PROMOTION ET PROTECTION DES DROITS DE L’HOMME:LES ACTEURS DE LA SOCIETE CIVILE PASSENT EN REVUE L’ORDONNANCE 2024 SUR LES OSC

PROMOTION ET PROTECTION DES DROITS DE L’HOMME:LES ACTEURS DE LA SOCIETE CIVILE PASSENT EN REVUE L’ORDONNANCE 2024 SUR LES OSC

Susciter le débat en vue d’une mise en œuvre efficiente de l’ordonnance de 2024-368 du 12 juin 2024, relative à l’organisation de la société civile, qui fixe le cadre d’exercice des organisations de la société civile (OSC) ivoirienne. Tel est l’objectif de la rencontre organisée par le Conseil National des Droits de l’Homme (CNDH) à son siège, le jeudi 13 février 2025, sis à Cocody les II Plateaux Vallons. A l’occasion de cette rencontre qui a réuni les ONG généralistes et les guide religieux, la présidente du CNDH, Madame Namizata Sangaré, a précisé l’esprit de ces échanges :« Nous proposons de mener des échanges autour des recommandations issues de l’atelier de Grand Bassam, avec pour objectif de réaliser un état des lieux des mesures proposées pour une mise en œuvre efficiente de l’ordonnance ».  Pour sa part, M. Traoré Wodjo Fini, Conseiller Technique au ministère de l’Intérieur et de la Sécurité, a fait un exposé qui a porté sur le contexte de la prise de cette ordonnance, son incidence sur le fonctionnement des organisations de la société civile. Il a également des recommandations en vue d’une bonne mise en œuvre cette ordonnance. Son intervention qui a donné lieu à des échanges interactifs avec les participants augure de bonnes perspectives pour une mise en œuvre efficiente de cette ordonnance.

Lutte contre la Corruption : Le CNDH et les acteurs planchent sur les risques d’atteintes au devoir de probité dans la gestion des affaires publiques

Lutte contre la Corruption : Le CNDH et les acteurs planchent sur les risques d’atteintes au devoir de probité dans la gestion des affaires publiques

Le Conseil National des Droits de l’Homme (CNDH) a organisé ce mardi 6 février 2025, une réunion cruciale du Mécanisme Multi-Acteurs de Prévention et de Lutte contre la Corruption, qui a réuni des responsables institutionnels, des acteurs de la société civile, ainsi que des représentants du secteur privé. Le thème de cette rencontre, « Les risques d’atteintes au devoir de probité dans la gestion des affaires publiques », a mis en lumière les liens essentiels entre gouvernance responsable, lutte contre la corruption et respect des droits humains.

Notons que cette réunion s’inscrit dans le cadre des efforts nationaux visant à renforcer l’intégrité des institutions publiques et à promouvoir une gestion transparente des ressources de l’État. Le Mécanisme Multi-Acteurs, qui réunit des acteurs variés de la société, constitue un cadre de coopération dynamique pour prévenir et lutter contre la corruption, en intégrant la dimension des droits de l’homme dans cette lutte essentielle pour le développement du pays.

Le CNDH, en tant qu’acteur central de ce mécanisme, a choisi de concentrer les discussions sur les atteintes au devoir de probité dans l’exercice des responsabilités publiques. L’objectif était de comprendre comment les pratiques de mauvaise gestion, de détournement de fonds ou encore de favoritisme nuisent non seulement à la gouvernance mais aussi aux droits fondamentaux des citoyens.

Les participants ont échangé sur les risques spécifiques d’atteintes au devoir de probité des responsables publics et ont examiné les conséquences directes de ces dérives sur les droits humains. Le CNDH a mis en avant l’idée que la corruption et la mauvaise gestion des affaires publiques vont au-delà des simples enjeux financiers : elles portent atteinte aux droits sociaux, à l’accès à la justice, à l’éducation, à la santé et à l’égalité devant la loi.

Lors de son discours, Docteur Marie-Paule Kodjo, vice-présidente du CNDH, représentant Madame la Présidente, Namizata SANGARE, a rappelé que « la probité dans la gestion des affaires publiques est d’une importance capitale pour garantir l’intégrité et la confiance des citoyens envers les institutions publiques. Cela signifie que les responsables doivent agir avec honnêteté, transparence, et dans l’intérêt général, en évitant toute forme de corruption ou de favoritisme. C’est un devoir éthique qui permet de maintenir la justice et l’équité dans la société. Ainsi, le manque de probité entrave la jouissance des droits de l’Homme. »

Les atteintes au devoir de probité dans la gestion des affaires publiques restent l’un des défis majeurs à surmonter pour assurer la justice sociale et la transparence en Côte d’Ivoire. Cette rencontre organisée par le CNDH a permis de poser les bases d’une collaboration renforcée entre les acteurs publics, privés et de la société civile pour lutter contre la corruption tout en respectant les principes des droits de l’homme. Le chemin reste semé d’embûches, mais il est clair que l’engagement collectif est la clé pour parvenir à un futur plus éthique et transparent.

Vincent ADJA Magistrat Hors Hiérarchie, Président de Chambre animant le thème a indiqué que la récurrence des manquements au devoir de probité est de plus en plus une préoccupation dans la gestion des affaires publiques. En effet, cette situation érode le climat social et prive les administrations d’une partie des moyens d’action qui leur permettent de réaliser efficacement les missions assignées

« Dans le cadre de ses missions, la Cour des comptes, chargée de s’assurer de la bonne utilisation des fonds publics, a, relativement aux dispositions encadrant ses activités, fait un recensement des infractions liées aux atteintes au devoir de probité pour lesquelles des sanctions sont prononcées. Ces sanctions, jugées insuffisantes ou peu efficaces, méritent d’être toutefois renforcées avec des mesures de dissuasion et de prévention » a-t-il indiqué.

 

Mécanisme CNDH/Médias: Plus de 200 journalistes sensibilisés

Mécanisme CNDH/Médias: Plus de 200 journalistes sensibilisés

A l’initiative du Conseil National des Droits de l’Homme (CNDH), s’est tenue la première session 2025 du Mécanisme CNDH-Média, qui a porté sur le thème : ‘’Espace numérique et droits de l’homme’’. Cette rencontre qui s’est déroulée le jeudi 6 février à l’amphithéâtre du CNDH, a été ponctuée par trois communications. Dont la première a porté sur le sous-thème : ‘’Les limites de la régulation et de la législation des plateformes numériques : cas des contenus locaux produits par des internautes vivant hors de la Côte d’Ivoire (HACA), présenté par Koné Siméon, directeur des Affaires juridiques de la Haute Autorité de la Communication Audiovisuele (HACA). La deuxième communication présentée par SUY Kahofi, Journaliste Fact-checker, ‘’Engagement pour un journalisme éthique et responsable à l’ère du numérique (REPRELCI). Quant à la dernière communication, elle a porté sur la protection des droits de l’homme dans l’espace numérique : Défis et responsabilités, présentée par Traoré Moussa.

Plantant le cadre de cette rencontre, la présidente du CNDH, Namizata Sangaré, a indiqué qu’à travers cette rencontre, le CNDH entend jouer sa partition pour faire face aux défis de la cohésion et de stabilité en cette année électorale. « La présente session du mécanisme se tient à la fois en présentiel et en ligne pour permettre aux correspondants de presse et les journalistes des 31 régions du pays de participer aux échanges. C’est aussi l’occasion de réfléchir ensemble aux moyens de promouvoir un espace numérique respectueux des droits de l’homme et de renforcer les pratiques journalistiques responsables », a-t-elle précisé. En somme, ce fut une rencontre riche en enseignement sur les défis liés à la régulation et la législation des plateformes numériques participation donné lieu à des échanges interactifs. Notons que ce mécanisme qui a été étendu aux commissions régionales a enregistré la participation de plus de 200  journalistes tant au niveau de la commission centrale que dans les commissions régionales.