Liste électorale provisoire : Le CNDH interpelle l’ensemble du corps social

Liste électorale provisoire : Le CNDH interpelle l’ensemble du corps social

Après l’affichage des listes électorales provisoires par la Commission électorale indépendante (CEI), le Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) constate dans des régions que certaines de ces listes sont déchirées par des inconnus.

Au-delà du caractère répréhensible de ces actes (Puni par les articles 238 et suivants du code pénal), le CNDH appelle les populations à donner dos à la violence et à user des voies de recours légales pour toute réclamation.

Le CNDH invite également l’ensemble du corps social à œuvrer pour un climat de paix avant, pendant et après les élections.

Le droit de réunion pacifique ne peut faire l’objet de restrictions générales, estime le Comité des droits de l’homme de l’ONU

Le droit de réunion pacifique ne peut faire l’objet de restrictions générales, estime le Comité des droits de l’homme de l’ONU

Le Comité des droits de l’homme des Nations Unies a publié mercredi son interprétation du droit de réunion pacifique, rappelant que ce dernier est un droit fondamental ne pouvant faire l’objet de restrictions d’ordre général. 

Les membres du Comité ont publié un avis juridique complet, également appelé « observation générale », concernant l’article 21 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) à propos du droit fondamental de réunion pacifique. Cet avis définit la portée de la réunion qui s’applique à la fois aux rassemblements physiques et à ceux organisés virtuellement ou en ligne. Il souligne aussi les obligations des gouvernements à cet égard. 

L’avis publié par le Comité intervient en pleine pandémie de Covid-19 et dans le contexte des manifestations contre le racisme organisées partout dans le monde. Selon les experts indépendants onusiens du Comité, les récents développements, dont le coronavirus, « ont créé des défis sans précédent » à la réalisation de l’article 21 du Pacte. « Les protestations mondiales en faveur de Black Lives Matter (la vie des Noirs comptent) ont souligné son importance », ont également relevé les membres du Comité.

Les références généralisées à l’ordre public ou à la sécurité publique, ou à un risque non spécifié de violence potentielle ne sont pas des motifs solides pour les gouvernements d’interdire les rassemblements pacifiques – Christof Heyns,  membre du Comité des droits de l’homme des Nations Unies

L’observation générale précise comment le terme de « réunion pacifique » doit être compris. Elle établit également des normes pour aider les 173 pays qui ont ratifié le PIDCP à remplir leurs obligations en vertu de cet instrument international. « Les références généralisées à l’ordre public ou à la sécurité publique, ou à un risque non spécifié de violence potentielle ne sont pas des motifs solides pour les gouvernements d’interdire les rassemblements pacifiques », a déclaré Christof Heyns, le membre du Comité qui a fait office de rapporteur pour la rédaction de l’observation générale. « Toute restriction à la participation à des réunions pacifiques devrait être fondée sur une évaluation différenciée ou individualisée de la conduite des participants. Des restrictions générales à la participation à des rassemblements pacifiques ne sont pas appropriées », a-t-il expliqué. 

Le droit de réunion pacifique constitue « le fondement même d’une société démocratique » 

L’observation générale du Comité a également fourni des orientations sur un certain nombre de questions soulevées lors des récentes manifestations. Elle précise notamment que les personnes participants à des rassemblements ont le droit de porter un masque ou une cagoule pour se couvrir le visage. Elle rappelle aussi aux gouvernements qu’ils « ne doivent pas recueillir de données personnelles pour harceler ou intimider les participants ». « Les gouvernements ne peuvent pas non plus bloquer les réseaux Internet ou fermer un site web en raison de leur rôle dans l’organisation ou la sollicitation d’une réunion pacifique », rappellent les experts onusiens. 

Le Comité a également déclaré que les gouvernements ont des « obligations positives » en vertu du Pacte pour faciliter les réunions pacifiques et protéger les participants contre les abus potentiels d’autres membres du public. Les Etats ont également des « devoirs négatifs », comme celui de ne pas interdire, restreindre, bloquer ou perturber les assemblées sans justification convaincante. 

« C’est un droit humain fondamental pour les individus de se joindre à une réunion pacifique pour s’exprimer, pour célébrer ou pour exprimer des griefs », a insisté M. Heyns. « Avec d’autres droits liés à la liberté politique, il constitue le fondement même d’une société démocratique, dans laquelle les changements peuvent être recherchés par la discussion et la persuasion, plutôt que par le recours à la force », a-t-il ajouté. 

Les travailleurs migrants et les demandeurs d’asile peuvent aussi exercer le droit de réunion pacifique

Plus largement, toute restriction de la participation à des assemblées pacifiques doit finalement être fondée sur une évaluation différenciée ou individualisée du comportement des participants. « Des restrictions générales à la participation à des assemblées pacifiques ne sont pas appropriées », a souligné M. Heyns. 

 

Par ailleurs, chaque personne, y compris les enfants, les ressortissants étrangers, les femmes, les travailleurs migrants, les demandeurs d’asile et les réfugiés, peut exercer le droit de réunion pacifique. Celle-ci peut prendre de nombreuses formes : « dans des espaces publics et privés, à l’extérieur, à l’intérieur et en ligne ». 

L’observation générale a également souligné le droit des journalistes et des observateurs des droits de l’homme de surveiller et de documenter toute assemblée, y compris les assemblées violentes et illégales. Ces derniers ne doivent pas faire l’objet d’actes de représailles ou d’autres formes de harcèlement, et leur matériel ne doit pas être confisqué ou endommagé. 

« Même si un rassemblement est déclaré illégal ou est dispersé, cela ne met pas fin au droit de le suivre et le surveiller », estiment les experts indépendants de l’ONU. 

Le Comité des droits de l’homme des Nations Unies est composé de 18 experts qui surveillent la mise en œuvre du Pacte. L’observation générale est le premier grand instrument international qui a été rédigé en ligne, les experts n’ayant pas pu se réunir en personne en raison de la pandémie de Covid-19.

source: https://news.un.org/


Des manifestants rassemblés à Union Square à New York pour demander justice et pour protester contre le racisme aux États-Unis après le meurtre de George Floyd
29e Session du forum des droits de l’homme:  La santé et la sécurité en période électorale au cœur des débats

29e Session du forum des droits de l’homme: La santé et la sécurité en période électorale au cœur des débats

En octobre 2020, la Côte d’ivoire, se soumettra à une échéance électorale à enjeux élevés : l’élection présidentielle. Au-delà des implications politiques liées à tout scrutin, cette élection a la particularité de se tenir dans un contexte pré-électoral, marqué par une situation sanitaire et sécuritaire préoccupantes. En vue de permettre  une meilleure appréciation de cette situation, le  CNDH a organisé  la 29e session du Forum des Droits de l’Homme autour du thème : « Santé, sécurité et élections : quelle gouvernance ? » le mardi 28 juillet 2020, à son siège sis à Cocody, les II Plateaux Vallons. Il s’agissait à travers cette session du Forum, de faire une évaluation de la situation sanitaire et sécuritaire, afin de mieux appréhender le contexte de l’élection présidentielle de 2020. Cette rencontre a été meublée par trois communications dont la première sur  «  Les défis d’une élection libre, transparente et sans violence », a été présenté par M. N’ZI Moro Nicaise, spécialiste en gouvernance électorale. Quand le thème « COVID 19 et risques sanitaires en période électorale », a été l’affaire de Dr Anicet ZRAN, diplômé en histoire de la santé, spécialité épidémie et pandémie. Le dernier sous-thème « Election d’octobre 2020 : les défis sécuritaires »  a été décortiqué par Dr Arthur BANGA, diplômé en histoire de l’armée, spécialité armées africaines. Au de la pertinence  des échanges, la présidente du CNDH, Madame Namizata Sangaré, a promis de reverser les recommandations  aux autorités compétentes. 

75 ans de l’ONU : il est maintenant temps de reconstruire en mieux

75 ans de l’ONU : il est maintenant temps de reconstruire en mieux

L’Organisation des Nations Unies fête son 75e anniversaire à un moment où le monde est en proie à de profonds bouleversements, aggravés par une crise sanitaire mondiale sans précédent qui a de graves répercussions économiques et sociales. En sortirons-nous plus forts et mieux parés pour travailler ensemble ? Ou, au contraire, la méfiance et l’isolement vont-ils encore s’accroître ? L’année 2020 doit être celle du dialogue, celle où, constitués en famille humaine, nous entreprendrons, ensemble, d’examiner nos priorités et de rechercher les moyens de bâtir un avenir meilleur pour tous.

 

POURQUOI LE FAIRE MAINTENANT ?

La Covid-19 nous rappelle, cruellement, combien il est nécessaire de coopérer par-delà les frontières, les groupes et les générations. Notre riposte déterminera la vitesse à laquelle le monde se remettra de cette crise ; elle conditionnera la réalisation des objectifs de développement durable et la prise en charge des défis urgents – de la crise climatique aux pandémies, en passant par les inégalités, les nouvelles formes de violence et l’évolution rapide des technologies et de nos populations.

Or, alors même que nous avons, plus que jamais, besoin d’une action collective, le soutien à la coopération mondiale flanche. Dans de nombreux pays, la confiance publique dans les institutions traditionnelles est en déclin et les relations entre les pays sont mises à rude épreuve. Cette pandémie va-t-elle unir le monde ? Où va-t-elle conduire à une plus grande défiance ? Le dialogue – et l’action – à l’échelle mondiale sont plus urgents que jamais.

 

QUE FAIT ONU75 ?

 

En janvier 2020, nous avons lancé notre initiative de dialogue mondial, et des discussions se sont tenues en tous lieux, des écoles aux conseils d’administration, à travers le monde. Pour assurer une diffusion aussi large que possible, nous avons noué des partenariats avec des organisations de jeunes, de la société civile, des milieux d’affaires et des médias, et nous avons créé une enquête à laquelle il est rapide et aisé de répondre, en une minute.

Nous avons toujours insisté sur la participation en ligne, dans le cadre de dialogues virtuels et sur les réseaux sociaux, et nous le faisons encore plus dans le contexte de la Covid-19. Nous travaillons également avec nos partenaires pour transposer dans l’espace numérique les manifestations prévues et pour trouver des moyens novateurs d’y faire participer le public, conformément aux directives de l’OMS et aux réglementations sanitaires locales.

 

POURQUOI PARTICIPER ?

Il est vital de faire entendre sa voix en ce moment crucial pour le monde. Vos avis, vos craintes et vos idées seront présentés aux dirigeantes et dirigeants mondiaux et aux hauts responsables de l’Organisation lors de la célébration officielle du 75e anniversaire de l’ONU à l’Assemblée générale des Nations Unies, en septembre 2020. Après septembre, des groupes du monde entier se retrouveront pour examiner la meilleure manière de faire avancer les priorités et les propositions ainsi rassemblées.

 

Chaque conversation est une occasion d’encourager les participants à prendre des initiatives à leur niveau, à la suite de ce qu’ils ont entendu et appris. Ces conversations peuvent conduire à des prises de conscience et fournir des données factuelles dont les organisations nationales et internationales pourront se servir dans la pratique. Les conclusions peuvent par exemple inspirer de nouvelles formes de programmes, d’investissements, de partenariats et de campagnes. L’équipe d’ONU75 est en passe de mettre au point une plateforme mondiale qui permettra de diffuser les principales conclusions des débats.

 

COMMENT PARTICIPER ?

 

  • Répondez à notre enquête d’une minute et faites-la circuler largement : www.un75.online.
  • Consultez la boîte à outils ONU75, qui oriente sur les moyens de participer à la discussion, d’encourager la conversation et d’amplifier les messages, à travers les voies de communication et dans les collectivités, pour s’exprimer et se faire entendre. Nous ajouterons d’autres informations sur les dialogues en ligne dans les prochains jours.
  • Suivez @JoinUN75 et #ONU75 dans les médias sociaux (Twitter, Facebook, Instagram) et ajoutez votre voix aux témoignages de celles et ceux qui ont déjà participé.

Source : https://www.un.org/fr/un75

 

L’ONU appelle à protéger la santé et les droits des femmes et des filles, une tâche rendue plus ardue par la Covid-19

L’ONU appelle à protéger la santé et les droits des femmes et des filles, une tâche rendue plus ardue par la Covid-19

En cette Journée mondiale de la population, célébrée chaque année le 11 juillet, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a appelé à préserver les soins de santé sexuelle et procréative, à protéger la santé et les droits des femmes et des filles, et à mettre fin à la violence de genre.

« La pandémie a rendu notre tâche beaucoup plus ardue, mais nous devons persévérer », a-t-il dans un message.

La pandémie de Covid-19 aggrave en effet les inégalités et les vulnérabilités préexistantes, en particulier pour les femmes et les filles.

« Alors que, dans de nombreux pays, la population est confinée et le système de santé mis à rude épreuve, la santé sexuelle et procréative est reléguée au second plan et la violence de genre est en augmentation », a noté le Secrétaire général.

Le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) prévoit que, si les mesures de confinement accompagnées de perturbations majeures des services de santé devaient se poursuivre pendant encore six mois, ce sont 47 millions de femmes qui, dans les pays à faible revenu ou à revenu intermédiaire, risquent de ne pas pouvoir accéder à des moyens de contraception modernes, ce qui entraînerait 7 millions de grossesses non désirées.

Quelque 31 millions de nouveaux cas de violence de genre pourraient également faire leur apparition.

Chaque année, des millions de filles subissent des pratiques qui leur portent un préjudice physique ou psychique, les privant ainsi de leur droit de réaliser pleinement leur potentiel.

Mutilations génitales féminines et mariages forcés

Selon l’édition 2020 de l’État de la population mondiale, récemment publiée par l’UNFPA, plus de 4 millions de filles subiront, cette année, des mutilations génitales féminines et 12 millions seront soumises à un mariage forcé. Les mesures de confinement motivées par la pandémie ne feront qu’aggraver la situation.

Par des déclarations et des accords internationaux, notamment le Programme de développement durable à l’horizon 2030 et le Programme d’action de la Conférence internationale sur la population et le développement, la communauté internationale s’est engagée à assurer un accès universel aux services de santé sexuelle et procréative, à répondre aux besoins insatisfaits en matière de contraception et à mettre fin à toutes les formes de violence à l’égard des femmes et des filles, y compris les pratiques préjudiciables, d’ici à 2030.

 

« Nous ne pouvons tolérer que la pandémie anéantisse les progrès que nous avons accomplis pour atteindre ces objectifs », a déclaré le Secrétaire général.


UNICEF/Bindra
Des femmes maliennes participent à une session de sensibilisation sur les mutilations génitales féminines à Bamako, la capitale du Mali. La session était dirigée par l’organisation Sini Sanuma, une ONG locale partenaire de l’UNICEF
Une délégation de la FIDHOP en visite de travail au CNDH

Une délégation de la FIDHOP en visite de travail au CNDH

Une délégation de la Fondation ivoirienne pour l’observation et la surveillance des droits de l’Homme et de la vie politique (FIDOHP) a effectué une visite de travail au Conseil National des Droits de l’Homme (CNDH), le vendredi 10 juillet 2020. L’objet de cette visite, selon le chef de délégation, Monsieur Saturnin Gaudet, était d’une part d’informer les autorités du CNDH de la relance de leurs activités. Et d’autre part, leur marquer sa volonté à collaborer. Madame Namizata Sangaré, présidente du CNDH, a salué cette démarche de ses hôtes, qui pour elle, ne font que prendre leur place dans la maison commune, leur maison qu’est le CNDH. C’est à juste titre qu’elle les a invités à se joindre au forum des droits de l’homme qui est une plateforme d’interaction entre la société civile et le CNDH. Ensemble les deux parties ont évoqué les perspectives d’une collaboration pour le renforcement de la cohésion sociale et la construction de la démocratie en Côte d’Ivoire.

L’UNESCO met en garde contre de faux certificats censés valider l’exportation de biens culturels africains

L’UNESCO met en garde contre de faux certificats censés valider l’exportation de biens culturels africains

L’UNESCO a appelé mercredi à la plus grande vigilance après avoir été saisie de nombreux signalements d’escroquerie et de trafic illicite de biens culturels en provenance d’Afrique, réalisés sous le couvert de faux documents, en vertu desquels l’agence onusienne autoriserait ce commerce et certifierait même la valeur de collections. 

Ces documents arborent frauduleusement le nom et le logo de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), en utilisant parfois de fausses cartes professionnelles ou en usurpant le nom de fonctionnaires en poste, a précisé l’agence onusienne dans un communiqué de presse.

La majorité des victimes résident en France, ont souvent des liens avec des pays d’Afrique francophone et pensent connaître les pratiques locales. Le montant cumulé des préjudices est estimé à plus d’un million d’euros.

L’UNESCO a indiqué que le cas échéant elle saisirait la justice pour mettre fin à ces fraudes et fausses représentations. Elle appelle toutes les personnes sollicitées par ce type d’offres à y prêter la plus grande attention et à ne pas y donner suite sans une vérification scrupuleuse. Elle les appelle à se signaler auprès des autorités judiciaires compétentes.

Pour la Directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay, « le trafic illicite des biens culturels est un fléau mondial, lucratif, le plus souvent lié aux autres filières du crime organisé, y compris le financement du terrorisme. Il affecte toutes les régions du monde notamment l’Afrique. Ces malversations constituent une atteinte à la culture ».

Convention de 1970

L’agence onusienne célèbre cette année les cinquante ans de la Convention adoptée en 1970 pour lutter contre le trafic illicite de biens culturels. Le rôle de l’UNESCO est de faciliter la coopération entre États, d’assurer le partage des informations et la mise en œuvre des mesures à prendre pour interdire et empêcher l’importation, l’exportation et le transfert de propriété illicites des biens culturels.

Au cours des cinq dernières années, l’UNESCO a aidé plusieurs dizaines de pays à transcrire dans leurs lois nationales les dispositions de prévention de lutte contre le trafic illicite de biens culturels contenues dans la Convention de 1970, et encouragé la restitution des objets illégalement déplacés de leur territoire..

L’agence onusienne a organisé en partenariat avec ses partenaires – l’Organisation internationale de police criminelle (INTERPOL), l’Organisation mondiale des douanes, le Conseil international des musées (ICOM) et la Convention UNIDROIT, plus de 80 sessions de formation et de renforcement des capacités auprès des représentants des États et de leurs ministères concernés, des services de police et des douanes, et des professionnels de musées. 

L’UNESCO ne délivre aucun certificat ni aucune autorisation de commercialisation de biens culturels. 


Photo ONU/Marco Dormino
Un habitant de Tombouctou, au Mali, passe devant la mosquée de Djingareyber. La ville a une large collecction de manuscrits anciens inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Quatre femmes africaines nommées à des postes de direction à l’ONU

Quatre femmes africaines nommées à des postes de direction à l’ONU


De haut en bas et de gauche à droite : Giovanie Biha (Burundi), Représentante spéciale adjointe pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS) ; Diene Keita (Guinée), Directrice exécutive adjointe en charge des programmes à UNFPA ; Najat Rochdi (Maroc), Coordonnatrice spéciale adjointe pour le Liban (UNSCOL) ; et Elizabeth Maruma Mrema (Tanzanie), Secrétaire exécutive de la Convention sur la diversité biologique (CBD)

Sur les cinq femmes qu’il a nommé à des postes de haute responsabilité onusienne au mois de juin, António Guterres a choisi quatre Africaines de la Tanzanie, du Maroc, de la Guinée et du Burundi. Dès le début de son mandat, le neuvième Secrétaire général de l’ONU avait affiché un objectif clair : assurer la parité au sein des Nations Unies. Un objectif déjà réalisé au sein de son équipe de direction composée de hauts fonctionnaires occupant le rang de Secrétaire général adjoint et parmi les coordinateurs résidents qui dirige les équipes-pays de l’ONU déployés dans le monde, et qu’il entend poursuivre à tous les niveaux de l’organisation.

Elizabeth Maruma Mrema confirmée à la Convention sur la diversité biologique

Le 8 juin, M. Guterres a annoncé la nomination d’Elizabeth Maruma Mrema, de la Tanzanie, en tant que Secrétaire exécutive du Secrétariat de la Convention sur la diversité biologique (CBD). Une nomination qu’il a annoncée à l’issue de consultations avec le Bureau de la Conférence des Parties à la CDB.

Mme Mrema occupait déjà ces fonctions depuis décembre 2019 à titre intérimaire après le départ de la Roumaine Cristiana Pașca Palmer. Elle dispose de plus de deux décennies d’expérience à l’ONU et d’une vaste expérience en droit et politique de l’environnement mondial et dans la mise en œuvre de programmes environnementaux et de développement durable ainsi qu’une connaissance approfondie des processus multilatéraux.

Avant de prendre les rênes de la CBD, dont le siège est à Montréal, au Canada, la Tanzanienne a été Directrice de la Division juridique du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), à Nairobi, au Kenya. De 2009 à 2012, elle a occupé les fonctions de Secrétaire exécutive du PNUE/Secrétariat de la Convention sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage, ainsi que le poste de Secrétaire exécutive par intérim du PNUE/ASCOBANS (l’Accord sur la conservation des petits cétacés de la mer Baltique, du nord-est de l’Atlantique et des mers d’Irlande du Nord) et de Secrétaire exécutive par intérim du PNUE/Accord Gorilla, tous basés à Bonn, en Allemagne.

Avant de rejoindre le PNUE, Mme Mrema a travaillé au Ministère des affaires étrangères et de la coopération internationale de son pays, la Tanzanie. Pendant son mandat au ministère, elle a également enseigné le droit international public et la diplomatie des conférences au Centre pour les relations étrangères et la diplomatie de la Tanzanie. 

Mme Mrema est titulaire d’un master en droit de l’Université Dalhousie, à Halifax, au Canada, d’un diplôme de troisième cycle en relations internationales et diplomatie du Centre pour les relations étrangères et la diplomatie de Dar-es-Salaam, en Tanzanie, et d’une licence en droit de l’Université de Dar-es-Salaam, en Tanzanie. 

Najat Rochdi : du bureau de l’envoyé pour la Syrie à celui du coordinateur pour le Liban

Le 19 juin, António Guterres a annoncé la nomination de Najat Rochdi, du Maroc, en tant que Coordonnatrice spéciale adjointe pour le Liban, au Bureau du Coordonnateur spécial des Nations Unies pour le Liban (UNSCOL), dirigé par le Slovaque Jan Kubis et Coordonnatrice résidente. Elle occupera aussi les fonctions de Coordonnatrice humanitaire.

Mme Rochdi succède au Suisse Philippe Lazzarini qui a pris ses nouvelles fonctions de Commissaire général de l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA).

Cette femme marocaine de 59 ans arrive au Liban avec plus de 20 années d’expérience dans le développement et l’aide humanitaire ainsi que dans la coordination internationale en zone de conflit et de post-conflit, notamment dans le cadre de sa dernière affectation en tant que Conseillère principale auprès de l’Envoyé spécial pour la Syrie, Geir O. Pedersen, et directrice de « Peer to Peer » au Bureau pour la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA), à Genève.

Auparavant, Mme Rochdi a été Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général de l’ONU aux côtés du Gabonais Parfait Onanga-Anyanga et Coordonnatrice résidente et humanitaire de la Mission de maintien de la paix des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA).  Avant cela, elle était Coordonnatrice résidente et humanitaire au Cameroun et Directrice adjointe du bureau de représentation du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) à Genève.

Mme Rochdi est titulaire d’un Doctorat en systèmes d’information de l’Institut national de statistique et d’économie appliquée (INSEA) de Rabat et d’un master en mathématiques et applications fondamentales de l’Université de Paris Sud 11. Elle parle couramment l’arabe, l’anglais et le français et est mère de quatre enfants.

Retour à UNFPA pour Diene Keita

Le 24 juin, le Secrétaire général de l’ONU a nommé Diene Keita, de la Guinée, au poste de Directrice exécutive adjointe du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA). Dans ce nouveau poste où elle sera chargée des programmes de l’agence onusienne pour la santé sexuelle et reproductive dirigée par la Panaméenne Natalia Kanem, Mme Keita remplacera Dereje Wordofa, de l’Éthiopie et aura le rang de Sous-Secrétaire générale des Nations Unies.

Jusqu’à l’annonce de sa nomination, Mme Keita était Ministre guinéenne de la coopération et de l’intégration africaine depuis 2018. Elle apporte à son nouveau poste près de 30 années d’expérience dans le système des Nations Unies. En 1990, elle était administratrice de programmes au Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) à New York, avant d’occuper avec succès plusieurs postes de direction de l’agence onusienne au niveau des pays, au niveau de Représentante adjointe et de Représentante par intérim.

Mme Keita n’arrive pas en terre inconnue à UNFPA. Elle a occupé plusieurs postes au sein de cette agence onusienne dans plusieurs pays africains : Représentante en Mauritanie en 2006, puis Représentante au Bénin, en République démocratique du Congo (RDC) et au Nigéria, ces deux derniers étant les plus grands programmes d’UNFPA au monde. Elle a ainsi dirigé avec succès des programmes de santé publique vastes et complexes, élargi les partenariats stratégiques et mobilisé des ressources essentielles pour l’exécution des mandats. Alors qu’elle était à UNFPA Mme Keita a aussi assumé les fonctions de Coordonnatrice résidente des Nations Unies en Mauritanie, au Bénin et en RDC où elle supervisait le système des Nations Unies.

Tout au long de sa carrière, Mme Keita a énormément travaillé sur l’autonomisation des femmes et des jeunes, la croissance inclusive, les problèmes démographiques, le développement humain durable, la santé sexuelle et procréative et la violence fondée sur le sexe dans les contextes humanitaires. 

La nouvelle Directrice exécutive adjointe d’UNFPA est titulaire d’un doctorat en droit, d’un diplôme d’études approfondies en économies internationales et droit au développement et d’un diplôme d’études supérieures spécialisées en relations internationales de l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne. Elle parle couramment le français et l’italien. Mariée, Mme Keita est mère d’un jeune adulte.

Giovanie Biha aux côtés de Mohammed Ibn Chambas à Dakar

Le chef de l’ONU a annoncé le 25 juin la nomination de Giovanie Biha, du Burundi, au poste de Représentante spéciale adjointe au Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS) situé à Dakar, au Sénégal et dirigé par le Ghanéen Mohammed Ibn Chambas.

Mme Biha succède à l’Américaine Ruby Sandhu-Rojon, qui joua un rôle pivot dans l’appui au processus visant à recalibrer la Stratégie des Nations Unies pour la région du Sahel.

Cette femme burundaise apporte à UNOWAS une vaste expérience au sein de l’ONU. Elle a occupé plusieurs postes de direction au Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD); à la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), comme Secrétaire exécutive adjointe à Addis-Abeba, en Ethiopie ; à l’Entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes (ONU Femmes), comme Directrice de la gestion ; et au Secrétariat des Nations Unies.

Jusqu’à l’annonce de cette nomination à UNOWAS, Mme Biha était Directrice adjointe du Bureau de la coordination des activités de développement des Nations Unies (BCAD) à New York aux côtés de l’Australien Robert Piper. Avant d’entrer aux Nations Unies, elle a occupé des postes de direction à la Banque centrale du Burundi et à la Banque du commerce et de l’investissement.

La nouvelle Représentante spéciale adjointe pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel est titulaire d’un master en économie de l’Université Western Illinois, aux Etats-Unis. Elle parle couramment l’anglais et le français et a deux enfants.

Coronavirus : 500.000 morts et 10 millions de cas dans le monde en six mois (OMS)

Plus de 10 millions de cas confirmés de Covid-19 et 500.000 décès liés à la maladie ont officiellement été enregistrés dans le monde, a indiqué lundi l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Six mois après que les premiers cas de nouveau coronavirus en Chine lui furent rapportés, l’OMS annonce que la barre des 500.000 décès lié à la Covid-19 et des 10 millions de cas dans le monde a été atteinte.

Plus de la moitié des cas de Covid-19 (5,42 millions) ont été enregistrés dans les Amériques, précise l’agence onusienne dans son rapport de situation en date du 29 juin.

Les Etats-Unis et le Brésil restent les deux pays les plus touchés part la pandémie aussi bien en termes de cas (respectivement près de 2,5 millions et plus de 1,3 millions) que de décès (respectivement plus de 125.000 et plus de 57.000).

« Il y a six mois, aucun de nous n’aurait pu imaginer comment notre monde – et nos vies – seraient plongés dans la tourmente par ce nouveau virus », a déclaré le Dr. Tedros Adhanom Ghebreyesus. « La pandémie a fait ressortir le meilleur et le pire de l’humanité », a-t-il ajouté.

Au cours de ces six derniers mois, l’OMS et ses partenaires ont travaillé sans relâche pour aider tous les pays à se préparer face à ce nouveau virus et à y répondre.

Alors que la communauté scientifique mondiale œuvre à trouver un vaccin contre la Covid-19, l’agence onusienne a tenu à rappeler les cinq priorités sur lesquelles chaque pays « doit se concentrer maintenant, pour sauver des vies maintenant ».

L’OMS rappelle les cinq priorités à tous les pays face au coronavirus

1/ Autonomisez les communautés. Chaque individu doit comprendre qu’il n’est pas impuissant et qu’il y a des choses et gestes à faire pour se protéger et protéger les autres : respecter la distanciation physique, bien se laver les mains, se couvrir sa bouche en cas de toux, rester à la maison si on se sent malade, porter des masques et partager uniquement des informations provenant de sources fiables. « Vous êtes peut-être dans une catégorie à faible risque, mais les choix que vous faites peuvent faire la différence entre la vie et la mort pour quelqu’un d’autre », a rappelé le Dr. Tedros.

2/ Eliminer la transmission du virus. Tous les pays doivent prendre des mesures pour éliminer la propagation du virus quelque soit leur situation : pas de cas, des groupes de cas ou une transmission communautaire. Tous les pays doivent veiller à ce que les agents de santé aient accès à une formation et à un équipement de protection individuelle. La surveillance pour trouver des cas doit être améliorée. Le recours aux hautes technologies ne constitue pas nécessairement le moyen le plus efficace pour rompre les chaînes de transmission. Cela peut être effectué par un large éventail de professionnels mobilisés pour rechercher les cas et leurs contacts et les mettre en quarantaine. « De nombreux pays ont en fait utilisé des professionnels n’appartenant pas au secteur de la santé pour effectuer la recherche des contacts », a expliqué le chef de l’OMS.

3/ Sauvez des vies. L’identification précoce des cas et l’apport de soins cliniques sauvent des vies. Fournir de l’oxygène et de la dexaméthasone aux personnes atteintes de maladies graves et critiques sauve des vies, rappelle ainsi l’OMS qui appelle à prêter une attention particulière aux groupes à haut risque, notamment aux personnes âgées vivant dans des établissements de soins de longue durée. « Le Japon l’a fait : il a l’une des populations de personnes âgées les plus élevées, mais son taux de mortalité est faible », a dit le Dr. Tedros. « De nombreux pays peuvent le faire, ils peuvent sauver des vies ».

4/ Accélérer la recherche. Si la communauté scientifique a déjà beaucoup appris sur le coronavirus, il reste encore beaucoup de points d’interrogation et d’inconnues et les outils pour le contrer sont nécessaires. Cette semaine, l’OMS tient une deuxième réunion pour évaluer les progrès de la recherche et du développement et réévaluer les priorités de recherche sur la Covid-19.

5/ Faire preuve de leadership politique. Comme l’OMS l’a déjà dit à plusieurs reprises, l’unité nationale dans chaque pays et la solidarité mondiale sont essentielles pour mettre en œuvre une stratégie globale visant à supprimer la transmission de la Covid-19, à sauver des vies et à minimiser l’impact social et économique du virus.

« Quelle que soit l’étape à laquelle se trouve un pays, ces cinq priorités – si elles sont mises en œuvre de manière cohérente et cohérente – peuvent inverser la tendance », a assuré le Dr. Tedros.

Selon plusieurs institutions, les pays ne parviennent pas à prévenir la violence à l’encontre des enfants

Le Rapport de situation sur la prévention de la violence à l’encontre des enfants dans le monde appelle les pouvoirs publics à agir davantage et signale que la COVID-19 a des conséquences dramatiques.

Chaque année, un enfant sur deux dans le monde – soit environ un milliard d’enfants – est victime d’actes de violence physique, sexuelle ou psychologique qui entraînent des traumatismes, des handicaps voire le décès, parce que les pays ne parviennent à appliquer les stratégies établies pour les protéger. 

Ces informations ressortent d’un nouveau rapport publié aujourd’hui par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), l’UNICEF, l’UNESCO, la Représentante spéciale du Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies chargée de la question de la violence contre les enfants et le Partenariat pour l’élimination de la violence. 

Selon le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS, « les enfants ne doivent être victimes de violence sous aucun prétexte. Nous disposons d’outils fondés sur des bases factuelles pour prévenir cette violence et nous appelons tous les pays à les utiliser. Il est essentiel de préserver la santé et le bien-être des enfants pour préserver la santé et bien-être de tous, aujourd’hui et à l’avenir ». 

Le Rapport de situation 2020 sur la prévention de la violence à l’encontre des enfants dans le monde est le premier rapport de ce type. Il rend compte des progrès accomplis dans 155 pays par rapport au cadre « INSPIRE », une série de sept stratégies pour prévenir et combattre la violence à l’encontre des enfants. Il signale que tous les pays doivent absolument intensifier leurs efforts pour appliquer ces stratégies. Si la quasi-totalité des pays (88 %) disposent de lois pour protéger les enfants de la violence, moins de la moitié des pays (47 %) ont indiqué que ces lois étaient appliquées avec fermeté. 

Le rapport comprend les toutes premières estimations mondiales des homicides parmi les enfants de moins de 18 ans. Les estimations précédentes étaient basées sur des données qui englobaient les enfants de 18 ans et de 19 ans. Il ressort de ces nouvelles estimations qu’en 2017, 40 000 enfants environ ont été victimes d’un homicide. 

« La violence à l’encontre des enfants a toujours été omniprésente, et la situation pourrait maintenant sensiblement s’aggraver. En raison du confinement, de la fermeture des établissements scolaires et de la restriction des déplacements, beaucoup trop d’enfants ont dû rester avec les personnes qui les maltraitent et n’ont pas pu aller à l’école, où ils auraient été normalement à l’abri. Il faut d’urgence faire davantage d’efforts pour protéger les enfants pendant cette période et après, y compris en considérant les travailleurs sociaux comme essentiels et en renforçant les services d’aide téléphonique à l’enfance », dit Henrietta Fore, Directrice générale de l’UNICEF.  

Les progrès sont généralement inégaux

Parmi les stratégies INSPIRE, c’est la scolarisation qui a progressé le plus, 54 % des pays indiquant qu’un nombre suffisant d’enfants qui en avaient besoin étaient scolarisés. Entre 32 % et 37 % des pays considéraient que les victimes de violence avaient accès à des services d’appui, tandis que 26 % des pays disposaient de programmes d’appui aux parents et aux personnes ayant la charge des enfants, 21 % des pays disposaient de programmes destinés à modifier les normes néfastes et 15 % des pays avaient fait des modifications pour offrir aux enfants un environnement physique sûr.

Bien que la majorité des pays (83 %) disposent de données nationales sur la violence à l’encontre des enfants, 21 % d’entre eux seulement s’en servent pour établir des valeurs de référence et des cibles nationales afin de prévenir et de combattre cette violence.

Environ 80 % des pays disposent de plans d’action et de politiques à l’échelle nationale mais un cinquième d’entre eux seulement ont des plans intégralement financés ou des cibles mesurables. Il est probable que le manque de financement et de professionnels contribue à cette situation et explique la lenteur de la mise en œuvre.

Conséquences de la riposte à la COVID-19 sur les enfants

« Avec la pandémie de COVID-19 et la fermeture des établissements scolaires qu’elle a entraînée, nous avons constaté une recrudescence de la violence et de la haine en ligne, y compris du harcèlement. Maintenant que les établissements scolaires commencent à rouvrir, les enfants expriment leur crainte de retourner à l’école. Nous sommes collectivement responsables de veiller à ce que tous les enfants soient en sécurité à l’école. Nous devons réfléchir et agir collectivement pour mettre un terme à la violence en milieu scolaire et dans nos sociétés en général », dit Audrey Azoulay, Directrice générale de l’UNESCO.

Les mesures de confinement et la fermeture des établissements scolaires ont limité les sources habituelles de soutien aux familles et aux personnes (amis, famille élargie, professionnels). Ainsi, les victimes ont encore moins la possibilité de gérer les crises et la réorganisation de leur vie quotidienne. On a observé une forte augmentation du nombre d’appels aux centres d’aide téléphonique aux enfants maltraités et aux victimes de violence du partenaire intime.

Et les communautés en ligne sont devenues essentielles pour que de nombreux enfants continuent à apprendre, à jouer et à bénéficier de soutien, mais on a observé une recrudescence des comportements néfastes en ligne, dont le cyberharcèlement, les conduites à risque et l’exploitation sexuelle.

« Pendant la finalisation de ce rapport, les mesures de confinement et la perturbation des services de protection de l’enfance, déjà limités, ont exacerbé la vulnérabilité des enfants face aux différentes formes de violence », dit Najat Maalla M’jid, Représentante spéciale du Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies chargée de la question de la violence contre les enfants. Et d’ajouter : « Pour répondre à cette crise, il est indispensable de mettre en place un cadre d’action multisectoriel unifié et axé sur les droits de l’enfant. À cet égard, les gouvernements, les donateurs bilatéraux et multilatéraux, la société civile, le secteur privé et les enfants, dont l’opinion doit être entendue et réellement prise en compte, doivent se mobiliser pour que les enfants soient protégés comme il se doit et puissent tous s’épanouir et livrer pleinement leur potentiel ».

Agir plus vite pour protéger les enfants

L’OMS et ses partenaires continueront à collaborer avec les pays pour mettre totalement en œuvre les stratégies INSPIRE en renforçant la coordination, en élaborant et en appliquant des plans d’action nationaux, en privilégiant la collecte de données et en renforçant les cadres législatifs. Une action à l’échelle mondiale s’impose pour que tous les pays puissent bénéficier du soutien financier et technique nécessaire. Le suivi et l’évaluation sont indispensables pour déterminer dans quelle mesure ces efforts de prévention profitent effectivement à tous ceux qui en ont besoin. 

« Il est impératif, il est judicieux et il est possible de mettre un terme à la violence à l’encontre des enfants. Il est temps de financer intégralement des plans d’action nationaux complets qui garantiront la sécurité des enfants dans leur foyer, à l’école, en ligne et dans leur entourage. Nous pouvons et nous devons créer un monde dans lequel chaque enfant puisse s’épanouir sans être victime de violence puis être en bonne santé et mener une vie prospère à l’âge adulte », dit le Dr Howard Taylor, du Partenariat pour l’élimination de la violence.

Note du rédacteur :

Les données utilisées pour établir le rapport ont été compilées à l’issue d’une enquête menée de 2018 à 2019, à laquelle ont répondu plus de 1000 décideurs de 155 pays. Les stratégies INSPIRE, lancées en 2016, consistent à mettre en œuvre et appliquer les lois, à modifier les normes et les valeurs pour rendre la violence inacceptable, à créer des environnements physiques sûrs pour les enfants, à fournir un appui aux parents et aux personnes ayant la charge des enfants, à renforcer les revenus et la sécurité et la stabilité économiques, à améliorer les services de lutte et d’appui aux victimes et à offrir aux enfants une éducation et des savoir-faire pratiques.

Liens

Pour télécharger le rapport (en anglais seulement) et le résumé d’orientation (en anglais, en espagnol, en français ou en russe), allez à l’adresse https://who.canto.global/b/SSHOR et utilisez le mot de passe 490759.

Pour assister au lancement qui aura lieu le jeudi 18 juin, de 15 heures à 16 h 30 (HNEC), inscrivez-vous à l’adresse https://bit.ly/2ApZXKa. Après l’inscription, vous recevrez un courriel de confirmation qui vous indiquera comment accéder à l’événement. L’interprétation sera assurée dans les six langues des Nations Unies.

L’Organisation mondiale de la Santé assure un rôle de chef de file mondial dans le domaine de la santé publique au sein du système des Nations Unies. Fondée en 1948, l’OMS compte 194 États Membres dans six Régions et plus de 150 bureaux. Sa mission consiste à promouvoir la santé, à préserver la sécurité mondiale et à servir les populations vulnérables. Pour la période 2019-2023, elle a comme objectifs qu’un milliard de personnes supplémentaires bénéficient de la couverture sanitaire universelle, qu’un milliard de personnes supplémentaires soient mieux protégées face aux situations d’urgence sanitaire et qu’un milliard de personnes supplémentaires bénéficient d’un meilleur état de santé et d’un plus grand bien être.

Pour plus d’informations sur l’OMS, consultez son site Web à l’adresse www.who.int et suivez l’OMS sur Twitter et Facebook.

L’UNICEF intervient dans certains des endroits les plus inhospitaliers du monde pour atteindre les enfants les plus défavorisés. Il est présent dans plus de 190 pays et territoires, pour chaque enfant, où qu’il se trouve et pour construire un monde meilleur pour tous. Pour plus d’informations sur l’UNICEF et sur son action en faveur des enfants, consultez son site Web à l’adresse https://www.unicef.org/ et suivez l’UNICEF sur Twitter et Facebook.

La Représentante spéciale du Secrétaire général chargée de la question de la violence à l’encontre des enfants est une défenseure mondiale indépendante, chargée de promouvoir la prévention et l’élimination de toutes les formes de violence à l’égard des enfants. Elle assure des fonctions de médiation et de facilitation des activités dans toutes les régions et dans tous les milieux et domaines où les enfants sont susceptibles d’être victimes de violence. Elle mobilise les soutiens politiques pour attirer à nouveau l’attention sur les effets néfastes de la violence à l’encontre des enfants, en coopération avec les gouvernements, les organisations de la société civile et les enfants pour favoriser des changements comportementaux et sociaux afin de mettre un terme à la violence à l’égard des enfants d’ici à 2030. Pour plus d’informations, allez à l’adresse https://violenceagainstchildren.un.org/ et suivez la Représentante sur TwitterFacebook et Instagram.

Le Partenariat pour l’élimination de la violence est un partenariat public-privé créé par le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies en 2016. Il compte plus de 420 partenaires et sert de plateforme mondiale pour la sensibilisation, l’action fondée sur des bases factuelles et les investissements destinés à mettre un terme à toutes les formes de violence à l’encontre des enfants. Le Partenariat intervient en faveur de la sécurité des enfants au foyer, en ligne et en milieu scolaire.

L’UNESCO est l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture. Elle cherche à instaurer la paix par la coopération internationale en matière d’éducation, de science et de culture. Les programmes de l’UNESCO contribuent à la réalisation des objectifs de développement durable définis dans le Programme de développement durable à l’horizon 2030 adopté par l’Assemblée générale des Nations Unies en 2015.