Cérémonie de remise des attestations du programme de formation et de coaching pour la participation politique des femmes

Cérémonie de remise des attestations du programme de formation et de coaching pour la participation politique des femmes

Le Conseil National des Droits de l’Homme (CNDH) a organisé ce jour, à l’amphithéâtre Diarrassouba, une cérémonie solennelle de remise des attestations aux femmes participantes du programme de formation et de coaching visant à renforcer leur participation politique.

Malgré les progrès réalisés ces dernières années, la représentation des femmes dans les instances électives en Côte d’Ivoire demeure insuffisante. Obstacles socioculturels, économiques et structurels freinent encore leur accès aux postes de décision. Conscient de cette réalité, le CNDH a lancé la troisième édition de son programme de formation, destiné à doter les femmes de compétences en leadership, stratégies politiques, communication électorale, et autres outils indispensables à leur engagement.

Lors de cette cérémonie, 150 femmes parmi les inscrites ont reçu leur diplôme, témoignant de leur engagement et de leur volonté de s’impliquer activement en politique. Parmi elles, 40 se sont déjà portées candidates aux élections législatives prévues pour le 27 décembre 2025, tandis que d’autres intègrent les staffs des candidats.

Les échanges ont été enrichis par les interventions de figures féminines de renom, notamment des députées africaines et ivoiriennes, qui ont partagé leurs parcours et stratégies pour conquérir l’espace politique. Ces témoignages ont permis d’insuffler un esprit de camaraderie, de détermination et d’ambition chez les participantes.

L’événement a été l’occasion pour la Présidente du CNDH, Madame Namizata SANGARE, d’adresser un vibrant message d’encouragement. Elle a souligné que ce programme, combinant formation, coaching et accompagnement, vise à briser les barrières socioculturelles et à contribuer à l’émergence d’un réseau de femmes actrices du changement, solidaires et prêtes à occuper pleinement leur place dans la vie publique.

Elle a également exprimé sa gratitude envers Son Excellence Madame la Présidente du Sénat, Kandia Camara, représentée par la vice-présidente du Sénat Makani DIABY, pour son soutien constant, ainsi qu’à toutes les personnalités impliquées dans la réussite de cette initiative.

L’objectif premier de cette démarche est de contribuer à la réalisation d’un quota d’au moins 30 % de femmes dans les assemblées élues. En ce sens, la formation a permis aux femmes de renforcer leur leadership, leur connaissance du cadre juridique, leur capacité de mobilisation communautaire et leur gestion de campagne.

Pour la Présidente du CNDH, le succès de ce programme constitue une étape essentielle dans la consolidation d’une démocratie véritablement inclusive, où toutes et tous ont leur place. Elle a conclu en invitant les femmes à poursuivre leur engagement avec détermination, solidarité et confiance en leur potentiel.

 

Coopération ivoïro-turque : l’Ambassade de Turquie dote le CNDH de dix ordinateurs pour renforcer la protection des droits de l’Homme

Coopération ivoïro-turque : l’Ambassade de Turquie dote le CNDH de dix ordinateurs pour renforcer la protection des droits de l’Homme

Le Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) a reçu, lors d’une cérémonie officielle, un important appui matériel de l’Ambassade de la République de Türkiye en Côte d’Ivoire : dix ordinateurs destinés à renforcer ses capacités techniques et opérationnelles.

Prenant la parole au nom des conseillers aux droits de l’Homme, du Secrétaire général et de l’ensemble du personnel, la Présidente du CNDH a exprimé sa « profonde gratitude » à l’Ambassade de Türkiye, saluant un geste qui dépasse, selon elle, « un simple appui matériel ».

« Votre geste est le reflet de la qualité remarquable de la collaboration qui s’est construite, au fil du temps, entre votre représentation diplomatique et notre institution », a-t-elle souligné à l’adresse de l’Ambassadeur de Türkiye.

Le CNDH a rappelé que l’Ambassade de Türkiye a toujours fait preuve d’« oreille attentive », de « disponibilité constante » et d’une réelle volonté de contribuer au renforcement de la protection et de la promotion des droits de l’Homme en Côte d’Ivoire.

Dans un contexte où le travail en matière de droits de l’Homme s’appuie de plus en plus sur des outils numériques modernes, fiables et sécurisés, cette donation est présentée comme un appui direct à la performance du CNDH. Elle devrait permettre une amélioration de la qualité des services rendus aux populations.

La Présidente du CNDH a également saisi l’occasion pour saluer le rôle du corps diplomatique dans la promotion et la protection des droits de l’Homme : « Par leurs actions, leurs accompagnements techniques et leur plaidoyer, les représentations diplomatiques contribuent à renforcer l’écosystème national des droits de l’Homme. Elles créent des ponts, favorisent la coopération internationale et permettent aux institutions nationales des droits de l’Homme comme la nôtre de s’arrimer aux standards universels. »

L’engagement constant de l’Ambassade de Türkiye aux côtés du CNDH illustre, selon elle, une conviction partagée : « Les droits de l’Homme ne connaissent pas de frontières et exigent une solidarité active de tous les partenaires de bonne volonté. »

Au nom de l’institution, elle a adressé ses remerciements appuyés à l’Ambassadeur, concluant par un « çok teşekkürler » – « merci beaucoup » en turc – avant de formuler le vœu que cette coopération « déjà fructueuse » se poursuive et se renforce, « au bénéfice de la construction d’une société toujours plus juste, inclusive et respectueuse des droits de l’Homme ».

Quinzaine des Droits de l’Homme 2025: Des consultations foraines pour rapprocher les droits de l’homme des populations de Goulia

Quinzaine des Droits de l’Homme 2025: Des consultations foraines pour rapprocher les droits de l’homme des populations de Goulia

Dans le cadre de la Quinzaine des droits de l’homme, organisée chaque année du 1er au 15 décembre, la Commission régionale des droits de l’homme du Folon (CRDH-Folon), démembrement du Conseil national des droits de l’homme (CNDH), a tenu le mardi 2 décembre 2025 une journée de consultations foraines à Goulia, chef-lieu de la Sous-préfecture éponyme.

Cette activité s’inscrit dans la dynamique nationale impulsée par la Commission centrale du CNDH, qui a invité l’ensemble de ses commissions régionales à aller au contact des populations. L’objectif affiché : rapprocher l’institution des citoyens, mieux faire connaître ses missions et offrir un cadre d’écoute et de recours en matière de droits de l’homme.

Pour préparer cette journée, le président de la CRDH-Folon a adressé un courrier d’information et d’invitation au Sous-préfet de Goulia, sollicitant son implication dans la mobilisation des populations. Tous les Agents de santé communautaire (ASC) ont également été mis à contribution, via leur président, afin de relayer l’information dans les villages et quartiers.

La veille de l’activité, une équipe d’ASC a été dépêchée sur le terrain pour s’assurer que les leaders communautaires, les guides religieux, les groupes de jeunes, les associations de femmes, les chefs kabla et les autorités locales avaient bien reçu leurs invitations.

Le jour J, l’équipe de la CRDH-Folon, conduite par son président, a quitté sa base à 5 h 30 pour rallier Goulia, où elle est arrivée à 8 h 15. Le Sous-préfet, empêché au dernier moment, s’est fait représenter par son adjoint administratif, M. Igbo Sébastien. Le représentant du chef du village et celui du maire de la commune de Goulia ont également pris part à la rencontre.

Cette mobilisation a cependant été contrariée par un événement malheureux : le décès, la veille, du chef du village et chef de canton de la zone de Goulia, dont la dépouille se trouvait encore à Abidjan. Ce deuil a naturellement pesé sur la participation de certaines couches de la population.

Les consultations foraines se sont déroulées en une phase unique, de 9 h à 13 h 30, dans la salle de réunion de la Sous-préfecture de Goulia. L’activité a été animée par le président de la CRDH-Folon, qui a d’abord présenté l’institution, ses missions et les modalités de sa saisine, avant de donner la parole aux participants.

Au total, 52 personnes ont été reçues : 41 hommes et 11 femmes. Aucune personne en situation de handicap ne s’est présentée, mais la présence de nombreux hommes et femmes d’un certain âge a été relevée par les organisateurs, signe de l’intérêt porté aux questions abordées.

À l’issue des échanges et des entretiens individuels, neuf requêtes formelles ont été enregistrées par la CRDH-Folon. La majorité de ces requêtes concernent des conflits entre éleveurs et agriculteurs, ainsi que des problèmes fonciers, deux sources récurrentes de tensions dans la région. Des préoccupations liées aux violences basées sur le genre (VBG) ont également été évoquées.

Les stands des organisations de défense des droits de l’homme (ODH) présentes ont permis aux participants de s’orienter, de poser des questions spécifiques et, pour certains, de s’engager dans des démarches de plainte ou de médiation.

Selon la CRDH-Folon, l’organisation pratique de la journée n’a pas rencontré de grandes difficultés. L’institution salue notamment la mise à disposition rapide des moyens nécessaires à la tenue de l’activité.

Cependant, le président de la commission régionale souligne que, pour renforcer l’impact de ce type d’initiatives, des moyens financiers supplémentaires sont indispensables. Ils permettraient de couvrir des zones plus reculées, encore peu touchées par les campagnes de sensibilisation sur les droits de l’homme, et d’assurer un suivi plus régulier des cas recensés.

Au terme de cette édition 2025 des consultations foraines dans le Folon, la CRDH formule plusieurs recommandations :

  • maintenir et systématiser la délocalisation des consultations vers des zones peu couvertes par les activités habituelles de sensibilisation, afin de toucher les populations les plus éloignées des services publics ;
  • renforcer l’appui financier alloué à ces opérations, pour permettre à la CRDH-Folon d’atteindre pleinement ses objectifs en matière de promotion et de protection des droits de l’homme.

Pour la CRDH-Folon, cette journée de consultations foraines a permis d’accroître de manière significative la visibilité du CNDH et de ses démembrements dans cette partie de la région du Folon. Le fait de laisser à la commission régionale le soin de choisir le type d’activité à mener dans le cadre de la Quinzaine des droits de l’homme est jugé particulièrement pertinent par les organisateurs, qui y voient une meilleure adaptation aux réalités locales.

En donnant la parole aux populations de Goulia et en recueillant leurs préoccupations, le CNDH poursuit ainsi sa mission : faire des droits de l’homme une réalité quotidienne, au plus près des citoyens.

Bouaké : forte mobilisation pour la 38e Journée mondiale de lutte contre le sida

Bouaké : forte mobilisation pour la 38e Journée mondiale de lutte contre le sida

Dans le cadre de la « Quinzaine des Droits de l’Homme », organisée chaque année du 1er au 15 décembre par le Conseil National des Droits de l’Homme (CNDH), la Commission Régionale des Droits de l’Homme (CRDH) de Gbêkê a célébré, le samedi 29 novembre 2025 à Bouaké, la 38e Journée mondiale de lutte contre le sida.

Placée sous le thème national « Droits de l’Homme, Démocratie et Cohésion Sociale en Côte d’Ivoire », cette édition 2025 a été mise en œuvre en étroite collaboration avec l’ONUSIDA, le Centre Solidarité Action Sociale (Centre SAS) et l’association Nouvelle Voix des Adolescents et Jeunes Vivant avec le VIH (NOVA+). Le thème mondial retenu cette année est : « Surmonter les perturbations, transformer la riposte au SIDA ».

La journée a débuté par une grande procession dans les rues de Bouaké, réunissant plus de 400 personnes vêtues de t-shirts conçus pour l’occasion. Y ont pris part des représentants d’organisations de la société civile, des élèves de lycées et collèges, des étudiants, des professionnels des médias et de la santé, des membres de clubs de droits de l’Homme ainsi qu’une délégation de l’ONUSIDA.

Cette marche symbolique de sensibilisation a été marquée par des animations musicales, des messages de prévention et de lutte contre la stigmatisation, portés sur des banderoles et pancartes, invitant la population à se faire dépister et à respecter les droits des personnes vivant avec le VIH.

Au terme de la procession, les participants se sont retrouvés au Centre culturel Jacques Aka de Bouaké pour un panel qui a mobilisé 480 personnes, dont 311 femmes et 169 hommes. Cette forte participation illustre l’engagement des acteurs locaux et de la population de Bouaké dans la lutte contre le VIH/sida, ainsi que dans la défense des droits fondamentaux des personnes affectées par la pandémie.

L’activité avait pour objectif de renforcer la solidarité envers les personnes vivant avec le VIH, de promouvoir le droit à la santé, et de sensibiliser sur l’importance de la prévention, du dépistage, de la qualité des services de prise en charge et du respect des droits humains, sans discrimination.

La commémoration a bénéficié d’une large couverture médiatique assurée par plusieurs organes de presse nationaux, contribuant à amplifier les messages de prévention et de promotion des droits de l’Homme au cœur de la riposte au sida.

Coopération : Sem Irchad Razaaly en visite de travail au CNDH

Coopération : Sem Irchad Razaaly en visite de travail au CNDH

En mission diplomatique en Côte d’Ivoire en qualité d’Ambassadeur de l’Union européenne depuis septembre 2025, Sem Irchad Razaaly, a effectué une visite de travail au Conseil National des Droits de l’Homme (CNDH), le mardi 02 décembre 2025. Cette visite, selon le diplomate européen, avait un double sens. A savoir une prise de contact avec les autorités du CNDH, mais aussi leur réitérer sa confiance et sa reconnaissance pour la qualité de la collaboration qui caractérise leur relation.  « Je suis satisfait de la collaboration avec le CNDH qui s’inscrit dans la dynamique de la confiance que nous avons avec les institutions nationales et les acteurs nationaux.  Je voudrais particulièrement saluer le CNDH pour notre collaboration à l’occasion des récentes élections présidentielles à travers le déploiement des observateurs de l’Union Européenne ». Il a par ailleurs soulevé certaines préoccupations en lien avec l’actualité des droits de l’Homme en Côte d’Ivoire.  A ce propos,   Madame la présidente et son équipe ont trouvé des mots justes pour rassurer le patron de l’Union Européenne en Côte d’Ivoire sur la situation des droits de l’Homme dans le pays.  Il faut noter que c’est par une présentation de l’Institution qu’elle préside, que la présidente du CNDH, Madame Namizata Sangaré a commencé à entretenir son hôte du jour. Ainsi partie du contexte de la création de l’Institution des Droits de l’Homme ivoirienne, Madame la présidente, a fait une présentation générale du CNDH, à savoir son mandat, ses organes, son fonctionnement et ses activités réalisées sur la période 2019-2025.