La Côte d’Ivoire s’apprête à vivre une nouvelle période marquée par des élections présidentielles et législatives. Afin de jouer sa partition, le Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) initie des séances des consultations nationales à l’attention des différentes couches sociales, notamment des leaders des partis et groupements politiques, des femmes, des jeunes, des Organisations de la société civile, des guides religieux et la chefferie traditionnelle et l’organe de gestion des élections.
La première séance de ces consultations s’est tenue ce vendredi 5 septembre 2025 au siège de l’institution en charge des droits de l’homme avec une vingtaine d’organisations de la société civile. « L’histoire nous enseigne que des élections transparentes et inclusives sont les fondations d’une démocratie forte et d’une stabilité durable. Nous avons l’obligation morale et politique de garantir un processus électoral équitable, où chaque citoyen peut exprimer librement son choix dans un climat de sérénité » a indiqué la présidente du CNDH, Mme Namizata Sangaré à l’ouverture de la séance du jour.
Pour le CNDH, ces consultations nationales offrent une opportunité unique d’instaurer un dialogue constructif entre tous les acteurs du paysage politique et social. Elles permettent de recueillir les attentes des différentes couches de la population, d’identifier les préoccupations et d’apporter des solutions adaptées aux défis électoraux. En intégrant les voix de toutes les sensibilités, le CNDH espère consolider la confiance du peuple envers les institutions et renforcer l’unité nationale.
« Une démocratie ne peut être complète si certaines catégories de citoyens sont marginalisées ou exclues de la prise de décision. Les consultations nationales garantissent l’inclusion et la représentativité, créant ainsi un environnement électoral plus juste et équilibré » a dit Mme Sangaré avant d’ajouter que la transparence est un pilier essentiel pour assurer des élections crédibles. Et cela passe par une communication ouverte entre les autorités électorales, les partis politiques, les organisations de la société civile et les citoyens. La mise en place de mécanismes de prévention des conflits et de régulation des différends électoraux est également indispensable. « En anticipant les tensions, nous protégeons notre démocratie contre les crises et les instabilités post-électorales » a-t-elle conclu, invitant les participants à apporter une contribution de qualité au cours des échanges qui auront lieu dans ce cadre de concertation.





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