cérémonie la cérémonie d’honneur à l’emblème ce lundi 4 août.

cérémonie la cérémonie d’honneur à l’emblème ce lundi 4 août.

Bamba Sindou, Secrétaire exécutif, représentant la Présidente du CNDH a présidé la traditionnelle cérémonie la cérémonie d’honneur à l’emblème ce lundi 4 août. La notion à l’ordre du jour était celle de « la Conscience professionnelle». 

Le dictionnaire Le Petit Robert définit la conscience professionnelle comme « le soin et l’honnêteté qu’une personne met dans l’exécution de son travail, ainsi que son implication et sa motivation ».  En d’autres termes, c’est un ensemble de valeurs, attitudes et comportements qui guident un individu dans son travail.

Plus concrètement, la conscience professionnelle se manifeste par un engagement à faire son travail correctement, en respectant les délais, en fournissant un travail de qualité et en faisant preuve d’initiative et de responsabilité.

Elle englobe plusieurs dimensions clés, à savoir, l’engagement : la volonté de donner le meilleur de soi-même ; la  responsabilité : l’acceptation des conséquences de son action ; l’éthique : Agir selon des normes morales élevées et la collaboration : travailler efficacement avec les autres pour atteindre un objectif commun.

C’est pourquoi le secrétaire exécutif a rappelé que la conscience professionnelle est un facteur très important de succès dans le travail, tant pour l’individu que pour l’entreprise. Elle favorise la qualité, la productivité, la confiance et la cohésion au sein de l’équipe

« Dans un cadre professionnel, l’accomplissement des tâches exigées par le poste occupé, l’intégration, la collaboration avec les autres membres de l’équipe ainsi que l’atteinte de résultats, définissent les objectifs de tout employé qui évolue au sein d’une organisation » a-t-il indiqué, ajoutant que  « si nous partons du postulat que le développement de l’activité, la rentabilité et la pérennité, représentent les missions de tout dirigeant d’une organisation, l’atteinte de ces missions devrait être un objectif commun et complémentaire tant du côté de l’employé que du dirigeant. »

En effet poursuit-il,  lorsqu’une entreprise performe, on a tendance à s’interroger d’emblée sur les moyens financiers et matériels déployés à cet effet. Cependant, il est primordial de s’intéresser autant, si ce n’est plus à l’humain qui a œuvré pour l’atteinte de ce niveau de performance et précisément de s’attarder sur les qualités professionnelles qui ont contribué au succès.

Pour cela, il est pertinent de revenir sur l’élément source et déclencheur de toute réalisation : la motivation. Elle est constituée d’une disposition particulière qui permet de donner l’impulsion à tout travailleur dans la concrétisation des tâches qui lui sont confiées dans le cadre de sa mission de travail : c’est la conscience professionnelle.

La motivation d’un employé, moteur d’engagement, est étroitement liée à son niveau de conscience professionnelle, de conscience morale tout court, car c’est la morale qui pousse à agir indépendamment de toutes directives.

La conscience professionnelle se situe à la base du comportement, de l’attitude adoptée par un employé dans l’exercice de ses fonctions ; elle aura un impact positif direct sur les autres collaborateurs, le gestionnaire et l’entreprise qui l’a engagé. Pourtant, sa considération semble s’étioler à la suite des nombreux remaniements constatés sur le marché du travail. 

Cependant, la dégradation du niveau de professionnalisme auquel nous assistons ces dernières années dans de nombreux secteurs d’activité, nous conduit à nous interroger sur les causes de ce changement. Un des facteurs qui expliquerait ce phénomène serait le manque considérable ou le délitement de conscience professionnelle.« C’est pourquoi, je souhaite vivement que nous ne soyons pas affectés au CNDH, par  cette mouvance dégradante de la conscience professionnelle » a-t-il conclut