Plus 400 auditeurs reçoivent leurs parchemins de réussite
La salle des fêtes de l’École Nationale de Police d’Abidjan a accueilli, ce vendredi 28 novembre 2025, la cérémonie solennelle de remise de parchemins aux apprenants de deux filières phares : le Droit international des Droits de l’Homme (16ᵉ promotion) et le Droit de la Femme (5ᵉ promotion). L’événement a réuni de nombreuses personnalités, parmi lesquelles l’invité spécial de la cérémonie, Nanan Amon Tanoé Paul Désiré, Président de la Chambre des Rois et Chefs Traditionnels de Côte d’Ivoire. Dans son allocution, la Présidente du Conseil National des Droits de l’Homme a souhaité la bienvenue aux participants et a rappelé le rôle essentiel de l’Université des Droits de l’Homme (UDDH). Elle a souligné que cette institution constitue aujourd’hui un cadre de formation de référence, en Côte d’Ivoire comme à l’international, en renforçant les compétences de milliers d’acteurs publics, privés et issus de la société civile dans les domaines de la promotion, de la protection et de la défense des droits humains. Grâce à des programmes rigoureux et très sollicités, l’UDDH contribue à bâtir un réseau solide de professionnels engagés en faveur d’une société plus juste, respectueuse de la dignité humaine et des droits des femmes.
Invité spécial de cette cérémonie, Nanan Amon Tanoé, a encouragé la promotion sortante à s’investir pleinement dans la réalisation effective des droits de l’Homme. Il a également rappelé que ces droits de l’homme demeurent complémentaires aux lois et à nos cultures, et aux valeurs traditionnelles ivoiriennes.
« Le sport est un espace d’expression pour l’égalité des chances et d’inclusion sociale »
Madame la Présidente du CNDH, Namizata Sangaré, a participé au Symposium international sur le sport et les droits de l’Homme, qui s’est tenu le 25 novembre 2025 à Rabat, au Maroc, à l’invitation de son homologue marocaine, Amina Bouayach.
Cet événement a réuni des représentants des gouvernements, des parlements, du pouvoir judiciaire, des INDH, des agences des Nations Unies, des organisations régionales, des organisations non gouvernementales, des experts et des professionnels du sport afin d’explorer le rôle essentiel du sport dans la promotion des droits de l’Homme, de l’égalité, de l’inclusion sociale et du développement durable.
Au cours de cette rencontre, Madame Namizata sangaré, modératrice de la séance introductive portant sur les « bonnes pratiques en matière des droits de l’homme et sport », a affirmé avec force arguments que, « le sport a le potentiel de servir de levier de cohésion sociale, surtout dans un monde marqué par des tensions géopolitiques et des crises multiples.» Rappelant à juste titre l’importance d’une INDH dans la promotion et la protection des Droits de l’Homme elle a assuré que le sport «offre un espace d’expression pour l’égalité des chances et peut devenir un vecteur de transformation sociale » Elle a souhaité une approche participative afin de faire du respect des droits de l’Homme dans le milieu du sport une réalité.
Le Conseil National des Droits de l’Homme (CNDH) a procédé, ce jeudi 13 novembre 2025, à la remise officielle de son rapport annuel 2024 sur l’état des droits de l’Homme en Côte d’Ivoire à son Excellence Monsieur le Président de la République, représenté par SEM le Vice-Président de la République, au cours d’une cérémonie solennelle tenue à Abidjan.
Cette présentation, qui s’inscrit dans le cadre des dispositions de l’article 3 de la loi n°2018-900 du 30 novembre 2018 instituant le CNDH, marque la volonté constante de l’institution de rendre compte, chaque année, de la situation des droits humains dans le pays, conformément à son mandat de promotion et de protection.
Dans son adresse, Madame la Présidente du CNDH a d’abord exprimé sa gratitude au Chef de l’État pour sa réélection à la magistrature suprême, saluant « un nouveau pacte de confiance fondé sur la paix, la gouvernance inclusive, la justice sociale et le respect des droits humains ».
Elle a réaffirmé la pleine disponibilité du CNDH à accompagner l’action du Gouvernement dans la mise en œuvre des politiques publiques garantissant la dignité et la protection de chaque citoyen.
La Présidente a, par ailleurs, souligné la reconnaissance internationale croissante de la Côte d’Ivoire en matière de droits de l’Homme :
« Grâce à la vision du Président de la République, notre pays siège désormais au Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies, et le CNDH vient d’être proposé à la ré-accréditation au Statut A de l’Alliance mondiale des Institutions Nationales des Droits de l’Homme », a-t-elle déclaré.
Le rapport annuel 2024 du CNDH, a précisé la Présidente, s’articule autour de trois grandes parties :
Les progrès enregistrés dans la réalisation des droits humains ;
Les défis persistants à relever ;
Les activités de promotion et de protection menées par le Conseil.
L’année 2024 a été marquée par plusieurs avancées majeures en matière de droits civils, politiques, économiques et sociaux :
Abolition définitive de la peine de mort par la ratification du deuxième protocole facultatif au Pacte international relatif aux droits civils et politiques (3 mai 2024) ;
Renforcement de la lutte contre les disparitions forcées, à travers l’adoption de la Convention internationale y afférente (6 juin 2024) ;
Amélioration de l’accès à la justice, grâce à la création de nouveaux tribunaux rapprochant la justice des citoyens (18 septembre 2024) ;
Adoption d’une stratégie nationale de lutte contre la corruption (2024–2028) et amélioration de l’indice de perception de la corruption ;
Extension de la Couverture Maladie Universelle (CMU) à plus de 16 millions de bénéficiaires ;
Progrès significatifs dans la lutte contre le travail des enfants, avec une baisse de près de 20 % dans les plantations de cacao ;
Renforcement de la protection des personnes privées de liberté et modernisation des infrastructures pénitentiaires ;
Meilleure inclusion des femmes et des personnes en situation de handicap dans la fonction publique et le secteur privé.
Malgré ces avancées, le CNDH relève entre autres les défis suivants :
Faiblesses dans la lutte contre la corruption et l’accès limité à la plateforme SIGNALIS en zones rurales ;
Cadre juridique perfectible sur la liberté d’association ;
Insuffisance des équipements pour la digitalisation de l’état civil ;
Détentions prolongées et conditions de détention encore précaires dans certaines maisons d’arrêt ;
Manque de ressources dans la prise en charge des victimes de violences basées sur le genre (VBG) ;
Inégalités persistantes dans l’accès à la santé et à l’éducation, notamment dans les zones défavorisées ;
Besoin de renforcement de la protection des migrants et de la prise en charge des enfants incarcérés.
Dans un contexte électoral marqué par la présidentielle du 25 octobre 2025, le CNDH a réaffirmé son rôle de vigie démocratique à travers le déploiement de 2 350 observateurs couvrant 79 % des lieux et bureaux de vote.
L’institution a également mené des campagnes de sensibilisation dans 112 localités pour promouvoir la participation citoyenne et prévenir les tensions.
« L’obligation des institutions nationales des droits de l’homme dans les processus électoraux n’est pas seulement juridique, elle est aussi morale et politique », a rappelé la Présidente.
En 2024, le CNDH a enregistré 3 163 plaintes, dont 97 % ont été traitées, témoignant de l’efficacité et de la proximité de l’institution avec les populations.
L’Université des Droits de l’Homme a permis de former 713 auditeurs, tandis que les programmes de sensibilisation, la Quinzaine des Droits de l’Homme et le Prix National des Droits de l’Homme ont contribué à diffuser la culture des droits et de la paix.
Pour les années à venir, le CNDH entend :
Consolider ses acquis à travers l’amélioration de son cadre législatif et réglementaire ;
Renforcer ses capacités institutionnelles et techniques ;
Construire un Centre international des droits de l’Homme et de la démocratie, afin de faire de la Côte d’Ivoire un pôle régional d’expertise en matière de formation et de gouvernance démocratique.
En conclusion, la Présidente du CNDH a réaffirmé l’engagement de l’institution à « poursuivre, avec détermination, sa mission de veille, de prévention et de promotion des droits humains », tout en saluant « la vision humaniste et inclusive du Chef de l’État, fondée sur la dignité, la paix et la cohésion nationale ».
Dans le cadre de ses rencontres périodiques dénommé ‘’Mécanisme (CNDH-Acteurs de lutte contre la corruption), le Conseil national des droits de l’homme (CNDH) a réuni ses partenaires de la lutte contre la corruption le jeudi 6 novembre 2025, à son siège à Abidjan, pour évoquer les effets destructeurs de la corruption sur la démocratie et les droits électoraux, en appelant à une mobilisation collective pour garantir la transparence du scrutin législatif du 27 décembre 2025. Cette rencontre, placée sous le thème « L’impact de la corruption dans le processus électoral », a permis de mettre en lumière le lien étroit entre intégrité du vote, respect des droits de l’homme et stabilité politique en Côte d’Ivoire. S’exprimant lors de la première réunion du mécanisme multi-acteurs « Droits de l’Homme et corruption », le chef de cabinet de la présidente du CNDH, René Okou Légré, a souligné que la corruption électorale constitue à la fois une infraction administrative et une violation directe des droits de l’homme, car elle empêche l’exercice libre du droit de vote. Il a rappelé à cet effet les dispositions de l’article 25 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques qui garantissent ce droit fondamental. À moins de deux mois des élections législatives, M. Okou a relevé les actes nocifs de la corruption ainsi que ses conséquences sur les élections. « L’achat des consciences et des voix, l’intimidation des électeurs ou la manipulation des résultats sapent la confiance du peuple dans ses dirigeants et compromettent la légitimité des institutions », a-t-il déclaré, avant d’appeler à des élections justes et crédibles. Pour le représentant de la société civile, Victor Nakan Touré, la corruption électorale s’est installée « comme une pratique culturelle ». Il a plaidé pour un sursaut collectif et une éducation civique renforcée afin de « préserver la légitimité des élus et prévenir les tensions post-électorales ». Les participants ont convenu de la nécessité d’une mobilisation concertée entre institutions, partis politiques et citoyens pour éradiquer les pratiques corruptrices et consolider la démocratie.
Le Conseil national des droits de l’homme (CNDH), a organisé une rencontre avec les jeunes le mercredi 5 novembre 2025 à son siège du CNDH, à Abidjan Cocody, dans le cadre du projet d’appui au processus électoral pour des élections apaisées en Côte d’Ivoire, avec l’appui d’organisation internationale de la Francophonie (OIF).
Yapi Yapo Adom Léonce, directeur des programmes et études thématiques a lancé un appel à l’endroit de la jeunesse pour un changement de comportement citoyen pour lutter contre la corruption électorale, lors d’une rencontre marquée par la présence de leaders d’associations de jeunesse et de femmes. Au nom de la présidente du CNDH, Namizata Sangaré, il a souligné que la corruption électorale constitue non seulement une infraction administrative, mais elle est également une grave violation des droits de l’homme. « En empêchant les citoyens d’exercer librement leur droit de vote, elle compromet la légitimité des institutions et affaiblit la confiance du peuple envers ses dirigeants » a indiqué M. Yapi. Alors que les élections législatives sont prévues pour le 27 décembre, M. Léonce a appelé à une mobilisation collective autour de l’importance d’un processus électoral transparent et équitable. Il a décrit les diverses formes de corruption, notamment l’achat de voix, la manipulation des résultats et le financement illicite des campagnes, qui sapent les fondements mêmes de la démocratie.
M. Yapi a exhorté les jeunes Ivoiriens à jouer un rôle actif dans la défense de la démocratie, en participant aux débats publics et en votant en connaissance de cause. « Votre engagement est essentiel pour bâtir une société fondée sur l’intégrité et le respect des droits de l’homme », a-t-il déclaré. Pour lui, l’éducation civique est un puissant outil contre la corruption, permettant aux citoyens de reconnaître et de dénoncer les abus. Les institutions électorales, a-t-il ajouté, doivent être indépendantes et dotées de mécanismes de contrôle rigoureux pour garantir la transparence des scrutins.
Pour sa part le conférencier, Touré Nestor Naclan, a encouragé chacun des participants à dénoncer les pratiques frauduleuses et à exiger des élections libres et transparentes. « La démocratie se construit chaque jour par l’action collective et la défense des principes fondamentaux », a-t-il affirmé. « Pour garantir des élections libres, transparentes et inclusives, il est important d’éradiquer la corruption », a commenté Touré Victor de la société civile.
Une délégation de l’ambassade de Chine conduite par Sem Zhou Kangning, premier conseiller de cette Ambassade, a effectué une visite de travail le lundi 03 novembre 2025, à son siège du CNDH, sis à Cocody. Au menu de ces échanges, la situation générale des Droits de l’homme en Côte d’Ivoire. Il s’agissait également pour cette délégation d’envisager les perspectives d’une collaboration avec l’INDH ivoirienne. « Nous tenons à féliciter le CNDH, pour la qualité du travail qu’il abat chaque jour, nous sommes ici pour voir ensemble comment la Chine peut-elle accompagner le CNDH dans la mise en œuvre de son mandat », a-t-il commenté. Pour sa part, la présidente du CNDH, Madame Namizata Sangaré, a fait de part de ses attentes en terme d’accompagnement et d’appui vis-à-vis de cette chancellerie. Notamment l’augmentation du nombre des observations pour les élections législatives et l’appui de l’ambassade de Chine pour l’exécution du projet de construction de l’Institut des Droits de l’Homme. Ensemble les deux parties ont convenu de poursuivre les échanges en vue renforcer la collaboration.
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