Les femmes d’Abobo instruite sur la problématique de l’accès à l’eau et aux métiers des eaux.

Les femmes d’Abobo instruite sur la problématique de l’accès à l’eau et aux métiers des eaux.

La vision du Gouvernement ivoirien est d’assurer l’accès à l’eau potable à tous et à moindre coût, sur tout le territoire national, à travers le développement d’infrastructures hydrauliques de qualité.

Ainsi, dans l’optique de faire passer le taux d’accès à l’eau potable à 95% à l’horizon 2025, le Gouvernement s’est engagé à : (i) améliorer la gouvernance du secteur ; (ii) sécuriser les ressources mobilisables pour l’alimentation en eau potable ; (iii) réhabiliter et construire des infrastructures d’hydraulique de qualité ; (iv) renforcer les capacités humaines, techniques et financières des acteurs du secteur de l’eau et ; (v) promouvoir les innovations technologiques en matière d’hydraulique.

« Le gouvernement ivoirien met en œuvre, depuis 2017, le programme « Eau pour tous » pour régler le problème d’approvisionnement en eau potable. L’objectif de ce programme, estimé à 1 320 milliards de FCFA, est de permettre à toute la population d’avoir de l’eau potable d’ici à 2030 », a déclaré Monsieur le Ministre de l’Hydraulique Laurent TCHAGBA.

Avec un taux d’accès en 2021 à l’eau potable de 84% en zone urbaine contre 79% en hydraulique villageoise et 11% en hydraulique villageoise améliorée selon les statistiques de 2021, la Côte d’Ivoire poursuit ses actions pour gagner le pari de 100% de couverture.

Pour cela le pays ambitionne mobiliser un investissement de près de 5000 milliards dont plus de 10% réservés au renouvellement des infrastructures pour alimenter 13 millions d’habitants d’ici 2030.

Malgré les efforts consentis par l’Etat de Côte d’Ivoire ;  beaucoup de zones ont un accès limité à l’eau ou ont accès à une eau de mauvaise qualité (trop salée – pleine de fer).

C’est à l’effet de présenter les actions de l’Etat dans le secteur de l’eau, de l’assainissement et promouvoir le droit à l’eau pour tous que le Groupe Thématique « femme », a organisé le mercredi 12 juin 2024, une session sur le thème central ‘‘Eau – Assainissement et Femmes’’ ; avec pour objectif de susciter la participation citoyenne pour améliorer l’accès à l’eau pour tous. Ainsi trois communications ont été dites à cette session. La première a porté sur l’état des lieux de l’accès à l’eau potable en Côte d’Ivoire, la deuxième sur les métiers de l’eau et les opportunités pour les femmes et les jeunes filles et la troisième sur l’assainissement en milieux rural et urbain : Quelles responsabilités des femmes et des jeunes filles ?

Droit à la sécurité des personnes : La coopération entre forces de défense et de sécurité et population au cœur des débats

Droit à la sécurité des personnes : La coopération entre forces de défense et de sécurité et population au cœur des débats

Depuis la fin de la crise de la crise postélectorale la Côte d’Ivoire s’est engagée dans une vaste réforme du secteur de la sécurité pour tenir compte des nouvelles exigences sécuritaires et faire face aux défis émergents en matière de criminalité. Il est alors apparu nécessaire, de bâtir et de consolider la paix sociale et la stabilité des institutions publiques sur une nouvelle politique sécuritaire englobant « la sécurité humaine ».

A l’effet de susciter les contributions citoyennes , le Conseil National des Droits de l’Homme (CNDH) dans le cadre du projet « Appui à la promotion et à la protection des droits de l’Homme en Côte d’Ivoire » avec l’appui financier de l’Union européenne (UE) et, l’appui technique de l’Institut Danois des Droits Humains (IDDH), a initié des échanges entre forces de l’ordre et acteurs de la société civile afin de  renforcer  la collaboration entre les acteurs étatiques et non étatiques pour une meilleure promotion du droit à la sécurité des personnes tout en renforçant  la lutte contre l’insécurité dans les différentes localités de la Côte d’Ivoire.

La réforme du secteur de la sécurité (RSS), initié par le gouvernement a pour objectif principal de promouvoir, dans une approche collaborative sous la forme d’un « contrat social », la participation citoyenne à l’œuvre de la sécurité d’une part, et l’enracinement des valeurs cardinales au sein des forces de défense et de sécurité d’autre part.  Dans le cadre de cette RSS, un programme d’actions adopté et mis en œuvre par le gouvernement pour la période 2016-2020 vise à, promouvoir entre autres principes, le contrôle démocratique et la gouvernance économique comme quelques-uns des piliers centraux de la réforme du secteur de la sécurité.

A travers la promotion de ces principes, il s’agit d’accorder et faire jouer au citoyen, son rôle de partie prenante à part entière (acteur et bénéficiaire), voire de pierre angulaire de sa propre sécurité et celle de l’Etat, en l’impliquant de façon dynamique et proactive.

Pour rappel, la mise en œuvre de la réforme du secteur de la sécurité a vu l’adoption de lois de programmation militaire et de programmation des forces de sécurité intérieure dont les objectifs sont d’améliorer l’offre sécuritaire.  Les effets de la réforme de secteur de la secteur sécurité sont de plus en plus perceptibles en atteste les propos de feu le ministre Diakité : « La situation sécuritaire est devenue stable et l’indice de sécurité a favorablement évolué, passant de 3.4 en 2012 à 1.3 à fin 2018 sur une échelle de 5 ; l’évolution de l’indice de sécurité a été rendue possible grâce à la mise en œuvre d’une loi de programmation des forces de sécurité intérieure et aux réformes engagées par le gouvernement dans le secteur.»

Participation politique des femmes : le WILDAF fait un plaidoyer auprès du CNDH

Participation politique des femmes : le WILDAF fait un plaidoyer auprès du CNDH

Le réseau Women In Law and Developement in Africa/Femme, droit et développement en Afrique section Côte d’Ivoire (WILDAF) qui œuvre pour la promotion des droits des femmes et des enfants, milite pour plus de représentativité des femmes dans les assemblées élues et au poste de décision.

C’est dans ce cadre que ce réseau met en œuvre un projet dénommé « 50 % pour elles aussi !!! » qui vise à porter la participation des femmes et filles en Afrique de l’ouest à 50 % d’ici à 2030. Ce mouvement, dans le cadre de sa tournée de plaidoyer en Côte d’Ivoire entend mener une démarche à l’endroit des femmes leaders politiques pour échanger avec elles sur la participation des femmes en politique et avoir leur soutien dans la lutte visant à rendre effectives les lois votées qui permettent la participation politique des femmes et l’application de la norme paritaire de l’union africaine rappelé par l’article 09 du protocole à la charte des droits de l’homme et des peuples relatifs aux droits des femmes dit protocole de Maputo.

Tout en se réjouissant de cette approche, la vice-présidente du CNDH, Mme  Marie Paule Kodjo a indiqué qu’en la matière le CNDH a initié plusieurs activités avec notamment des sessions de formations des femmes candidates et membres des staffs de candidates et incite les partis politiques à mobiliser davantage les femmes en leur sein afin qu’elles puissent candidater à différentes postes électifs.

Pour la présidente du WILDAF-CI, Me Fadika Coulibaly Fatou, il s’agit d’encourager les autorités ivoiriennes à la mise en œuvre des textes régionaux et nationaux signés en la matière. C’est pourquoi, en plus du CNDH, son plaidoyer s’adressera au ministère de la femme, aux femmes leaders et aux organisations de la société civile.

Droit de l’homme et environnement : le CNDH échange avec Infos société civile

Droit de l’homme et environnement : le CNDH échange avec Infos société civile

Dans le cadre des activités qu’elle mène, l’ONG Infos société civile (ICS) a été reçu par une délégation du Conseil national des droits de l’homme conduite par M Hokou Légré, chef de cabinet de la présidente du CNDH.

Association de jeunes étudiants bénévoles  qui exerce 2021, ICS éduque, forme te vulgarise les messages sur les droits de l’homme et l’environnement auprès des populations. L’ONG compte organiser dans ce cadre la deuxième édition de son panel avec des thèmes autour du droit et de l’environnement. Il s’agira d’apprendre aux participants également la rédaction des actes et de les sensibiliser sur les connaissances et techniques de recyclage des déchets, a expliqué son président Diomandé Seydou. Il a par ailleurs sollicité l’accompagnement du CNDH pour cette édition qui se tiendra à la fin juin.

Salut aux couleurs : Les agents du CNDH invités à beaucoup plus d’empathie  

Salut aux couleurs : Les agents du CNDH invités à beaucoup plus d’empathie  

Pour la sixième séance annuelle de la cérémonie de salut aux couleurs, sous-tendue par la promotion de valeurs et attitudes à mette en œuvre au sein du CNDH et dans  l’exercice de la mission de service public, la communication de la Présidente du CNDH, Mme Namizata Sangaré a porté sur l’«empathie ».  Définie par les plus illustres dictionnaires du français comme l’empathie est définie comme  «la capacité intuitive de se mettre à la place de son prochain, de ressentir la même chose que lui, de s’identifier à lui dans une situation donnée ».  En d’autres termes, c’est la reconnaissance et surtout la compréhension des sentiments et des émotions d’un autre que soi, la capacité de s’identifier à autrui dans ce qu’il ressent.

« L’intérêt de cette valeur est que, dans le traitement de nos dossiers au quotidien, nous devons chercher à nous mettre dans la peau de nos pétitionnaires, usagers et requérants afin de mieux percevoir leurs besoins, leurs difficultés, leur état d’âme ou leurs souffrances endurées » a indiqué la Présidente du CNDH. Ainsi, par l’appropriation de l’empathie comme valeur morale, « nous nous sentirons dans une sorte d’obligation morale d’accélérer au mieux le traitement des dossiers, avant toute autre considération » a-t-elle souligné avant d’invité  « chacune et chacun » de ses collaborateur à faire preuve d’empathie dans ses rapports professionnels avec les usagers.

Ce fut également le cadre pour elle de souhaiter une bonne fête des mères à ses collaboratrices «  belles, fortes, entreprenantes, infatigables, dignes et vertueuses,».

Responsabilité des jeunes en politiques: Le CNDH pose le débat à Bouaké

Responsabilité des jeunes en politiques: Le CNDH pose le débat à Bouaké

Après les communes du district d’Abidjan,  le CNDH en collaboration avec le NDI  a délocalisé  sa session du mécanisme avec les partis politiques à Bouaké autour du thème : « La responsabilisation des jeunes dans les partis politiques : état des lieux, défis et perspectives »

Bouaké est un pôle de développement et une ville universitaire importante où se nouent des alliances, et où ont lieu des batailles politiques qui renforcent le processus démocratique. Les jeunes de cette cité qui regorge d’énormes potentialités, ne doivent pas rester en marge de ce processus dans lequel ils ont un rôle fondamental à jouer, notamment dans la mobilisation, l’animation des partis politiques, la prise de décision, les opérations de vote, la définition des projets de société, la consolidation de la paix, a indiqué d’entrée la présidente du CNDH, Namizata Sangaré.

« L’étape de Bouaké nous offre à travers ce mécanisme au sein duquel nous interagissons sur la situation des droits de l’Homme et sur les besoins des partis, en termes de renforcement des capacités, de faire connaitre davantage le rôle des partis politiques, leurs attentes et aspirations politiques ainsi que leur importance et leur influence dans la gouvernance en Côte d’Ivoire » a expliqué la présidente du CNDH. Il s’agissait de faire un état des lieux de la participation politique des jeunes dans les partis politiques, d’identifier les obstacles et comment améliorer de façon concrète leur représentation dans les assemblées élues.

Les stéréotypes traditionnels  présentent les jeunes comme de nouveaux arrivants, sans l’expérience nécessaire pour prendre des décisions politiques. Et pourtant, notre société doit faire face aux attentes de cette puissance. Les jeunes veulent plus de places dans les instances de décisions et dans les assemblées élues.  « Nous ne devons plus voir la jeunesse comme une compétence subsidiaire, mais comme un puissant analgésique pour nos démocraties » a expliqué Mme Namizata Sangaré.

Selon elle, les jeunes ne sont pas une force par défaut, mais un pouvoir sur lequel il faudra compter pour tous les changements que nous souhaitons pour notre pays. La jeunesse permet aux formations politiques de puiser dans leur force vitale, de telle sorte que, quoi qu’il arrive, ils ne sont jamais ligotés par l’archaïque ou le séculaire. Les jeunes sont la force qui irrigue le cœur des partis et groupements politiques.

C’est pourquoi, le CNDH estime que nous  devons les inclure dans tous les programmes et politiques publiques, combattre les exclusions et les discriminations qui les laissent de côté. Ils doivent être impliqués dans la résolution des sujets d’intérêt majeurs pour eux, comme l’emploi, l’éducation, l’innovation technologique, l’exploitation des ressources, le climat etc.

Pour cette étape, les jeunes du RHDP, du PDCI, du PPACI et du FPI étaient face à face dans un débat.

Pour rappel, les jeunes représentent plus de 70% de la population. Malgré leur poids démographique, l’engagement politique des jeunes dont l’âge est compris entre 25 et 34 ans demeure très faible, comme l’attestent les données des dernières élections municipales et régionales.

Pour 5225 candidats aux régionales, il a été enregistré 344 candidatures de jeunes de 25 à 34 ans, soit 6,58 %. Pour les municipales, nous avons eu 3 243 candidatures de jeunes sur un total de 30 084, soit 10, 77%.

Le constat est implacable. En tant que groupe, les jeunes sont vulnérables et sous-représentés. Ils ont, à ce titre, vocation à bénéficier d’une attention particulière dans les initiatives et stratégies.

Selon Parline UIP, une plateforme de l’Union Interparlementaire qui recense les données sur les parlements nationaux, l’âge moyen des députés en Côte d’Ivoire est de 55 ans, avec  0,39 % pour les députés ayant moins de 30 ans ou moins, et 3,15 pour ceux ayant 40 ans ou moins. L’Assemblée Nationale compte aujourd’hui une seule femme jeune et le Sénat un seul jeune.

La situation des élèves et étudiants handicapés de Bouaké au cœur d’une rencontre

La situation des élèves et étudiants handicapés de Bouaké au cœur d’une rencontre

Dans le cadre des rencontres thématiques des personnes en situation de handicap, la commission régionale du Gbêkê (CRDH-Gbêkê) a organisé, ce mardi 28 mai 2024, à son siège, une activité autour du thème «  Réalisation des droits des personnes en situation de handicap : Quelles réalités en milieu scolaire et estudiantin? »

 Un cadre idoine pour enseigner à ces derniers leurs droits et de les inviter à les revendiquer utilement.

Formation : Ouverture de la 8ème session délocalisée d’Abidjan de formation en droit international des droits de l’homme

Formation : Ouverture de la 8ème session délocalisée d’Abidjan de formation en droit international des droits de l’homme

La 8ème session délocalisée d’Abidjan de formation en droit international des droits de l’homme organisée par la Fondation Friedrich Naumann en collaboration avec le Conseil national des droits de l’Homme et la Fondation René Cassin (Institut International des droits de l’Homme), s’est ouvert ce lundi 27 mai 2024.  

Cette session qui va durer une semaine,  vise à renforcer les capacités des participants en Droit international des droits de l’homme pour mieux comprendre, prévenir et combattre efficacement les nouvelles formes de criminalité qui entravent le développement, la paix, et la sécurité en Afrique.  Les auditeurs de cette session seront édifiés sur la lutte contre les nouvelles formes de criminalité, leur ampleur, les causes ainsi que ses répercussions en matière de sécurité, de gouvernance, sur la société, l’économie, les droits de l’Homme. «  Les participants issus de la Côte d’Ivoire et autres pays d’Afrique de l’Ouest, composés d’enseignants, de magistrats, de  juristes, d’avocats, d’étudiants, de forces de défense et de sécurité, de guides religieux et de membres d’organisations de la société civile, à travers leurs profils divers, montrent tout l’intérêt à former de nouveaux défenseurs des droits de l’homme sur le continent africain, rompus à la lutte contre la criminalité » a indiqué la Président du CNDH, Mme Namizata Sangaré.  Poursuivant, elle a indiqué que le crime évolue et s’adapte continuellement avec les mutations de notre société et notre réponse à ce phénomène doit également s’adapter à ses nouvelles formes.

Alors que le trafic de drogues et le terrorisme constituent les problèmes majeurs des trois dernières décennies, de nouvelles formes d’activités criminelles ont fait jour comme la traite des êtres humains, le trafic de migrants, de biens illicites, le trafic de biens culturels, la cybercriminalité, l’exploitation sexuelle des enfants, les crimes contre l’environnement etc.,

C’est pourquoi dira-t-elle, « Nous devons trouver ensemble les voies et moyens de protéger les populations et les victimes de ces formes de criminalité. Cela passe par la formation de haut niveau, comme la présente session qui mettra un accent particulier sur la prévention et la nécessité de disposer de cadres législatifs et des politiques publiques robustes, adaptés à la réponse politique. »

Cette rencontre devrait aider les participants et les groupes de citoyens à revisiter  les Systèmes africain et international des Droits de l’Homme. Il s’agit à ce niveau de déterminer si les lois de nos Etats contre la criminalité constituent une base solide pour lutter contre ce phénomène, identifier les améliorations nécessaires et plaider pour des stratégies proactives de lutte intégrant les échanges d’informations, le développement des compétences en matière d’analyse, le renforcement de la coopération entre les services chargés de l’application de la loi aux niveaux régional et continental.

M. Epiphane Zoro, Président de la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance, parrain de la présente cérémonie, a prononcé une conférence inaugurale.

Ouverture à Abidjan d’un atelier de partage de capitalisation des bonnes pratiques sur le suivi du respect des Droits de l’Homme en période électorale et sur la collaboration dans le cadre de la visite des lieux de privation de libertés

Ouverture à Abidjan d’un atelier de partage de capitalisation des bonnes pratiques sur le suivi du respect des Droits de l’Homme en période électorale et sur la collaboration dans le cadre de la visite des lieux de privation de libertés

La présidente du CNDH, par ailleurs présidente de l’Association francophone des INDH  (AFCNDH) a procédé ce jeudi 23 mai à l’ouverture d’un atelier de partage de capitalisation des bonnes pratiques sur le suivi du respect des Droits de l’Homme en période électorale et sur la collaboration dans le cadre de la visite des lieux de privation de libertés organisé par l’AFCNDH en partenariat avec l’OIF et l’AFD.

Le premier axe de cet atelier vise visant à renforcer les capacités des INDH et des OSC à travers le partage de bonnes pratiques entre pairs sur les techniques de suivi du respect des droits de l’Homme par les INDH en période électorale. Il s’agit également de sensibiliser et  de renforcer leurs capacités sur les enjeux des droits de l’Homme en période électorale et la préparation de la période électorale par une INDH.

Le second axe de l’atelier  porte sur la collaboration des INDH et les  OSC sur la visite des lieux de privation de liberté. Il a pour objet de renforcer les stratégies de collaboration dans le cadre des visites des lieux de privation de liberté et de développer de bonnes pratiques de suivi des recommandations.

« Sur le premier axe de notre atelier, je voudrais rappeler que les rendez-vous électoraux en Afrique, loin d’être des rendez-vous d’expression d’une vitalité démocratique, sont souvent des moments de craintes et de peurs pour la paix et la sécurité » a rappelé Mme Namizata Sangaré. Ces dernières années, des processus électoraux se sont tenus ou ont lieu dans un contexte de crise qui perdure.

Face à ce contexte, cet atelier permettra de répondre à plusieurs questions entre autres, comment accompagner les Gouvernements et les Organes de gestion des élections (OGE) en vue de parvenir à des élections apaisées et sans violence ? Quels types de collaboration dans le cadre du suivi des droits de l’Homme en période électorale et avec quels outils de suivi?  Comment réussir le monitoring d’un processus électoral ?  Quelles sont les bonnes pratiques sur la participation des déplacés internes aux  processus électoraux ? etc.

Les participants  à cet atelier partageront pendant deux jours leurs expériences sur le cycle électoral et le cadre juridique des élections propre à leur pays, les outils pour l’information et l’éducation des électeurs, le monitoring de la campagne électorale, la prévention des violences à l’égard des femmes, des déplacés et des personnes en situation de handicap, ou encore comment organiser une mission d’observation électorale réussie.

Cet atelier contribuera à la consolidation de la paix dans l’espace francophone, à travers la mise en œuvre du « principe des 3 P » : Prévention, Promotion et Protection des Droits de l’Homme.

Concernant le second axe, la présidente de l’AFCNDH a indiqué qu’il s’agit de faire le point des avancées de l’atelier de novembre 2023 sur les différents « Mécanismes Détention » de la Côte d’Ivoire, du Bénin, de la RDC et du Cameroun.

« L’état des lieux de la mise en œuvre des actions de la feuille de route  élaborée en novembre permettra, sous l’œil avisé de notre expert Salvatore Sagues et Philippe Mourier, que je remercie pour leur disponibilité, d’identifier les défis et  les difficultés rencontrés » a-t-elle souhaité.

Cadre juridique et  mécanismes de protection des défenseurs des droits de l’homme : l’AFCNDH en partenariat avec l’AFD, la francophonie et le CNDH en séminaire à Abidjan

Cadre juridique et  mécanismes de protection des défenseurs des droits de l’homme : l’AFCNDH en partenariat avec l’AFD, la francophonie et le CNDH en séminaire à Abidjan

Depuis 1998, date de l’adoption par l’Assemblée Générale des Nations Unies de la déclaration sur les défenseurs des droits humains (DDH), de nombreuses initiatives et programmes ont été lancés par la communauté internationale permettant de mieux prévenir les atteintes aux droits des DDH et de sauver des milliers de vies. Néanmoins, la situation des DDH dans le monde reste très préoccupante, comme le montrent les rapports des principales organisations de défense des droits humains et du Rapporteuse spéciale sur la situation des DDH. Les menaces auxquelles font face les DDH sont multiformes (physiques, psychologiques, juridiques, économiques et sociales), et peuvent dépendre de l’interaction de facteurs multiples, dont la mauvaise gouvernance, l’absence d’état de droit, la montée de l’intolérance et du fondamentalisme politiques ou religieux, ou encore de tensions autour des enjeux de développement.

De nombreux acteurs – politiques, économiques, religieux, étatiques ou non étatiques – peuvent participer, par action ou par omission, à la commission de violations des droits des DDH. La situation est encore aggravée par une augmentation du nombre de lois et réglementations répressives visant à délégitimer et à incriminer les activités des DDH, en particulier en limitant leur financement ou en entravant leurs activités par de lourdes exigences bureaucratiques.

Toutefois, malgré l’importance reconnue des mécanismes, les positions des États peuvent varier considérablement. Certains États sont fortement engagés dans la protection des droits de l’homme et soutiennent activement ces mécanismes, tandis que d’autres peuvent être réticents ou hostiles en raison de préoccupations liées à la souveraineté nationale, à la sécurité nationale ou à la perception des défenseurs des droits de l’homme comme des adversaires politiques.

Ainsi donc leur mise en place et leur fonctionnement sont souvent entravés par divers obstacles institutionnels, politiques et socio-culturels. De nombreux États hésitent ou refusent de soutenir pleinement ces mécanismes, craignant qu’ils ne sapent leur autorité ou mettent en lumière des violations des droits de l’homme commises par leurs propres agents.

Pour adresser une telle question, l’Association francophone des commissions de droits de l’homme (AFCNDH), présidé par Mme Namizata Sangaré organise du 21 au 22 mai un atelier ide renforcement de collaboration dans le cadre de la mise en œuvre des mécanismes de protection des défenseurs  avec pour objectif de renforcer la collaboration entre les Institutions Nationales des Droits de l’Homme et les différentes parties prenantes afin de garantir une mise en œuvre efficace des mécanismes de protection des défenseurs des Droits de l’Homme.