Le CNDH et le CICR commémorent la journée internationale des personnes disparues

Le CNDH et le CICR commémorent la journée internationale des personnes disparues

Chaque année, le 30 août est marqué dans le monde entier par la commémoration de la Journée internationale des personnes disparues. Cette journée a été instituée le 21 décembre 2010 à la suite de l’adoption de la Convention internationale de protection des personnes contre les disparitions forcées par l’Assemblée générale des Nations Unies en 2006.

Pour cette année 2025, le Conseil national des droits de l’homme (CNDH) et le CICR ont commémoré cette journée le  11 septembre 2025. Les deux institutions s’engagent, avec la contribution de divers acteurs étatiques, à la mise en place d’un cadre légal et d’un mécanisme national de suivi, entamé depuis 2021, qui diffuse un système de référencement des familles de personnes disparues pour la prise en charge de leurs besoins.

« Cette célébration vise non seulement à informer et sensibiliser sur l’importance de la question des personnes disparues, mais aussi à appeler les États et les organisations internationales à poursuivre leurs efforts pour prévenir les disparitions et traiter les conséquences qui en découlent pour les personnes concernées ainsi que leurs familles et proches » a indiqué la présidente du CNDH, Mme Namizata Sangaré. Cette journée ajoute –t-elle,  nous rappelle que derrière chaque disparition, il y a un visage, un nom, un rêve inassouvi, une histoire brisée, des cœurs en lambeaux, des familles meurtries, plongées dans l’incertitude, incapables de faire leur  deuil.

«  Vivre sans savoir où est son enfant, son père, sa mère, son ou sa conjoint (e), sa sœur, son frère, c’est vivre une douleur silencieuse, une angoisse permanente, une blessure ouverte qui ne se referme jamais » a-t-elle ajouté en précisant qu’en Côte d’Ivoire, nombreuses sont les familles et les communautés qui portent ce lourd fardeau. C’est pour les membres de celles-ci que, depuis six (6) ans, le CNDH et le CICR veillent à ce que cette journée ne soit pas seulement un moment de commémoration, mais une occasion de mobilisation et d’actions concrètes visant à répondre aux besoins multiformes des parents et proches des personnes disparues.

La bonne nouvelle est qu’après divers rencontres et ateliers, le CNDH, le CICR et toutes les parties prenantes étatiques, non étatiques sont parvenus à définir la forme que doit prendre le mécanisme national dédié à la clarification du sort des personnes disparues et à l’accompagnement de leurs familles.  Ce mécanisme sera un système de référencement permettant d’apporter des réponses juridiques, judiciaires, administratives, voire un soutien psychologique et social, aux questions posées  et aux préoccupations induites par les cas de disparition

En général, on considère qu’une personne est disparue lorsque, selon des sources fiables et crédibles, elle cesse d’apparaître à ses endroits habituels, de donner des nouvelles, dans des circonstances pouvant mettre sa vie en danger, et que l’on est incertain quant à son sort (survie ou décès). Les circonstances de ces disparitions sont diverses, allant des conflits armés aux situations de violence, aux migrations, aux catastrophes naturelles, aux déplacements internes, aux arrestations, aux détentions illégales et aux enlèvements. Pour les familles et les proches des personnes disparues, cette incertitude sur le sort de leur être cher (vivant ou décédé) provoque d’immenses souffrances émotionnelles et psychologiques, en plus de générer de nombreux besoins légaux, économiques et psychosociaux.