposition du CNDH dans le cadre du projet « Consultations nationales et évaluation de la gestion des conflits communautaires en Côte d’Ivoire ».  

En outre, le PNUD a doté le CNDH en des engins roulants, de 02 et 04 roues, afin de faciliter la mobilité opérationnelle des agents du CNDH sur le terrain et dans les différentes régions.  

« Nos besoins sont énormes, nos attentes sont grandes. Ils sont à la dimension de nos ambitions pour cette institution et pour les populations de la Côte d’Ivoire, cibles et bénéficiaires de nos actions. C’est pourquoi, Madame la Représentante du PNUD, je demeure convaincue que vous resterez toujours attentive aux préoccupations que nous ne cesserons de vous partager, dans le cadre de la mise en œuvre de notre document de stratégie » a –t-elle dit avant de conclure en notant que « nous tâcherons de mériter toutes ces marques de confiance renouvelée. »

L’ambassadeur de Chine en visite de travail au CNDH

L’ambassadeur de Chine en visite de travail au CNDH

Ce mercredi 3 novembre, l’ambassadeur de la République populaire de Chine en Côte d’Ivoire, Son excellence Wan Li, a été reçu dans les locaux du Conseil national des droits de l’homme (CNDH) dans le cadre d’une visite de travail.

Les échanges ont porté sur le partage de bonnes mœurs  en matière de promotion, de protection et de défense des droits de l’homme. Avec à sa tête la présidente du CNDH, madame Namizata Sangaré, les équipes du CNDH ont procédé à une présentation succincte de l’institution nationale des droits de l’homme tout en présentant les différentes activités qui meublent leur quotidien.

Le diplomate chinois, en Côte d’Ivoire depuis mai 2019, s’est réjoui de cette rencontre et a présenté les avancées obtenues par son pays sur les questions de droits de l’homme depuis 1978. Il en a profité pour inviter la présidente du CNDH, le 8 décembre à Beijing pour une conférence sur les droits de l’homme. En prélude à cet événement, il a présenté le projet de l’édification intégrale d’une société de moyenne aisance, marque de nouveau progrès pour les droits de l’homme en Chine.

Avec 38 ans de coopération bilatérale avec la Côte d’Ivoire, la Chine veut se positionner désormais, comme un partenaire pour les questions de promotion, de protection et de défense des droits de l’homme.

Saluts aux couleurs nationales : Sous le signe du sens du service public

Saluts aux couleurs nationales : Sous le signe du sens du service public

Comme chaque début de mois, le Conseil national des Droits de l’Homme (CNDH) avec à sa tête Mme Namizata Sangaré, présidente du CNDH et présidente en exercice de l’AFCNDH, ont procédé ce mardi 02 Novembre 2021, à la traditionnelle cérémonie de salut aux couleurs nationales. Le thème pour cette cérémonie était « le sens du service publique ».

La Présidente du CNDH  a rappelé que le service public est un ensemble d’activités dont l’objectif est de satisfaire un besoin d’intérêt général et a incité le personnel du Conseil National des Droits de l’homme, à avoir le sens du service public, à respecter les règles de déontologie de l’agent public et à incarner les valeurs de la fonction publique ainsi que de servir l’intérêt général.

Poursuivant, elle a indiqué que les valeurs traduites par le sens du service public sont l’intérêt général, la continuité du service, l’égalité de traitement et la neutralité. C’est pourquoi, dira-t-elle, ces valeurs doivent « éloigner de nous, des comportements et attitudes comme la tricherie avec le travail, la médisance, l’absentéisme et autres anti modèles qui pourraient nuire à la crédibilité et à la performance de notre institution. »

Pour finir, elle a invité ses collaborateurs et agents à intégrer en eux le sens du service public dans l’accomplissement des tâches et activités qui leur sont dévolues au quotidien.

Droit international : 63 auditeurs formés à Abidjan

Droit international : 63 auditeurs formés à Abidjan

Ouvert le lundi 25 octobre, la 5 eme session internationale de formation en Droits de l’Homme d’Abidjan s’est achevée ce samedi 30 octobre au siège du Conseil national des Droits de l’homme (CNDH). Organisée par la Fondation René Cassin et Friedricht Naumann en collaboration avec le CNDH, cette formation a réuni 63 participants dont 17 femmes dont des journalistes, des officiers de police, des enseignants, des magistrats, des avocats et des chercheurs spécialisés en droit de l’homme. Ces derniers sont venus de la Côte d’Ivoire, du Burkina Faso, du Mali, de la Guinée, du Cameroun, du Togo, du Niger, de la RDC et du Tchad.

Cette formation  qui a porté sur les défenseurs des droits de l’homme et la justice internationale a connu un véritable succès, encourageant les organisateurs à pérenniser la session d’Abidjan. Tout en félicitant les participants, la Présidente du CNDH a encouragé ces derniers à poursuivre des formations en droits de l’homme. A cet effet, le CNDH ouvre le 2 novembre un appel à candidature pour le recrutement d’auditeurs de la première session ordinaire en droit international des droits de l’Homme.

Dégradation de salle de classe : Le CNDH s’implique dans la Nawa

Dégradation de salle de classe : Le CNDH s’implique dans la Nawa

Le Vendredi  15 Octobre 2021, suite à la publication d’un internaute concernant trois (3) classes dégradés qui abritent toujours des élèves à l’école EPP Hôpital 3 de Soubré, la Commission régionale des droits de l’homme (CRDH) a fait un monitoring dans cet établissement pour constater la réalité des faits.

Pour les acteurs des droits de l’homme,  en plus des mesures administratives, les conditions et l’environnement scolaire doivent accompagner lesdites mesures entre autres un environnement sain, des bâtiments garantissant la sécurité physiques des enseignants et enseignés.

Du monitoring, il ressort qu’il  s’agit d’un bâtiment de six (06) classes  et du bureau du Directeur. Le constat est que les classes de CP2, CE1 et CE2 avaient la toiture enlevée en  partie, exposant les élèves aux intempéries en cette saison de pluies.

Des démarches de la CRDH auprès des autorités scolaires ont permis de relocaliser les élèves des classes concernées.

Situation des personnes disparues : Le CNDH et des acteurs réfléchissent sur le renforcement du cadre national de référencement

Situation des personnes disparues : Le CNDH et des acteurs réfléchissent sur le renforcement du cadre national de référencement

Ce mercredi 27 octobre, il s’est ouvert à Grand Bassam, un atelier de «  réflexion des acteurs étatiques sur le renforcement du cadre national de référence des disparitions en Côte d’Ivoire.» organisé par le CNDH en partenariat avec le Comité international de la Croix- Rouge (CICR).

Cet atelier de concertation des acteurs nationaux, devra  aboutir à la formulation de propositions pour le renforcement du cadre légal existant en matière de disparitions et pour la mise en place d’un mécanisme pérenne de recherche des personnes disparues.

« Le phénomène des disparitions est une réalité en Côte d’Ivoire à l’instar de plusieurs pays du monde. Il y a d’un côté, les personnes disparues du fait des crises qui ont secoué notre pays et de l’autre, celles du fait des migrations » a indiqué la présidente du CNDH, Namizata Sangaré expliquant qu’à l’occasion des crises successives que notre pays a connues, la Commission Dialogue Vérité et Réconciliation (CDVR) a enregistré 1995 cas de disparition et 265 cas ont été relevés par la Commission Nationale d’Enquête (CNE) sur la période allant du 31 octobre 2010 au 15 mai 2011.

En plus des cas sus-évoqués, le CNDH a été saisi des cas de disparitions et a enregistré en 2021, 05 cas ; 2020,6 cas ; 2019, 3 cas ; 2018, 11 cas ; en 2017, 3 cas.

« Des personnes disparaissent de plus en plus, notamment en mer, sans que leurs familles et proches ne le signalent aux autorités, ne sachent s’ils sont vivants ou morts et ce qui leur est arrivé. Notre cadre juridique et institutionnel existant au plan national en matière de personnes disparues du fait des crises et de migrants disparus est-il adapté aux enjeux et défis des disparitions ? Voici la principale question à laquelle répondra cet atelier.

Mariage forcé : Le CNDH dénonce un mariage et sauve l’année scolaire d’une jeune fille

Mariage forcé : Le CNDH dénonce un mariage et sauve l’année scolaire d’une jeune fille

Le lundi 04 octobre 2021 ; la Commission régionale des droits de l’homme du Tchologo (CRDH) est saisie pour un cas de mariage forcé par une personne  souhaitant garder l’anonymat.  Des investigations de la CRDH, il ressort que  dame D.M mère adoptive de l’élève M.D depuis son bas âge a décidé de donner cette dernière en mariage à un adulte de plus de 50 ans. Alors qu’elle rentrait des vacances de 2019 de son pays natal, M.D est  informée qu’on lui aurait trouvé un époux dans son pays. Elle sera y ramener pour la célébration du mariage après les examens du BEPC 2020-2021.

Après son échec audit examen, sa tutrice D.M décide de ne plus la scolariser puisqu’elle projetterait l’envoyer à son mari.

 La concernée s’est présentée au siège de la CRDH avec des blessures au corps prétendant que sa maman adoptive l’avait battu.  La CRDH a aussitôt saisi le capitaine Goudé, point focal VBG de commissariat de police de Ferkessédougou et le procureur de Korhogo.  Parallèlement, le président de la CRDH a demandé aux parents de la victime de l’envoyer à l’hôpital pour les soins. Il les a également invités à procéder à l’annulation du mariage et à l’inscrire pour l’année scolaire en cours.

Suite aux différentes saisines, Dame  D.M A   a été mise aux arrêts par la police et sur instruction du procureur devra être transférée au tribunal pour répondre de ses actes.               Les parents ont informé la CRDH-Tchologo de l’annulation du mariage et de l’inscription en ligne de la jeune fille avec des preuves à l’appui.

Journée Africaine des droits de l’homme : Le CNDH édifie des invités sur le manuel des mécanismes africains de promotion et de protection

Journée Africaine des droits de l’homme : Le CNDH édifie des invités sur le manuel des mécanismes africains de promotion et de protection

La Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP), adoptée le 27 juin 1981 à Nairobi, au Kenya, lors de la 18ème Conférence de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA), est entrée en vigueur le 21 octobre 1986, après ratification de la Charte par 25 États. Elle est l’ossature du système africain des droits de l’homme, et représente les aspirations des peuples africains à avoir un système original, efficace et cohérent de protection de leurs droits et libertés.

Depuis 1989, l’Assemblée Générale de l’Union africaine a adopté, lors de sa cinquième session ordinaire  tenue à Benghazi en Libye, une résolution qui consacre le 21 Octobre de chaque année à la Journée Africaine des Droits de l’Homme (JADH). L’Union africaine célèbre tous les ans cette journée, marquant ainsi son attachement aux principes et valeurs des Droits de l’Homme, mais surtout à la volonté de faire bouger les lignes en termes de respect des engagements des Etats.

C’est pour respecter cette recommandation que le Réseau des Institutions Africaines des Droits de l’Homme, sous l’égide de l’UA, a demandé aux INDH de commémorer chaque année la Journée africaine des Droits de l’Homme. D’où la célébration de la Journée Africaine des Droits de l’Homme portant sur le thème: « Les droits de l’Homme en Afrique, 40 ans après l’adoption de la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples »  célébré le jeudi 21 octobre au siège du CNDH en présence des ambassadeurs et des représentants des chancelleries accréditées en Côte d’Ivoire.

Le CNDH réaffirme donc à travers cette célébration, son engagement en faveur de la vulgarisation des mécanismes africains de promotion et de protection des droits de l’Homme. Cette célébration vise à améliorer les connaissances des populations sur les valeurs contenues dans la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples ainsi que sur les mécanismes continentaux et sous régionaux de protection des droits de l’Homme. 

Au cours de cette cérémonie, le manuel des mécanismes africain de promotion et de protection des droits de l’homme a été présenté et distribué aux participants.