Côte d’Ivoire : l’ONU s’inquiète des violences à l’approche de l’élection présidentielle

Côte d’Ivoire : l’ONU s’inquiète des violences à l’approche de l’élection présidentielle

Suivant de près l’évolution de la situation en Côte d’Ivoire à l’approche de l’élection présidentielle prévue pour le 31 octobre, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, s’est dit préoccupé par les événements violents signalés ces derniers jours dans le pays.

C’est violences ont entrainé la mort de plusieurs personnes à Daoukro, Bonoua et Gagnoa, a noté son porte-parole dans une déclaration à la presse publiée mardi.

Le chef de l’ONU a présenté ses condoléances aux familles endeuillées et a souhaité un prompt rétablissement aux blessés.

« Le Secrétaire général appelle toutes les parties prenantes à résoudre leurs différends par le dialogue et à créer un environnement propice à une élection pacifique, inclusive et crédible », a dit son porte-parole.

Guterres a renouvelé le soutien continu des Nations Unies au gouvernement et au peuple de la Côte d’Ivoire. Les violences se sont produites dans le contexte de manifestations ces derniers jours contestant la possibilité pour le Président ivoirien Alassane Ouattara de briguer un troisième mandat.


Vue aérienne du quartier du Plateau à Abidjan, en Côte d’Ivoire.
Coronavirus : l’OMS et l’UNICEF préconisent la réouverture des écoles en Afrique

Coronavirus : l’OMS et l’UNICEF préconisent la réouverture des écoles en Afrique

Les fermetures d’écoles sans précédent et prolongées dans le but de protéger les élèves contre la Covid-19 leur causent d’autres préjudices, ont alerté jeudi l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et l’UNICEF, qui exhortent les gouvernements africains à favoriser la réouverture sécurisée des écoles tout en adoptant des mesures limitant la propagation du virus.

Une enquête de l’OMS portant sur 39 pays d’Afrique subsaharienne a révélé que les écoles sont entièrement ouvertes dans six pays seulement. Elles sont fermées dans 14 pays et partiellement ouvertes (pour les classes d’examen) dans 19 autres.

Une douzaine de pays prévoient de reprendre les cours en classe en septembre, ce qui correspond à la rentrée scolaire dans certains pays. « Tout comme les pays ouvrent des entreprises en toute sécurité, nous pouvons rouvrir les écoles », a déclaré Dr Matshidiso Moeti, Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique lors d’une conférence de presse virtuelle.

Mais selon la Dr Moeti, cette décision doit être guidée par « une analyse approfondie des risques afin de garantir la sécurité des enfants, des enseignants et des parents, et par des mesures clés telles que la distanciation physique ».

Ce devoir de normalité rappellera ainsi que les écoles « constituent un espace sûr où de nombreux enfants en situation difficile peuvent se développer et s’épanouir ». « Nous ne devons pas nous laisser distraire par nos efforts pour contenir la Covid-19 et nous retrouver avec une génération perdue », a-t-elle insisté.

Les conséquences d’une « interruption prolongée » des écoles

Cet appel de l’OMS et de l’UNICEF intervient alors que plusieurs organisations redoutent déjà les conséquences d’une « interruption prolongée de l’enseignement ». Il s’agit notamment d’une mauvaise alimentation, du stress, d’une exposition accrue à la violence et à l’exploitation, des grossesses d’enfants. Il y a également les difficultés générales liées au développement mental des enfants en raison d’une interaction réduite liée aux fermetures d’écoles.

En Afrique de l’Est et en Afrique australe, l’UNICEF a d’ailleurs constaté une hausse des taux de violence contre les enfants. Dans le même temps, les taux de nutrition sont en baisse, plus de 10 millions d’enfants manquant les repas scolaires.

« Pour les filles, en particulier celles qui sont déplacées ou qui vivent dans des ménages à faible revenu, les risques sont encore plus élevés », souligne l’agence onusienne. Par exemple, à la suite des fermetures d’écoles déclenchées par l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest en 2014, les taux de grossesse chez les adolescentes en Sierra Leone ont doublé et de nombreuses filles n’ont pas pu poursuivre leurs études lorsque les écoles ont rouvert.

De plus, l’impact socio-économique à long terme de la fermeture des écoles est également préoccupant. Selon des estimations de la Banque mondiale, les fermetures d’écoles en Afrique subsaharienne pourraient entraîner des pertes de revenus à vie de 4.500 dollars par enfant.

« L’impact à long terme de la prolongation de la fermeture des écoles risque de nuire encore plus aux enfants, à leur avenir et à leurs communautés », a déclaré le Directeur régional de l’UNICEF pour l’Afrique orientale et australe, Mohamed M. Malick Fall. « Lorsque nous pesons le préjudice causé aux enfants tenus éloignés des écoles, et si nous examinons les faits, cela nous conduit à ramener les enfants en classe ».

L’OMS, l’UNICEF et la Fédération internationale de la Croix-Rouge ont publié des orientations sur la prévention et le contrôle de la Covid-19 dans les écoles. Ces orientations comprennent des recommandations de mesures de distanciation physique telles que l’échelonnement du début et de la fin de la journée scolaire.

Mise en place de mesures d’hygiène et de désinfection

Le document s’est également penché sur l’annulation des événements scolaires qui occasionnent un rassemblement de personnes, l’espacement des tables lorsque c’est possible, la mise en place d’installations pour le lavage des mains.

Les trois organisations ont également préconisé le port de masques, la dissuasion des contacts physiques non nécessaires et la garantie que les élèves et les enseignants malades restent à la maison.

L’OMS et l’UNICEF recommandent également la mise en place d’une série de mesures d’hygiène et de désinfection pour que les écoles rouvrent et fonctionnent en toute sécurité. Il s’agit notamment du lavage régulier des mains, la désinfection et le nettoyage quotidiens des surfaces, des installations de base pour l’eau, l’assainissement et la gestion des déchets, ainsi que le nettoyage et la décontamination de l’environnement.

Cependant, des millions d’enfants fréquentent des écoles qui manquent d’eau, d’installations sanitaires et de services d’hygiène. En Afrique subsaharienne, seul un quart des écoles disposent de services d’hygiène de base, 44% d’entre elles disposent d’eau potable de base et 47% de services d’assainissement de base, selon un rapport de l’OMS et de l’UNICEF évaluant les progrès en matière d’eau potable, d’assainissement et d’hygiène dans les écoles entre 2000 et 2019.

C’est donc le moment de saisir l’opportunité offerte par une crise, d’investir et d’innover. « Alors que nous nous efforçons de ramener les enfants à l’école, l’OMS et l’UNICEF ont souligné qu’il existe des solutions rapides au problème du lavage des mains dans les écoles, comme un robinet, un seau et du savon », prônent les deux agences onusiennes.

SOURCE: www.onu.org

Liste électorale provisoire : Le CNDH interpelle l’ensemble du corps social

Liste électorale provisoire : Le CNDH interpelle l’ensemble du corps social

Après l’affichage des listes électorales provisoires par la Commission électorale indépendante (CEI), le Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) constate dans des régions que certaines de ces listes sont déchirées par des inconnus.

Au-delà du caractère répréhensible de ces actes (Puni par les articles 238 et suivants du code pénal), le CNDH appelle les populations à donner dos à la violence et à user des voies de recours légales pour toute réclamation.

Le CNDH invite également l’ensemble du corps social à œuvrer pour un climat de paix avant, pendant et après les élections.

Le droit de réunion pacifique ne peut faire l’objet de restrictions générales, estime le Comité des droits de l’homme de l’ONU

Le droit de réunion pacifique ne peut faire l’objet de restrictions générales, estime le Comité des droits de l’homme de l’ONU

Le Comité des droits de l’homme des Nations Unies a publié mercredi son interprétation du droit de réunion pacifique, rappelant que ce dernier est un droit fondamental ne pouvant faire l’objet de restrictions d’ordre général. 

Les membres du Comité ont publié un avis juridique complet, également appelé « observation générale », concernant l’article 21 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) à propos du droit fondamental de réunion pacifique. Cet avis définit la portée de la réunion qui s’applique à la fois aux rassemblements physiques et à ceux organisés virtuellement ou en ligne. Il souligne aussi les obligations des gouvernements à cet égard. 

L’avis publié par le Comité intervient en pleine pandémie de Covid-19 et dans le contexte des manifestations contre le racisme organisées partout dans le monde. Selon les experts indépendants onusiens du Comité, les récents développements, dont le coronavirus, « ont créé des défis sans précédent » à la réalisation de l’article 21 du Pacte. « Les protestations mondiales en faveur de Black Lives Matter (la vie des Noirs comptent) ont souligné son importance », ont également relevé les membres du Comité.

Les références généralisées à l’ordre public ou à la sécurité publique, ou à un risque non spécifié de violence potentielle ne sont pas des motifs solides pour les gouvernements d’interdire les rassemblements pacifiques – Christof Heyns,  membre du Comité des droits de l’homme des Nations Unies

L’observation générale précise comment le terme de « réunion pacifique » doit être compris. Elle établit également des normes pour aider les 173 pays qui ont ratifié le PIDCP à remplir leurs obligations en vertu de cet instrument international. « Les références généralisées à l’ordre public ou à la sécurité publique, ou à un risque non spécifié de violence potentielle ne sont pas des motifs solides pour les gouvernements d’interdire les rassemblements pacifiques », a déclaré Christof Heyns, le membre du Comité qui a fait office de rapporteur pour la rédaction de l’observation générale. « Toute restriction à la participation à des réunions pacifiques devrait être fondée sur une évaluation différenciée ou individualisée de la conduite des participants. Des restrictions générales à la participation à des rassemblements pacifiques ne sont pas appropriées », a-t-il expliqué. 

Le droit de réunion pacifique constitue « le fondement même d’une société démocratique » 

L’observation générale du Comité a également fourni des orientations sur un certain nombre de questions soulevées lors des récentes manifestations. Elle précise notamment que les personnes participants à des rassemblements ont le droit de porter un masque ou une cagoule pour se couvrir le visage. Elle rappelle aussi aux gouvernements qu’ils « ne doivent pas recueillir de données personnelles pour harceler ou intimider les participants ». « Les gouvernements ne peuvent pas non plus bloquer les réseaux Internet ou fermer un site web en raison de leur rôle dans l’organisation ou la sollicitation d’une réunion pacifique », rappellent les experts onusiens. 

Le Comité a également déclaré que les gouvernements ont des « obligations positives » en vertu du Pacte pour faciliter les réunions pacifiques et protéger les participants contre les abus potentiels d’autres membres du public. Les Etats ont également des « devoirs négatifs », comme celui de ne pas interdire, restreindre, bloquer ou perturber les assemblées sans justification convaincante. 

« C’est un droit humain fondamental pour les individus de se joindre à une réunion pacifique pour s’exprimer, pour célébrer ou pour exprimer des griefs », a insisté M. Heyns. « Avec d’autres droits liés à la liberté politique, il constitue le fondement même d’une société démocratique, dans laquelle les changements peuvent être recherchés par la discussion et la persuasion, plutôt que par le recours à la force », a-t-il ajouté. 

Les travailleurs migrants et les demandeurs d’asile peuvent aussi exercer le droit de réunion pacifique

Plus largement, toute restriction de la participation à des assemblées pacifiques doit finalement être fondée sur une évaluation différenciée ou individualisée du comportement des participants. « Des restrictions générales à la participation à des assemblées pacifiques ne sont pas appropriées », a souligné M. Heyns. 

 

Par ailleurs, chaque personne, y compris les enfants, les ressortissants étrangers, les femmes, les travailleurs migrants, les demandeurs d’asile et les réfugiés, peut exercer le droit de réunion pacifique. Celle-ci peut prendre de nombreuses formes : « dans des espaces publics et privés, à l’extérieur, à l’intérieur et en ligne ». 

L’observation générale a également souligné le droit des journalistes et des observateurs des droits de l’homme de surveiller et de documenter toute assemblée, y compris les assemblées violentes et illégales. Ces derniers ne doivent pas faire l’objet d’actes de représailles ou d’autres formes de harcèlement, et leur matériel ne doit pas être confisqué ou endommagé. 

« Même si un rassemblement est déclaré illégal ou est dispersé, cela ne met pas fin au droit de le suivre et le surveiller », estiment les experts indépendants de l’ONU. 

Le Comité des droits de l’homme des Nations Unies est composé de 18 experts qui surveillent la mise en œuvre du Pacte. L’observation générale est le premier grand instrument international qui a été rédigé en ligne, les experts n’ayant pas pu se réunir en personne en raison de la pandémie de Covid-19.

source: https://news.un.org/


Des manifestants rassemblés à Union Square à New York pour demander justice et pour protester contre le racisme aux États-Unis après le meurtre de George Floyd
29e Session du forum des droits de l’homme:  La santé et la sécurité en période électorale au cœur des débats

29e Session du forum des droits de l’homme: La santé et la sécurité en période électorale au cœur des débats

En octobre 2020, la Côte d’ivoire, se soumettra à une échéance électorale à enjeux élevés : l’élection présidentielle. Au-delà des implications politiques liées à tout scrutin, cette élection a la particularité de se tenir dans un contexte pré-électoral, marqué par une situation sanitaire et sécuritaire préoccupantes. En vue de permettre  une meilleure appréciation de cette situation, le  CNDH a organisé  la 29e session du Forum des Droits de l’Homme autour du thème : « Santé, sécurité et élections : quelle gouvernance ? » le mardi 28 juillet 2020, à son siège sis à Cocody, les II Plateaux Vallons. Il s’agissait à travers cette session du Forum, de faire une évaluation de la situation sanitaire et sécuritaire, afin de mieux appréhender le contexte de l’élection présidentielle de 2020. Cette rencontre a été meublée par trois communications dont la première sur  «  Les défis d’une élection libre, transparente et sans violence », a été présenté par M. N’ZI Moro Nicaise, spécialiste en gouvernance électorale. Quand le thème « COVID 19 et risques sanitaires en période électorale », a été l’affaire de Dr Anicet ZRAN, diplômé en histoire de la santé, spécialité épidémie et pandémie. Le dernier sous-thème « Election d’octobre 2020 : les défis sécuritaires »  a été décortiqué par Dr Arthur BANGA, diplômé en histoire de l’armée, spécialité armées africaines. Au de la pertinence  des échanges, la présidente du CNDH, Madame Namizata Sangaré, a promis de reverser les recommandations  aux autorités compétentes. 

75 ans de l’ONU : il est maintenant temps de reconstruire en mieux

75 ans de l’ONU : il est maintenant temps de reconstruire en mieux

L’Organisation des Nations Unies fête son 75e anniversaire à un moment où le monde est en proie à de profonds bouleversements, aggravés par une crise sanitaire mondiale sans précédent qui a de graves répercussions économiques et sociales. En sortirons-nous plus forts et mieux parés pour travailler ensemble ? Ou, au contraire, la méfiance et l’isolement vont-ils encore s’accroître ? L’année 2020 doit être celle du dialogue, celle où, constitués en famille humaine, nous entreprendrons, ensemble, d’examiner nos priorités et de rechercher les moyens de bâtir un avenir meilleur pour tous.

 

POURQUOI LE FAIRE MAINTENANT ?

La Covid-19 nous rappelle, cruellement, combien il est nécessaire de coopérer par-delà les frontières, les groupes et les générations. Notre riposte déterminera la vitesse à laquelle le monde se remettra de cette crise ; elle conditionnera la réalisation des objectifs de développement durable et la prise en charge des défis urgents – de la crise climatique aux pandémies, en passant par les inégalités, les nouvelles formes de violence et l’évolution rapide des technologies et de nos populations.

Or, alors même que nous avons, plus que jamais, besoin d’une action collective, le soutien à la coopération mondiale flanche. Dans de nombreux pays, la confiance publique dans les institutions traditionnelles est en déclin et les relations entre les pays sont mises à rude épreuve. Cette pandémie va-t-elle unir le monde ? Où va-t-elle conduire à une plus grande défiance ? Le dialogue – et l’action – à l’échelle mondiale sont plus urgents que jamais.

 

QUE FAIT ONU75 ?

 

En janvier 2020, nous avons lancé notre initiative de dialogue mondial, et des discussions se sont tenues en tous lieux, des écoles aux conseils d’administration, à travers le monde. Pour assurer une diffusion aussi large que possible, nous avons noué des partenariats avec des organisations de jeunes, de la société civile, des milieux d’affaires et des médias, et nous avons créé une enquête à laquelle il est rapide et aisé de répondre, en une minute.

Nous avons toujours insisté sur la participation en ligne, dans le cadre de dialogues virtuels et sur les réseaux sociaux, et nous le faisons encore plus dans le contexte de la Covid-19. Nous travaillons également avec nos partenaires pour transposer dans l’espace numérique les manifestations prévues et pour trouver des moyens novateurs d’y faire participer le public, conformément aux directives de l’OMS et aux réglementations sanitaires locales.

 

POURQUOI PARTICIPER ?

Il est vital de faire entendre sa voix en ce moment crucial pour le monde. Vos avis, vos craintes et vos idées seront présentés aux dirigeantes et dirigeants mondiaux et aux hauts responsables de l’Organisation lors de la célébration officielle du 75e anniversaire de l’ONU à l’Assemblée générale des Nations Unies, en septembre 2020. Après septembre, des groupes du monde entier se retrouveront pour examiner la meilleure manière de faire avancer les priorités et les propositions ainsi rassemblées.

 

Chaque conversation est une occasion d’encourager les participants à prendre des initiatives à leur niveau, à la suite de ce qu’ils ont entendu et appris. Ces conversations peuvent conduire à des prises de conscience et fournir des données factuelles dont les organisations nationales et internationales pourront se servir dans la pratique. Les conclusions peuvent par exemple inspirer de nouvelles formes de programmes, d’investissements, de partenariats et de campagnes. L’équipe d’ONU75 est en passe de mettre au point une plateforme mondiale qui permettra de diffuser les principales conclusions des débats.

 

COMMENT PARTICIPER ?

 

  • Répondez à notre enquête d’une minute et faites-la circuler largement : www.un75.online.
  • Consultez la boîte à outils ONU75, qui oriente sur les moyens de participer à la discussion, d’encourager la conversation et d’amplifier les messages, à travers les voies de communication et dans les collectivités, pour s’exprimer et se faire entendre. Nous ajouterons d’autres informations sur les dialogues en ligne dans les prochains jours.
  • Suivez @JoinUN75 et #ONU75 dans les médias sociaux (Twitter, Facebook, Instagram) et ajoutez votre voix aux témoignages de celles et ceux qui ont déjà participé.

Source : https://www.un.org/fr/un75

 

L’ONU appelle à protéger la santé et les droits des femmes et des filles, une tâche rendue plus ardue par la Covid-19

L’ONU appelle à protéger la santé et les droits des femmes et des filles, une tâche rendue plus ardue par la Covid-19

En cette Journée mondiale de la population, célébrée chaque année le 11 juillet, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a appelé à préserver les soins de santé sexuelle et procréative, à protéger la santé et les droits des femmes et des filles, et à mettre fin à la violence de genre.

« La pandémie a rendu notre tâche beaucoup plus ardue, mais nous devons persévérer », a-t-il dans un message.

La pandémie de Covid-19 aggrave en effet les inégalités et les vulnérabilités préexistantes, en particulier pour les femmes et les filles.

« Alors que, dans de nombreux pays, la population est confinée et le système de santé mis à rude épreuve, la santé sexuelle et procréative est reléguée au second plan et la violence de genre est en augmentation », a noté le Secrétaire général.

Le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) prévoit que, si les mesures de confinement accompagnées de perturbations majeures des services de santé devaient se poursuivre pendant encore six mois, ce sont 47 millions de femmes qui, dans les pays à faible revenu ou à revenu intermédiaire, risquent de ne pas pouvoir accéder à des moyens de contraception modernes, ce qui entraînerait 7 millions de grossesses non désirées.

Quelque 31 millions de nouveaux cas de violence de genre pourraient également faire leur apparition.

Chaque année, des millions de filles subissent des pratiques qui leur portent un préjudice physique ou psychique, les privant ainsi de leur droit de réaliser pleinement leur potentiel.

Mutilations génitales féminines et mariages forcés

Selon l’édition 2020 de l’État de la population mondiale, récemment publiée par l’UNFPA, plus de 4 millions de filles subiront, cette année, des mutilations génitales féminines et 12 millions seront soumises à un mariage forcé. Les mesures de confinement motivées par la pandémie ne feront qu’aggraver la situation.

Par des déclarations et des accords internationaux, notamment le Programme de développement durable à l’horizon 2030 et le Programme d’action de la Conférence internationale sur la population et le développement, la communauté internationale s’est engagée à assurer un accès universel aux services de santé sexuelle et procréative, à répondre aux besoins insatisfaits en matière de contraception et à mettre fin à toutes les formes de violence à l’égard des femmes et des filles, y compris les pratiques préjudiciables, d’ici à 2030.

 

« Nous ne pouvons tolérer que la pandémie anéantisse les progrès que nous avons accomplis pour atteindre ces objectifs », a déclaré le Secrétaire général.


UNICEF/Bindra
Des femmes maliennes participent à une session de sensibilisation sur les mutilations génitales féminines à Bamako, la capitale du Mali. La session était dirigée par l’organisation Sini Sanuma, une ONG locale partenaire de l’UNICEF
Une délégation de la FIDHOP en visite de travail au CNDH

Une délégation de la FIDHOP en visite de travail au CNDH

Une délégation de la Fondation ivoirienne pour l’observation et la surveillance des droits de l’Homme et de la vie politique (FIDOHP) a effectué une visite de travail au Conseil National des Droits de l’Homme (CNDH), le vendredi 10 juillet 2020. L’objet de cette visite, selon le chef de délégation, Monsieur Saturnin Gaudet, était d’une part d’informer les autorités du CNDH de la relance de leurs activités. Et d’autre part, leur marquer sa volonté à collaborer. Madame Namizata Sangaré, présidente du CNDH, a salué cette démarche de ses hôtes, qui pour elle, ne font que prendre leur place dans la maison commune, leur maison qu’est le CNDH. C’est à juste titre qu’elle les a invités à se joindre au forum des droits de l’homme qui est une plateforme d’interaction entre la société civile et le CNDH. Ensemble les deux parties ont évoqué les perspectives d’une collaboration pour le renforcement de la cohésion sociale et la construction de la démocratie en Côte d’Ivoire.

L’UNESCO met en garde contre de faux certificats censés valider l’exportation de biens culturels africains

L’UNESCO met en garde contre de faux certificats censés valider l’exportation de biens culturels africains

L’UNESCO a appelé mercredi à la plus grande vigilance après avoir été saisie de nombreux signalements d’escroquerie et de trafic illicite de biens culturels en provenance d’Afrique, réalisés sous le couvert de faux documents, en vertu desquels l’agence onusienne autoriserait ce commerce et certifierait même la valeur de collections. 

Ces documents arborent frauduleusement le nom et le logo de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), en utilisant parfois de fausses cartes professionnelles ou en usurpant le nom de fonctionnaires en poste, a précisé l’agence onusienne dans un communiqué de presse.

La majorité des victimes résident en France, ont souvent des liens avec des pays d’Afrique francophone et pensent connaître les pratiques locales. Le montant cumulé des préjudices est estimé à plus d’un million d’euros.

L’UNESCO a indiqué que le cas échéant elle saisirait la justice pour mettre fin à ces fraudes et fausses représentations. Elle appelle toutes les personnes sollicitées par ce type d’offres à y prêter la plus grande attention et à ne pas y donner suite sans une vérification scrupuleuse. Elle les appelle à se signaler auprès des autorités judiciaires compétentes.

Pour la Directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay, « le trafic illicite des biens culturels est un fléau mondial, lucratif, le plus souvent lié aux autres filières du crime organisé, y compris le financement du terrorisme. Il affecte toutes les régions du monde notamment l’Afrique. Ces malversations constituent une atteinte à la culture ».

Convention de 1970

L’agence onusienne célèbre cette année les cinquante ans de la Convention adoptée en 1970 pour lutter contre le trafic illicite de biens culturels. Le rôle de l’UNESCO est de faciliter la coopération entre États, d’assurer le partage des informations et la mise en œuvre des mesures à prendre pour interdire et empêcher l’importation, l’exportation et le transfert de propriété illicites des biens culturels.

Au cours des cinq dernières années, l’UNESCO a aidé plusieurs dizaines de pays à transcrire dans leurs lois nationales les dispositions de prévention de lutte contre le trafic illicite de biens culturels contenues dans la Convention de 1970, et encouragé la restitution des objets illégalement déplacés de leur territoire..

L’agence onusienne a organisé en partenariat avec ses partenaires – l’Organisation internationale de police criminelle (INTERPOL), l’Organisation mondiale des douanes, le Conseil international des musées (ICOM) et la Convention UNIDROIT, plus de 80 sessions de formation et de renforcement des capacités auprès des représentants des États et de leurs ministères concernés, des services de police et des douanes, et des professionnels de musées. 

L’UNESCO ne délivre aucun certificat ni aucune autorisation de commercialisation de biens culturels. 


Photo ONU/Marco Dormino
Un habitant de Tombouctou, au Mali, passe devant la mosquée de Djingareyber. La ville a une large collecction de manuscrits anciens inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Quatre femmes africaines nommées à des postes de direction à l’ONU

Quatre femmes africaines nommées à des postes de direction à l’ONU


De haut en bas et de gauche à droite : Giovanie Biha (Burundi), Représentante spéciale adjointe pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS) ; Diene Keita (Guinée), Directrice exécutive adjointe en charge des programmes à UNFPA ; Najat Rochdi (Maroc), Coordonnatrice spéciale adjointe pour le Liban (UNSCOL) ; et Elizabeth Maruma Mrema (Tanzanie), Secrétaire exécutive de la Convention sur la diversité biologique (CBD)

Sur les cinq femmes qu’il a nommé à des postes de haute responsabilité onusienne au mois de juin, António Guterres a choisi quatre Africaines de la Tanzanie, du Maroc, de la Guinée et du Burundi. Dès le début de son mandat, le neuvième Secrétaire général de l’ONU avait affiché un objectif clair : assurer la parité au sein des Nations Unies. Un objectif déjà réalisé au sein de son équipe de direction composée de hauts fonctionnaires occupant le rang de Secrétaire général adjoint et parmi les coordinateurs résidents qui dirige les équipes-pays de l’ONU déployés dans le monde, et qu’il entend poursuivre à tous les niveaux de l’organisation.

Elizabeth Maruma Mrema confirmée à la Convention sur la diversité biologique

Le 8 juin, M. Guterres a annoncé la nomination d’Elizabeth Maruma Mrema, de la Tanzanie, en tant que Secrétaire exécutive du Secrétariat de la Convention sur la diversité biologique (CBD). Une nomination qu’il a annoncée à l’issue de consultations avec le Bureau de la Conférence des Parties à la CDB.

Mme Mrema occupait déjà ces fonctions depuis décembre 2019 à titre intérimaire après le départ de la Roumaine Cristiana Pașca Palmer. Elle dispose de plus de deux décennies d’expérience à l’ONU et d’une vaste expérience en droit et politique de l’environnement mondial et dans la mise en œuvre de programmes environnementaux et de développement durable ainsi qu’une connaissance approfondie des processus multilatéraux.

Avant de prendre les rênes de la CBD, dont le siège est à Montréal, au Canada, la Tanzanienne a été Directrice de la Division juridique du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), à Nairobi, au Kenya. De 2009 à 2012, elle a occupé les fonctions de Secrétaire exécutive du PNUE/Secrétariat de la Convention sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage, ainsi que le poste de Secrétaire exécutive par intérim du PNUE/ASCOBANS (l’Accord sur la conservation des petits cétacés de la mer Baltique, du nord-est de l’Atlantique et des mers d’Irlande du Nord) et de Secrétaire exécutive par intérim du PNUE/Accord Gorilla, tous basés à Bonn, en Allemagne.

Avant de rejoindre le PNUE, Mme Mrema a travaillé au Ministère des affaires étrangères et de la coopération internationale de son pays, la Tanzanie. Pendant son mandat au ministère, elle a également enseigné le droit international public et la diplomatie des conférences au Centre pour les relations étrangères et la diplomatie de la Tanzanie. 

Mme Mrema est titulaire d’un master en droit de l’Université Dalhousie, à Halifax, au Canada, d’un diplôme de troisième cycle en relations internationales et diplomatie du Centre pour les relations étrangères et la diplomatie de Dar-es-Salaam, en Tanzanie, et d’une licence en droit de l’Université de Dar-es-Salaam, en Tanzanie. 

Najat Rochdi : du bureau de l’envoyé pour la Syrie à celui du coordinateur pour le Liban

Le 19 juin, António Guterres a annoncé la nomination de Najat Rochdi, du Maroc, en tant que Coordonnatrice spéciale adjointe pour le Liban, au Bureau du Coordonnateur spécial des Nations Unies pour le Liban (UNSCOL), dirigé par le Slovaque Jan Kubis et Coordonnatrice résidente. Elle occupera aussi les fonctions de Coordonnatrice humanitaire.

Mme Rochdi succède au Suisse Philippe Lazzarini qui a pris ses nouvelles fonctions de Commissaire général de l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA).

Cette femme marocaine de 59 ans arrive au Liban avec plus de 20 années d’expérience dans le développement et l’aide humanitaire ainsi que dans la coordination internationale en zone de conflit et de post-conflit, notamment dans le cadre de sa dernière affectation en tant que Conseillère principale auprès de l’Envoyé spécial pour la Syrie, Geir O. Pedersen, et directrice de « Peer to Peer » au Bureau pour la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA), à Genève.

Auparavant, Mme Rochdi a été Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général de l’ONU aux côtés du Gabonais Parfait Onanga-Anyanga et Coordonnatrice résidente et humanitaire de la Mission de maintien de la paix des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA).  Avant cela, elle était Coordonnatrice résidente et humanitaire au Cameroun et Directrice adjointe du bureau de représentation du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) à Genève.

Mme Rochdi est titulaire d’un Doctorat en systèmes d’information de l’Institut national de statistique et d’économie appliquée (INSEA) de Rabat et d’un master en mathématiques et applications fondamentales de l’Université de Paris Sud 11. Elle parle couramment l’arabe, l’anglais et le français et est mère de quatre enfants.

Retour à UNFPA pour Diene Keita

Le 24 juin, le Secrétaire général de l’ONU a nommé Diene Keita, de la Guinée, au poste de Directrice exécutive adjointe du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA). Dans ce nouveau poste où elle sera chargée des programmes de l’agence onusienne pour la santé sexuelle et reproductive dirigée par la Panaméenne Natalia Kanem, Mme Keita remplacera Dereje Wordofa, de l’Éthiopie et aura le rang de Sous-Secrétaire générale des Nations Unies.

Jusqu’à l’annonce de sa nomination, Mme Keita était Ministre guinéenne de la coopération et de l’intégration africaine depuis 2018. Elle apporte à son nouveau poste près de 30 années d’expérience dans le système des Nations Unies. En 1990, elle était administratrice de programmes au Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) à New York, avant d’occuper avec succès plusieurs postes de direction de l’agence onusienne au niveau des pays, au niveau de Représentante adjointe et de Représentante par intérim.

Mme Keita n’arrive pas en terre inconnue à UNFPA. Elle a occupé plusieurs postes au sein de cette agence onusienne dans plusieurs pays africains : Représentante en Mauritanie en 2006, puis Représentante au Bénin, en République démocratique du Congo (RDC) et au Nigéria, ces deux derniers étant les plus grands programmes d’UNFPA au monde. Elle a ainsi dirigé avec succès des programmes de santé publique vastes et complexes, élargi les partenariats stratégiques et mobilisé des ressources essentielles pour l’exécution des mandats. Alors qu’elle était à UNFPA Mme Keita a aussi assumé les fonctions de Coordonnatrice résidente des Nations Unies en Mauritanie, au Bénin et en RDC où elle supervisait le système des Nations Unies.

Tout au long de sa carrière, Mme Keita a énormément travaillé sur l’autonomisation des femmes et des jeunes, la croissance inclusive, les problèmes démographiques, le développement humain durable, la santé sexuelle et procréative et la violence fondée sur le sexe dans les contextes humanitaires. 

La nouvelle Directrice exécutive adjointe d’UNFPA est titulaire d’un doctorat en droit, d’un diplôme d’études approfondies en économies internationales et droit au développement et d’un diplôme d’études supérieures spécialisées en relations internationales de l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne. Elle parle couramment le français et l’italien. Mariée, Mme Keita est mère d’un jeune adulte.

Giovanie Biha aux côtés de Mohammed Ibn Chambas à Dakar

Le chef de l’ONU a annoncé le 25 juin la nomination de Giovanie Biha, du Burundi, au poste de Représentante spéciale adjointe au Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS) situé à Dakar, au Sénégal et dirigé par le Ghanéen Mohammed Ibn Chambas.

Mme Biha succède à l’Américaine Ruby Sandhu-Rojon, qui joua un rôle pivot dans l’appui au processus visant à recalibrer la Stratégie des Nations Unies pour la région du Sahel.

Cette femme burundaise apporte à UNOWAS une vaste expérience au sein de l’ONU. Elle a occupé plusieurs postes de direction au Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD); à la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), comme Secrétaire exécutive adjointe à Addis-Abeba, en Ethiopie ; à l’Entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes (ONU Femmes), comme Directrice de la gestion ; et au Secrétariat des Nations Unies.

Jusqu’à l’annonce de cette nomination à UNOWAS, Mme Biha était Directrice adjointe du Bureau de la coordination des activités de développement des Nations Unies (BCAD) à New York aux côtés de l’Australien Robert Piper. Avant d’entrer aux Nations Unies, elle a occupé des postes de direction à la Banque centrale du Burundi et à la Banque du commerce et de l’investissement.

La nouvelle Représentante spéciale adjointe pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel est titulaire d’un master en économie de l’Université Western Illinois, aux Etats-Unis. Elle parle couramment l’anglais et le français et a deux enfants.